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gothique et romantique

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Paradis

Publié le 7 Juil 2020 | Aucun commentaire

Un récif de captifs. Une terre de pierres. Positif, affirmatif. Une terre de pierres. Totalement désespérante. Parfaitement déprimante. Tout là-bas, tout là-haut. Exagérément envoûtante. Étrangement captivante. J’entends ses grelots. La chanson entêtante. Où t’égares-tu ? Petite ingénue. Par ce délire fou. Ce verbiage mou. Tes transes mises à nu. Destructrices ou factices. Sans magie totalement désunies.

Un récif de captifs. Une terre de pierres. Où rien ne pousse. L’espoir et le désespoir. Dormant sur de la mousse. Une terre de pierres. Positif, affirmatif. Caricature qui préfigure. Le néant infiniment. Caressant ton cœur. Périssent les rancœurs. Frémissent les prémices. Tentaculaires, crépusculaires. Explosant en malaxant. Un ciel plein d’abeilles. Sur une lune de miel. Caractérielle essentielle.

Un récif de captifs. Une terre de pierres. Positif, affirmatif. Une terre de pierres. Parlant aux chats. S’adressant aux rats. Sous le vol de corbeaux. Traînant leurs sabots. Leur tournant le dos. Sans le moindre mot. Une île pour imbéciles. Émerveillement enthousiasmant. Accomplissement épanouissant. Un volcan déclamant. Ses fureurs en clameurs. Et, si c’était le paradis ? Si, c’était vraiment ainsi ?

Un récif de captifs. Une terre de pierres. Positif, affirmatif.

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Soir d’été

Publié le 2 Juil 2020 | Aucun commentaire

Parle-moi de nous

J’ai oublié l’heure qu’il était

J’ai oublié le temps qu’il faisait

Parle-moi de nous

J’ai la faiblesse de l’espérer

J’ai le besoin de l’imaginer

Parle-moi de nous

Ainsi ou ici

Parle-moi de nous

J’ai peur de t’oublier

J’ai le sentiment de m’humilier

Parle-moi de nous

A jamais !

Nous deux s’endormant en ce soir d’été

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Le temps de l’ennui

Publié le 25 Juin 2020 | Aucun commentaire

Je suis allé me perdre parmi les failles des nuages. Écartant leurs écailles, effeuillant leurs pages. Noires aux couleurs variantes et fluorescentes. Laissant passer la pénombre entre mes mains. Je l’ai vue s’ébattre, frémir puis s’enfuir. Ne pouvant la retenir dans ce matin sans lendemain.

J’ai ressenti un vide stratosphérique me pénétrer. Comme une fatalité à ne plus jamais être porté. Il en est toujours ainsi lorsque s’introduit en moi l’idée d’infini. Lorsque cette humeur tague les nuages d’aurores avec les mots d’alors. Tous vides et creux, parsemés de quelques dessins affreux. Je les aime pour leur mélancolie, leur absence de poésie.

Ils représentent le caprice d’un instant, la reddition des jours heureux. Moi seul, les comprend. Moi seul, les entend. Et dans la transhumance de ce temps lénifiant. Je leur pardonne leur symphonie plombée d’ennui. Il en sera toujours ainsi…

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Ce matin

Publié le 18 Juin 2020 | Aucun commentaire

J’entends cette répétition lancinante de nos candeurs partagées. Ce frémissement insignifiant de nos mains frigorifiées.

Quand le matin se lève blanc et crépusculaire. Que les champs de nos blés ne sont pas encore fauchés.

J’ai l’imprudence de penser à les abandonner. Amer, j’entends les caprices du vent dans le matin lentement.

J’observe les ondulations des feuilles des peupliers. J’aime cette instant qui porte tant d’illusions.

Et, ce vague à l’âme parsemé de tremblements. Flamboyant, il se situe tout là haut sur les planches de l’échafaud.

Nous irons nous y promener en traînant nos sabots. Dans une errance formidable après quelques pas de danse.

Je crois aux vertus de cette accoutumance. A l’infidélité d’une vision irréelle et frelatée.

Celle de nos années consommées et galvaudées. Par un bien trop commun, celui d’être vain.

Nous avons cette fragilité comme bouclier. Une peur partagée au calice de nos erreurs.

Nous avons bu ce breuvage et nous y avons cru. Il était délicieux et capiteux.

Il nous a enivrés. Il nous a saoulés.

Aujourd’hui, je sais qu’il nous a trompés. Il ne nous a pas laissé le don d’oublier.

Et, j’entends cette répétition lancinante de nos candeurs partagées. Ce frémissement insignifiant de nos mains frigorifiées.

Pendant que le matin se lève blanc et crépusculaire…

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Peu à peu…

Publié le 10 Juin 2020 | Aucun commentaire

Peu à peu lentement pendant que s’évade le temps. D’un instant dans le tournoiement, les volutes du vent. S’enroulant autour des troncs en les enlaçant. Dans de souples mouvements alors que tombe le couchant. D’un soleil s’endormant sur un horizon rougeoyant. Je caresse ce moment en m’assoupissant mélancoliquement. Pendant que s’évade le temps peu à peu si lentement…

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Voyage

Publié le 2 Juin 2020 | Aucun commentaire

Du voyage il ne me reste que la tentation du souvenir. Il s’y ajoute cette obligation frustrante de devoir choisir. Parmi les dérives fécondes d’une âme qui rêve d’entretenir. Le symbole de ce qui ne peut que lui convenir. Alors que le voyage fut ce tout avide de me saisir.

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