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gothique et romantique

Blog

Le labyrinthe

Publié le 5 Juil 2024 | Aucun commentaire

Il y a dans le labyrinthe enflammé

Des cieux émerveillés aux teintes orangées

Appelant mes peurs à m’épargner

Donnant à mes craintes matière à les colorier

Pour mieux les apprivoiser et les conserver ?

Ou les distinguer comme unique singularité ?

Je les ai regardées pour mieux m’affirmer

Lutter et conquérir un reste d’humanité

Il y avait aussi ces textes en lettres dorées

Tracés sur les murs de poussières lézardés

Ils disaient de ne rien regretter

Par complaisance ou fatalité ?

Je n’y ai vu que de la facilité

Face à une unanimité de complicité

Tous mes spectres s’étaient ligués

Pour dans ce labyrinthe me propulser

En jouant en boucle avec mes infirmités

Ma nervosité, ma sensibilité, ma fragilité

J’ai dansé pour ne pas m’effondrer

J’ai chanté pour ne pas m’affoler

Pour que la terreur ne vienne plus m’habiter

Et que mes humeurs ne soient qu’irritabilité

Qu’est devenue la simple vérité 

Au cœur de ce labyrinthe enflammé ?

Je voyais défiler une existence éradiquée

Mon passé, cette histoire sur papier glacé

Flottant en haut du mat d’un navire abandonné

J’errais entre des murs à l’horizon coudé

Sous les sarcasmes de diables alcoolisés

Bleus furent les temps des anciens alizées

Moi qui en ai oublié les cris atomisés

Les cicatrices sur la pénombre scarifiée

Terrible est l’âme étrangère et inique

Elle me transperce comme une sadique

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Les sourires gris

Publié le 20 Juin 2024 | Aucun commentaire

Une solitude envoûtante

Le silence d’un enfermement

Vibre l’étouffement

Plus tranchant qu’une lame hésitante

Coupant l’instant avec acharnement

Piétinant l’ultime atermoiement

Pour toi, pour moi

Un souvenir d’autrefois

Cette idée diffuse et sans relief

Rappelant nos combats brefs

Nos appels virtuels

Quelques mots informels

Épelés à vitesse lente ou inexorable

Dans un temps improbable

Je crois, oui je crois en cette heure

Nos corps pendus comme un leurre

Aux aiguilles d’une horloge asthmatique

Tournant de manière amnésique

Notre passé, nos oublis

Dans une avarice rabougrie

Se rejoignant dans un texte poignant

Je suis ébloui par ce récit lent

Qui sacralise les sentiments

D’hier, ni fiers, ni amers

Il n’y a pas d’armistice dans nos guerres

Elles sont fortes, actives, incessantes

Leur vitalité en est éprouvante

Ainsi se forgent les sourires

Gris, mièvres et sans avenir

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L’âme défunte

Publié le 7 Juin 2024 | Aucun commentaire

Au bord du torrent

Face à une eau se bagarrant

Goulûment entre les rochers

Sur la crête de lichens abîmés

Tangue l’âme défunte

D’une dernière empreinte

La trace de l’ultime géant

Parti depuis un autre temps

Conquérir les abysses

Pour séduire une tentatrice

Ultime et un rien cannibale

J’entends son souffle animal

Se glissant entre les lames du torrent

Puis porter un regard envoûtant

Sur son monde de miniature

Qu’il a quitté totalement immature

Sur un stupide coup de tête

Dans l’espoir de faire la fête

Combien de fois a-t-il regretté sa folie ?

Et son petit monde rétréci ?

Au bord du torrent

Lorsque tout allait si lentement

Dans l’éloge d’une solitude maîtrisée

Son paradis imaginaire et enchanté

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L’ennui

Publié le 28 Mai 2024 | Aucun commentaire

Dans l’ennui se glisse le vice

Altruiste de partager ce rien

Généreusement, sans avarice

Embaumant le matin

En croisant les mains

Où se noient les mots ?

