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gothique et romantique

D’hier

Publié le 5 Juin 2019

Hier. Dans l’alcôve d’une vie entière. D’hier. Sans souvenir, sans bannière. A aimer, à conduire à la guerre. Là, statique sous les ouragans. A prendre les claques du vent. Par rancune, par désenchantement. En attente de rien, du firmament. Ainsi, vide et pétrifié. Par fatalité ou par immoralité. Sans chercher à analyser. Le faux, l’impossible et le vrai. Fauché par une vie pétrifiée. S’en va la horde mélancolique. Des loups, de poux hystériques. Ravissant le suintement colérique. Des tempêtes d’un passé onirique. Où tout semblait féérique. Dans la farandole d’un imaginaire mélancolique. Gravé sur un mur de coquillages. Avec des brides de radotages. Pour répéter et enjoliver les outrages. D’un passé repus de faire du partage. Un logiciel de souvenirs en images. Belles et insensibles aux outrages. D’hier.

Quand dans l’alcôve d’une vie entière. D’hier. Les fleurs n’étaient que des sorcières. Grimées pour cacher leur misère. Derrière des dentelles vulgaires. Se prenant pour les sirènes de la mer. Charmant des marins centenaires. Dans un ciel chargé d’éclairs. Là statiques sous les ouragans. Leurs visages tristes et envoutants. Par l’usure de l’instant et du temps. Oubliant qui ils étaient auparavant. Ne cherchant plus l’immortalité. Ni la prospérité de l’épanouissement. Enfants d’un passé oppressant. Parcouru des failles de l’éternité. Et, rongés par l’obscénité de leur fatalité. Plantée en haut de pics. Pour crever le flan de baleines alcooliques. Fruits de leurs imaginations frénétiques. Quand tout semblait féérique. Dans la farandole d’un imaginaire mélancolique. Ce bien précieux échoué lors d’un naufrage. Sur les rives noires d’un rivage. D’hier.

Quand dans l’alcôve d’une vie entière. D’hier. S’effritent les parcelles d’écailles de misère. Des étincelles d’étoiles réduites en poussière. Dans le calice d’une vie aux langueurs crépusculaires. A prendre les claques du vent. Par rancune ou par désenchantement. Dans le tremblement d’un mystère. Irradiant. D’hier. Accroché avec les mains et les dents. Dans le corps et l’esprit tout le temps. Désespérant et omniprésent. Et, plus encore, toujours animé. Par le poids d’une forme de vérité. Et, si c’était vrai ? Avant mieux que maintenant. Pourtant le présent est un temps du passé. Se putréfiant parmi les autres dans le fumier. De tant de souvenirs concassés. Appartenant à hier. Sa globalité, sa générosité, instantanée et lyophilisée. A boire dans la coupe d’un temps abandonné. Comme lait de la fatalité. D’hier. Dans la farandole d’un imaginaire mélancolique. Gravé sur un mur de coquillages. Diaboliques et sans chair. En raison de leur grand âge. Que reste-t-il d’hier ? Quand dans l’alcôve d’une vie entière. D’hier. S’effritent les parcelles d’écailles de misère. Des étincelles d’étoiles réduites en poussière.

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