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gothique et romantique

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Les chimères de nos actes oubliés

Publié le 16 jan 2018 | Aucun commentaire

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Je caresse les chimères de nos actes oubliés. Dans ce lointain passé aux rêves exténués. Allant dans les souvenirs chercher. La violence explosée d’une vérité imposée. L’arbre de nos racines envenimées. S’affaissant sur un sol érodé.

Je confesse qu’il me reste si peu. Le soupçon d’instants valeureux. L’ironie complice de temps laborieux. Où j’allais chercher dans tes yeux. Le moment fugace d’être heureux. Courant vers toi depuis cent lieux. Alors que maintenant nous sommes trop vieux.

Je m’adresse à ceux que je n’ai pu voir. A ces oublis restés sans espoir. Les délaissant par pitié, par devoir. Leur contant ce qu’aurait dû être notre histoire. Cherchant à les convaincre de croire. Que sans manière nous fumes le soir. Et la nuit des tempêtes de nos vouloirs. Ballottés par le désir de savoir. Si nous possédions un absolu pouvoir.

Je laisse ce temps au firmament. Abandonnant l’orgueil enivrant. Recouvert du suaire de nos tourments. Quand du lointain s’annoncera le vent. Tourbillonnant de l’oubli envahissant. Vers lequel sera notre enfouissement. Nous irons en nous pelotonnant. Sans nous retourner tout en délaissant. Les chimères des actes d’un autre temps.

Je dresse le bilan de nos yeux fermés. Clos à l’hermétique sensation éprouvée. D’une profonde lassitude larvée. Stagnant dans la vase de nos marais. Où gisent les abîmés et les défenestrés. Qui souvent nous ont accompagnés. Et, ne restera que cette unique vérité. Celle de t’avoir intensément aimée.

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Le mariage de nos innocences

Publié le 9 jan 2018 | Aucun commentaire

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Faut-il rompre les conventions ? Pour évoquer le mariage de nos innocences. Cet enfoui sous l’iceberg de nos émotions. Dans le dérèglement d’une profonde dépendance. A ces temps infinis de nos absences. Devrai-je rappeler ces mots irradiés ? Aux soleils noirs de nos tristesses. Qui sont les taches sombres de vin. Sur la nappe de nos océans de sècheresse. Où se calcinent chaque matin. Quand tombent ces mots transgressant. L’horizon d’un instant envoutant. Mais nous donnerions à l’immobile. Le corps et l’esprit tentaculaire. De s’installer comme un fossile. Dans l’onde louvoyante d’un présent. Crépusculaire où nous tanguons. Ivres de l’un et de l’autre. Comme une paire d’apôtres. Qui ont abandonné leur dieu. Impécunieux promettant l’or. Pour des larmes de pluie. Or nous ne craignons que le lit. D’un instant vide et morbide. Lorsque notre passion part en lambeau. Donnant la main au sceau. Recueillant les excréments. Du temps qui nous ment. En dessinant sur nos visages. Ces rides d’un irrépressible ravage. Face à l’indicible du sablier. Donne-moi la main et. Rompons les conventions. De l’inutile bienséance. En puisant dans l’enfer ou ailleurs. La lave de notre rébellion. S’articulant sur quelques pas de danse. Dans le tempo de nos frayeurs.

Je ne te promets rien. Tu peux le croire. Ni coquin, ni magicien. Juste en quête de savoir. J’ai rêvé l’inutile. Lui donnant une peau tissée de fils. Des écailles luminescentes. Pour nos soirées en pente. Quand nos corps frôlent la mort. De n’avoir plus rien à se dire. Ivres de ce néant à en vomir. Mais dans ce jeu de passe-passe. Il reste dans la forêt aux arbres tordus. L’avarice de briser le serment. D’avoir voué à l’entretenu. L’infidélité d’un quotidien harassant. Je regarde nos chaînes. Leur éclat de haine. Et, je brise le médaillon. De cette soumission. En éclats les prenant, te les offrant. Comme le sel et le miel d’un talisman. Contre l’ennemi invisible qui nous accompagne. Et sortira de l’immobile le dragon. Qui flirte avec nous ses compagnons. Crachant le feu d’un terrible aveu. C’est vous que je veux. Alors j’ai vu notre soleil se coucher. Derrière des horizons empaillés. Où les bêtes ont les yeux figés. Le poil collé et tuméfié. Je nous ai regardés. Nous éloigner, nous oublier.  En teignant nos espoirs de noir. Sans prendre le temps de s’écouter. Je me suis rappelé du mariage de nos innocences. Ce temps échappé de l’adolescence. Je l’ai regardé. Sa tombe à nos pieds.