Si proches du grand saut

Dans l’obscurité des tréfonds

Là où s’endorment les sons

Nos paroles diffuses et sans âme

Tous ces blablas de psychodrames

Dans l’eau gémissants avant de disparaître

Je vois ces séquences mortes avant d’apparaître

Au panthéon de l’inutile

Toutes ces choses si fragiles

Je grandis dans l’immatériel

Je salue ce temps irrationnel

Comme une extase passagère

Un croche pied à l’imaginaire

Mon intelligence devient artificielle

Tout m’échappe comme un regard vers le ciel

Dans l’ennui se glisse le vice

De vibrer à la fatalité

Comme si c’était un caprice

D’exister pour quelques bouts émiettés

Se regardant dans une glace

Avant que leurs reflets ne s’effacent

Où se cachent nos absolus

Quand apparaissent la nuit et l’ennui ?

J’imagine un lac, des corps nus

Flottant sur l’onde lisse qui sourit

A la lune, aux ténèbres, cet enfer

Là où se battissent des murs de pierres

Créant un univers de petits carrés

Un labyrinthe exaspérant d’anxiété

Qui glorifie l’étouffement

Qui sanctifie l’étourdissement

Dans cet ennui se glisse le vice

D’une larme de solitude

Habillant la platitude

D’une banalité terrifiante

J’aime sa simplicité lancinante

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Mélancolie

Publié le 13 Mai 2024 | Aucun commentaire

Parlons mélancolie

Loin de toute frénésie

Sur le velours d’un parchemin

En lettres tracées au fusain

Quand la rose s’habille de carmin

Et que tu l’effleures de la main

Alors que s’imprègne le silence

De nos doutes et de nos offenses

Ils sont délétères et imaginaires

Je les bois comme un poison amer

Par vice comme le complice

De nos infortunes et de notre avarice

Nos mélancolies ont le souffle court

Elles bruissent des détails de nos amours

Ces particules invasives qui nous hantent

Elles sont les squelettes qui chantent

Les soirs quand la nuit s’habille d’ennui

Que nos regards se réfugient dans l’infini

C’est là que tu habites ; là où je t’ai cachée

Parmi les broussailles, nichée dans les fourrés

Triste mélancolie parsemée de tant de diversités

Tes soleils sont mes nuits, mes abris

Tes aurores n’ont qu’un sourire poli

A offrir pour éradiquer mes angoisses

Lorsque l’ennui se répand et froisse

Les vagues refoulées de nos tempêtes

Dis-moi si nous avons encore notre tête ?

Dans le corps il doit exister un esprit ?

Je l’imagine revêtu à jamais de mélancolie

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L’espoir déchu

Publié le 1 Mai 2024 | Aucun commentaire

Du haut des falaises, sous un ciel de dentelles

Une grande surprise, un cri, le vol d’hirondelles

Ce tout embrouillé dans ma confusion

Comme une expression chargée d’approximations

Je sais que je n’appartiens pas à ce monde

Pour m’en être approché sans le comprendre

Par incivilité, par refus de pénétrer dans la ronde

Et de n’être plus qu’une marionnette à fendre

Coupée de ses fils, pendant misérablement

Sur un air ou un refrain balayé par le vent

Nous irons lamentablement vers d’autres horizons

Alors que danseront des clones vertueux et ronds

Sous la voûte d’une cathédrale et son requiem

Écoutons ses notes, ses dérives, mères du poème

Aux illusions façonnées avec la lave de nos maux

Je le répète à l’envie devant le frêle berceau

De mon ennui, face au corps de ma mélancolie

Elle me tend les bras alors que je m’enfuis

Où s’envolent les feuilles mortes d’hier ?

Là-bas dans le gris derrière les murs de pierres ?

J’y crois encore une fois par fatalité

Comme autrefois lorsque le soleil irradiait

Une aisance infantile et complice

Qui ne conjuguait pas les sacrifices

Au présent en s’étalant au firmament

D’un espoir déchu et sans serment

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