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gothique et romantique

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Sans fin

Publié le 14 Avr 2024 | Aucun commentaire

Obligatoirement ou nécessairement

Nous irons temporairement

Vers un monde lisse et rond

Sans imprécations, ni émerveillements

Juste par fatalité pour de bon

Où sont passés nos illusions ?

Ces idées maigres et sans imagination

Passées dans un laminoir

Vierge de tout espoir

Tremblent les viscères

De nos effusions amères

Qui portent le parfum

D’une errance sans fin

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La nuit

Publié le 6 Avr 2024 | Aucun commentaire

Un ciel étoilé, une nuit bleutée

Un vent tournoyant

Les alizées évaporés

Maintenant et tout le temps

Aux confins de la mélancolie

Je me glisse dans la nuit

Parmi les cris des rapaces

Sous la pluie fugace

Dans l’émerveillement

Dans le balbutiement

De vouloir m’endormir

De pouvoir ressentir

La force de cette monotonie

Comme ça, juste par envie

Jusqu’où irons nous ?

Je ne le sais, je ne le veux

La nuit, moi, nous deux

En symbiose

Jusqu’à l’apothéose

D’un matin, d’une aurore

A portée de main, cet or

Turbulent, exubérant

Venant endormir ma nostalgie

Calmant, apaisant

Les silences de mon ennui

Sublime et évanescent

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Sous bois

Publié le 29 Mar 2024 | Aucun commentaire

Sombres seront les sous bois ce soir

Placides seront leurs ombres noires

Seul, j’irai en passager clandestin

Parmi le labyrinthe de leur écrin

En frôlant les squelettes de mes peurs

Toutes imaginatives et incontrôlables

Qui s’amuseront de mes frayeurs

Compulsives et inacceptables

Sans concession à mes déraisons

Par jeu ou par outrage à foison

En manipulant le faux et le vrai

Où se cache le loup dans la forêt ?

Qui doit être cruel, barbare et doux

Hurlant son amour comme un fou

Lorsque tombent la nuit, la mélancolie

En solitaire, il se nourrit d’ennui

Je l’envie en me glissant dans l’ombre avec lui

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Spectres

Publié le 23 Mar 2024 | Aucun commentaire

J’aurais pu être impertinent ou impatient

J’aurais pu ajouter un premier reniement

En transition entre le froid et le chaud

Par complaisance après une nuit de trop

Puis par inadvertance en oubliant la clé

En laissant derrière moi un passé effacé

Ce fut ainsi que débuta notre autre vie

En cherchant dans la nostalgie un premier oui

Cet ultime désir avant de nous enfuir

Sans renier l’ombre d’un dernier soupir

Il n’y a plus de Venise ni d’autres gondoles

Il n’y aura plus de sentiments qui s’affolent

En se levant avec force mugissements

Balayant le ciel dans un dernier hurlement

Mystifiant violemment l’instant lénifient

En atomisant nos ultimes atermoiements

Hier, se leva une aurore nous effaçant

Souviens-toi avant cette dernière fois

Nos errances maladives sans foi ni loi

Nos nuits fantomatiques et hystériques

J’en conserve le goût si caractéristique

Éberlué d’avoir divagué dans les marais

Main dans la main sous un ciel étoilé

Avec la mort et l’infini pour compagnes

Ces mesquines qui nous raccompagnent

Vers la pénombre de nos nuits d’hiver

J’en hais la laideur, l’absolu de leur misère

Nos yeux sont devenus sombres et maladifs

En devenant des spectres blancs et inexpressifs

Où s’achèvera notre temps et dans combien de temps ?

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Papillon d’un soir

Publié le 15 Mar 2024 | Aucun commentaire

Une tragédie se lira sur du papier jauni

En lettres intempestives ou impolies

Comme une histoire d’amour improbable

Comme un fait d’arme presque inacceptable

S’étalera ce carnage au cœur d’un marécage

Je l’observerai atomisé avec un cœur sage

En m’apitoyant sur mes ombres caverneuses

Toutes ces peurs à la tendresse incestueuses

Où s’abritent mes histoires d’hier et leurs prières ?

Dans les catacombes lézardées de mon imaginaire ?

Là où mes interrogations se propagent dans le miroir

Cette ode à mes talismans aux teintes de noir

Les reflets en seront juste tremblants et floutés

Je l’accepterai sans autre ambition que de me cacher

Mélancoliquement sous le velours violet d’un rideau

Quand s’élèvera un papillon du soir parmi les corbeaux

Ces messagers de mes silences dans la pénombre glacée

Tous s’habillent de nostalgie, se parent d’inhumanité

Acceptant mes insuffisances et mes complaisances

Nous seront tous animaux de bohème dans l’ambiance

Feutrée de verres pilés sous une voûte bleutée

Éparpillant notre hystérie dans le tamis du passé

ô beauté enflammée livre moi tes vérités

Aide-moi à succomber à l’anxiété de t’admirer

En tremblant, en apprivoisant mes tourments

En succombant à la léthargie de te vénérer

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C’était hier…

Publié le 8 Mar 2024 | Aucun commentaire

Les murs, le silence, cet hiver qui dure

Au-delà de la transhumance et de ses engelures

Implacable face aux crises et aux peurs

Alors que frémit l’épanouissement de fleurs

Sur le parterre d’une prairie s’éveillant

Je veux croire à l’impossible précédent

Lorsque nous étions des chevaliers égarés

Galopant plus loin que les forteresses érigées

Dans la recherche d’un impossible aboutissement

J’ai vécu cette faiblesse comme un endormissement

Une sorte de paralysie grandissante et bienveillante

Envahissant les recoins d’une mémoire balbutiante

Où s’endorment nos cœurs les soirs à plus d’heure ?

Je sais qu’ils se contentent d’effacer leurs erreurs

Vont-ils s’enivrer et tutoyer l’exception tapageuse ?

Encore des questions face à la paroi vertigineuse…

Les murs, le silence, cette heure qui dure

Capricieuse pour ensorceler la peur qui perdure

Dans l’allure d’un cheval lancé au galop

Sans barrière, ni limite, sautant plus haut

Que les remparts d’une crise passagère

Je sais que tout s’est construit hier

Lorsque le ciel s’est habillé de nostalgie

Entre nuages et brouillard sur la symphonie

D’un silence effacé, inaccompli à un instant

Éphémère venant se briser en s’accouplant

Souviens-toi de l’irréel et du temps endormi

Nous étions ni moroses, ni affadis

Nous allions de paire et de concert sur le sable

De la baie avec ses peupliers couleur sable

Je porte encore cette mélancolie en moi

Elle bat, frémit, jouant avec les spectres d’autrefois

Les murs, le silence, cette heure qui dure

Sur le tableau noir d’un départ qui perdure

Alors que nos tentations ne sont plus que fragilités

Au firmament de la distorsion de notre cristal brisé

Je ressens ce tremblement insensible et fatal

Lorsque les tambours rappelèrent l’animal

Notre bête infantile et carnassière

Nos erreurs inutiles et sans manière

J’entends encore leurs pas s’approcher

Ils n’ont qu’un espoir, nous éradiquer

Demain ou un autre jour lorsque s’éteindra

L’éclat du passé en s’en allant au-delà

Dans la forêt majuscule et altière

Là tout a commencé, c’était hier…

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