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Parle-moi de tes mondes

Publié le 2 jan 2018 | Aucun commentaire

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Parle-moi de tes mondes. Ces lambeaux arrachés à leurs sanctuaires. Qui flottent là-haut sur des mats de colères. Se coloriant dans les laves des volcans. En frappant à la porte d’alchimistes miséricordieux. Leur proposant des écus ou d’autres dieux. Quand les vivants se sentent morts. Et marchent sur le sable en vomissant un or. De rare impudeur sortie des athanors.  Installés dans des rues malencontreuses. A la recherche de flamboyantes lumineuses. En dessinant les fables de l’invraisemblable. Pour s’immerger dans les contes noirs. Lorsque les diables impriment des bibles sur des grimoires. Récitent des psaumes dans des cloîtres. Quand le jour s’apprête à décroître. Sur le marbre où seront gravés les visages. De fantômes aux rictus d’otages. Et de leurs mains tombera le calice vide. D’une vie au sang coagulé et putride. Ces instants capricieux au goût capiteux. Ces idées qui vêtissent le néant. Firmament de l’indicible violence. D’être filles de tempêtes et du vent. En abolissant ce qui reste de croyance.  A toute forme de fragilité. Ou d’absolue précarité. Pendant que s’égare sur une route. L’enfant de solitude qui hante. L’instant absolu au corps d’infante. Parle-moi de tes mondes.

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Le magicien

Publié le 22 déc 2017 | Aucun commentaire

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Le magicien est plein de savoir. Jouant avec nos couleurs indigo. Ces teintes déclinées avec des paillettes. Noires et fixées à nos oripeaux. Baguettes rigides de tant de frustrations. Non de celles qui nous ensorcellent. Mais bien de ce lien de chanvre infime. Empruntés aux caresses de notre passion. Qui nous lient en nous laissant infirmes. Au cœur des ténèbres de notre éveil.  Lorsque les cauchemars sortiront du sommeil.

Le magicien est triste et secret. Se plaisant à travestir la vérité. D’un ciel azur dans les éclairs du matin. Sur une falaise ou devant un coffre-fort. Alors que de son chapeau sortira un lapin. Plus fort que nos faiblesses intemporelles. Je me rappelle avoir applaudi devant ce tour. Les yeux fermés par l’appel des tranchées. Là où se gagne le combat de la vérité. Amour fragile dans un esprit de liberté.

Le magicien est clone de toi. Sorti en éprouvette du laboratoire de mes pensées. Soit le fruit d’un arbre sous le soleil des tropiques. Ou d’ailleurs quand la neige brûle et pique. Donne-moi une raison de t’éprouver. Trouve un fait pour me faire pardonner. Je suis coupable et innocent. Face à la folie de ta magie. Sur le long chemin de notre parchemin. Aux teintes indigo indéfiniment. Brise ma torpeur. Broie mes peurs. Encore une fois et cette fois.

Le magicien est un gladiateur. Agitateur invétéré de l’éternel. Alors que je ne crois qu’en l’instant. Ouragan qui porte mes ailes. Je danse au-dessus du volcan. En papillon infantile et morbide. Recouvert de la pluie acide. De ce remord tentaculaire et crépusculaire. Qui recouvre la tristesse de mes soleils. Restant là assis et protocolaire. Rigide quand demain sera pareil. Fermentant parmi les miasmes de l’enchantement. D’un impénétrable tour de passe-passe.

Le magicien est invisible. Imprévisible dans un marais de rancœurs. Ile de son âme versatile. Fadeur de ses soleils noirs. Quand des corneilles dévorent des poires. En jacassant au cœur d’une oasis. Parle-moi de ses vices. Conte-moi ses interdits. En brisant le sanctuaire de verre. Où s’abritent ses fragments de mélancolie. Ma pitié est fille de sa morosité. Unie à lui par rébellion. Nous irons jusqu’à demain. Enfin pour rester en communion.

Le magicien est orphelin. Du nom qui pourrait être le tien. Grand bateau blanc échoué. Plus haut que ne fondent les glaciers. Pour toujours là où se scellent les tours. Devant un public contraint et absent. Seul et en tissant le linceul. Recouvrant le corps de nos déclarations. Muettes jusqu’à l’absolution. En projetant le retour prématuré. D’un sourire sur la face du sujet. J’ai applaudi peut-être vomi. Puis me suis engouffré. Dans les abysses de mes paradis.

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Le mystère noir de la mer

Publié le 20 déc 2017 | Aucun commentaire

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Raconte-moi ces choses étranges. Ces histoires que je ne veux oublier. Inscrites dans le livre noir des anges. Ceux qui marchent sur des chemins de pierres. Et se fondent dans les teintes vermeilles d’un soir. Déchirant l’horizon comme des lames de fer. Tranchantes et sorties du laminoir. Où sera forgé l’acier de ces flèches guerrières. Enfonçant la culpabilité de leurs regrets. En allant plus loin que ne portera leur regard. Au travers d’un épais brouillard. Vers le mystère noir de l’enfer. Sans avoir su apprivoiser leurs peurs. Accablées par le poids de leurs douleurs. Emportées par un vent de travers. Vers le mystère noir de la mer.

