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gothique et romantique

Imposteur

Publié le 3 déc 2014

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Les couleurs délavées d’un ciel fait pour pleurer dégoulinent le long de tes pas. Laissant traîner ta pesanteur tentaculaire sur des murs las. De te voir passer, ton ennui suintant, tes mains poisseuses, tes cheveux gras. Ta puanteur véhiculant tes aigreurs. On pourrait te tuer ou t’embaumer, il n’y aurait personne pour te réclamer. Ni bon, ni mauvais, juste lent, mal luné, traînant pour traîner, parlant pour parler. Des mots fades et répétées, faisandées, inappropriés, que personne n’a envie d’écouter. Tes yeux globuleux d’un être peureux, une peau boutonneuse, des ongles sales grattant le temps sur les cordes d’une mauvaise guitare. Tu déambules dans le noir, te raccrochant à des murs qui voudraient fuir de de te voir. Maintenant ou plus tard. Il y a tes essoufflements, tes mauvais relents témoignant que tu existes. Les portes et les fenêtres se fermant, une quarantaine imposée pour fuir ta piste. Où tu te hasardes, seul, te croyant original, personnage fabriqué qui pue pour être vu. Le croit-il ? D’autres parlent d’un imbécile. Solitude, platitude le long du trottoir seul dans le soir. Les couleurs délavées d’un ciel fait pour pleurer dégoulinent le long de tes pas. Il n’y a que toi chaque nuit à être là. Pourquoi ? Ton horizon tourner en rond. Tu n’as d’autre loi. Te voutant un peu plus chaque jour, te ratatinant, laissant ta tête émerger comme un nénuphar dans une mare. Boueuse où il n’y a plus de canards. Partis ailleurs chercher leur bonheur. Il n’y a que toi pour ne pas le voir. Tes sourires mièvres, tes dents cassées, jaunies. Cette haleine de vomi. Qui pourrait t’embrasser, te désirer ? Il faudrait être fou, suicidaire ou jamais lavé. Tu trouves toujours le nord. Pour diriger tes pas avec le même ressort. Vers des expositions de bouts de ficelles tirées de poubelles. Extatiques ou pathétique, tu les déclares belles. Mieux, elles t’ensorcellent. Avec la même ritournelle. Donnant des mots à tes dérives, des poses aux choses que tu oses. Imposteur. Avec un égal bonheur. Se jouant du temps, de ses relents. Derrière lui les couleurs délavées d’un ciel fait pour pleurer dégoulinant le long de ses pas. On a envie d’écrire le texte d’une mauvaise chanson. Où tu serais le héros sans d’autre raison. Pour crier, hurler, se libérer de te voir passer. Tous les jours, chaque année, sans s’arrêter, marchant la tête baissée. Et te dire que le monde est rond. Que tu seras obligé de repasser. Bien que le tien soit carré. Avec des angles obtus où tu restes bloqué. Dans les méandres du temps, sans personne pour te libérer. A une autre époque où poussaient des ailes aux phoques. Il n’y a que toi à l’avoir connue. Tu n’en es jamais revenu.

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