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gothique et romantique

Anathème

Publié le 27 fév 2018

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Je sais les mots vertueux, le temps fiévreux. Un présent vieux, ridé et abimé. Un sourire sur ton visage impassible. Dans la frénésie de notre temps immobile. Nous deux assis inamovibles. Sur un rocher noir indélébile. A contempler le luxe vierge. D’une forêt aux arbres anémophiles. Le vent emportant le pollen de leurs enfants. Nés à la lumière d’un cierge. Lors d’une nuit banale et sans histoire.

Je touche les exaltations de nos exaspérations. Si présentes à chaque variation. De nos humeurs ou de nos fureurs. Tendres, enflammées avec leurs ondes enlacées. Entravées dans les hurlements du jour. Cette furie des caprices de nos amours. S’échappant, se poursuivant sur des désaccords. Sophistiqués de rouille et d’or. Le dernier éveil avant notre grand sommeil.

Je saisis le rêve endormi, l’anesthésie. Morose d’une bande de lycoses. Graciles en tissant leur toile fragile. Entre nos doigts rabougris. Caressant une peau assombrie. Par habitude, sans lassitude. Pour toujours, jusqu’à l’infini. Ce soir sur le mausolée d’une nuit. Transie et ces vertiges qui frémissent. Nos amours qui s’attendrissent.

Je vogue sur l’instant insaisissable. Parmi des vagues incontrôlables. En fuite dans l’infernale poursuite. De donner un sens à nos roulis. Tanguant entre raison et folie. Tout en parfumant la sensation inaboutie. De parler à tes rêves et de réveiller nos fièvres. En caressant tes lèvres. Avec des baies de genièvres.

Je suis les caricatures de nos ombres. Par folie, par instinct de survie. Sur un radeau dans la pénombre. Vers nos mers sans rivages. Sans pouvoir nous étendre sur la plage. Crépusculaire au sable de pierres. Leurs pointes aigues martyrisant notre peau nue. Cette vie insensible et sans envie. Soldats d’infortune comme dans le poème. Alors que ses vers ont lancé l’anathème.

Je parle de regrets, sans regret. Pour donner un corps à notre passé. Laissant une trace de nos effusions enflammées. Oubliant ce que nous avons été. Deux rescapés après s’être noyés. Là-bas dans un ailleurs effacé. Parmi les ombres qui nous ont accompagnés. Par fidélité, pour nous éprouver. Nous irons demain les abandonner. Lâchement sans nous retourner.

Et, il ne restera que les clapotements. D’un silence assourdissant et triomphant. Venant ourler notre profond sommeil. Noir comme la couleur de nos soleils. S’étendant sur un monde imaginaire. Où les pierres seront les arbres de nos déserts. Tentaculaires, vifs et protocolaires. Avec des mats portant nos oriflammes. Et que notre histoire s’achèvera dans les flammes.

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