Chante-moi ce poème insurrectionnel. Ces textes que je ne veux oublier. Écrits avec l’agression d’une ritournelle. Qui se love dans les pensées. Fusionne avec la mélancolie omniprésente. D’un blues à la langueur lancinante. Ombre d’eux qui les suit. En guenilles au cœur de la nuit. Où tout sera neuf dans la nef du présent. Lorsque le magicien entrera en scène. Avec ses artifices de l’instant. Ils s’en iront proches de l’Africaine. Vers le mystère noir de l’enfer. Prisonniers de ce long voyage. Où les cœurs saignent sur des images. Vers le mystère noir de la mer.

Parle-moi de profonde solitude. Ces parchemins que je ne veux oublier. Quand les mots et les lettres seront inquiétudes. Évoquant cette pensée seule. Quand tombe le voile d’un linceul. Recouvrant le corps mort d’un prisonnier. D’outre-tombe reclus sans pitié. Dans une prison sans raison. Où s’abimera la poussière du temps. Pendant que des anges s’envolant. Vers le mystère noir de l’enfer. Dans une illusion sans repère. Seront subjugués par la seule idée. De rester encore en vie. En ce temps d’un présent enfui. Vers le mystère noir de la mer.

Rappelle-moi simplement pourquoi ? Ces heures que je ne veux oublier. Sont envahissantes et engourdissent. Ces anges aux larmes glacées. Avec leurs âmes lisses. Dans les temples de chapelles. Au cœur de citadelles. Sombres où s’abrite. L’ombre de vouloir leur ressembler. J’ai besoin de savoir vite. Si l’on devra se diriger. Vers le mystère noir de l’enfer. En observant ce lendemain sans fin. Si proche et à portée de main. Quand mon regard s’en ira du cimetière. Vers le mystère noir de la mer.

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La photo d’hier

Publié le 11 déc 2017 | Aucun commentaire

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J’étreins le sable de notre passé. Et lui parle de trahison. Je regarde les photos de notre abandon. Et lui refuse de m’apitoyer. Sur ton regard enfui. Vers un ailleurs d’oubli. Avec ce vide étourdissant. Qui scelle mon enfermement. De faire comme si. Rien n’avait existé. Mais il en est ainsi. Je peux le nier. Aide-moi à trouver. Cette intense vérité. Envahissante dans l’immobile. Figé sur papier glacé. Quitte à devoir tout renier. Les frissons et les transes. De te sentir en danger. Je préfère la corrosion de la souffrance. Comme le talisman de ma dépendance. Aux souvenirs de nos sourires. Aux douleurs de s’éprouver. Aux joies de se pardonner. Pour exister et vivre. Pour regarder dans le livre. D’une pénombre étendue. Sur la sève de notre mue.

Je me sens habité. Par ces détails morcelés. Je frémis avec cette nouvelle peau. Aide-moi à me rappeler. L’infime de ce passé. Qui sanglote sur une photo. Je sèche ses larmes. En désirant les ensevelir. Dans le vacarme de rugir. Plus fort que ce démon. Qui me traque et me mord. Avec l’infernale prémonition. De voir l’or sur un champ de blé. Sans remord de vouloir le voler. Je m’en irai les poches pleines à rabord. Pour racheter à la porte de la mort. Ton absence et la violence d’une sentence. Que le temps a porté à perpétuité. Ne me parle pas de fatalité. La fiente de l’avarice de nos sentiments. Se coucher en pensant avoir osé. Je n’ai pas envie de dormir. Je récuse la Belle au bois dormant. Avec cet éther de la maudire.

Je vouvoie le culte d’autrefois. Pour ne pas le provoquer. Lui, sanctifié en démon roi. Dans une chapelle caverneuse. Aux diables canonisés. Sur les têtes venimeuses. Des pics où sont empalés. Les rêves à pourrir de nos projets. J’écoute le piano du vent. Sa mélodie douteuse. Dans les branches du temps. Où sont tissés les toiles de notre passé. Comme l’invisible filet. Où fermentent les voiles de notre destinée. Je pleure sur elle. Comme un appel. A oublier la jalousie d’une avarice. Ce charme d’une langueur castratrice. Je m’endors et j’oublie. Le cycle lunaire de mes envies. Sur la crête des montagnes. Avec ce désespoir qui gagne. Plus désespérant et plus puissant. Que les récifs de ces arcs en ciels. Nos mirages insurrectionnels.

J’étreins la main de notre présent. Pour ne plus devoir. Croire qu’en me réveillant. Les torrents se feront vertueux. Dans un matin imaginaire et fiévreux. Où nous aurons pris rendez-vous. Au bord du ravin du temps. Méprisant l’intense. Violence se rappelant à nous. Qu’hier et à jamais. Orphelins de cette idée. Éprouvée de se manquer. Ici et dans le néant. Que notre présent restera étouffant. Je regarde la photo. Me languis et rugis. Frappant le plafond de trop. Fait de verre comme ce soulier qui se brise. Dans les contes où rampe une misère grise. Cette lionne désespérante et félonne. Qui du cruel de ses yeux. Griffe nos âmes bleues. Et, je sais qu’il en restera ainsi. Confronté à jamais à ta photo jaunie.

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