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gothique et romantique

Bienvenue

C’était hier…

Publié le 8 Mar 2024 | Aucun commentaire

Les murs, le silence, cet hiver qui dure

Au-delà de la transhumance et de ses engelures

Implacable face aux crises et aux peurs

Alors que frémit l’épanouissement de fleurs

Sur le parterre d’une prairie s’éveillant

Je veux croire à l’impossible précédent

Lorsque nous étions des chevaliers égarés

Galopant plus loin que les forteresses érigées

Dans la recherche d’un impossible aboutissement

J’ai vécu cette faiblesse comme un endormissement

Une sorte de paralysie grandissante et bienveillante

Envahissant les recoins d’une mémoire balbutiante

Où s’endorment nos cœurs les soirs à plus d’heure ?

Je sais qu’ils se contentent d’effacer leurs erreurs

Vont-ils s’enivrer et tutoyer l’exception tapageuse ?

Encore des questions face à la paroi vertigineuse…

Les murs, le silence, cette heure qui dure

Capricieuse pour ensorceler la peur qui perdure

Dans l’allure d’un cheval lancé au galop

Sans barrière, ni limite, sautant plus haut

Que les remparts d’une crise passagère

Je sais que tout s’est construit hier

Lorsque le ciel s’est habillé de nostalgie

Entre nuages et brouillard sur la symphonie

D’un silence effacé, inaccompli à un instant

Éphémère venant se briser en s’accouplant

Souviens-toi de l’irréel et du temps endormi

Nous étions ni moroses, ni affadis

Nous allions de paire et de concert sur le sable

De la baie avec ses peupliers couleur sable

Je porte encore cette mélancolie en moi

Elle bat, frémit, jouant avec les spectres d’autrefois

Les murs, le silence, cette heure qui dure

Sur le tableau noir d’un départ qui perdure

Alors que nos tentations ne sont plus que fragilités

Au firmament de la distorsion de notre cristal brisé

Je ressens ce tremblement insensible et fatal

Lorsque les tambours rappelèrent l’animal

Notre bête infantile et carnassière

Nos erreurs inutiles et sans manière

J’entends encore leurs pas s’approcher

Ils n’ont qu’un espoir, nous éradiquer

Demain ou un autre jour lorsque s’éteindra

L’éclat du passé en s’en allant au-delà

Dans la forêt majuscule et altière

Là tout a commencé, c’était hier…

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La rivière

Publié le 26 Fév 2024 | Aucun commentaire

J’aimerais idéaliser une rivière

Tumultueuse, calme et altière

Capable du pire et du meilleure

Chargée de tendresse et de peur

Pour m’en aller vers le soleil de l’été

Regarder monter l’or des blés et aussi

M’émerveiller à l’ivraie de l’instant orangé

Lorsque tombera la nuit et sa mélancolie

C’est ainsi que j’idéalise cette rivière

Tumultueuse, calme et altière

Nous irons vers nos orages intérieures

En combattants d’un avenir supérieur

Fait de rencontres inlassables

Pour capter l’instant impalpable

Nos tempéraments de feu s’apprivoisant

Nos exceptions de peu se familiarisant

J’ai ce symbole vertigineux devant les yeux

Je crois en lui, le sachant fragile et vertueux

Où dorment les mots quand il n’y a plus de paroles ?

Vont-il se cacher dans une insaisissable farandole ?

Oui, j’aimerais idéaliser cette rivière

Tumultueuse, calme et altière

Et grimper au firmament du moment improbable

Par inadvertance ou par arrogance coupable ?

Nos extrêmes fusionnant en divaguant

Sous la coupelle ombrageuse de l’instant

J’attends du sublime l’excellence simplissime

De vouloir me fermer les portes de mes abîmes

Où rampent les spectres écarlates et fatals

Ces variations de mes humeurs animales ?

Je cris, je pleure devant l’heure palpitante

Celle où mes rancœurs ont la passion chantante

De me rejeter vers mon idée première

Rêver en idéalisant une rivière

Tumultueuse, calme et altière

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Je le tolère

Publié le 16 Fév 2024 | Aucun commentaire

J’entends le cri du cormoran

Qui s’envole en s’abrutissant

Fait de plumes et d’air

Il se plaint, il exagère

Je le tolère …

Alors que s’abat le vent inévitablement

Sans précédent, sans atermoiements

J’entends ses appels à fredonner

En ânonnant le refrain bleuté

Venu apostropher mes silences

Cette oppression en cadence

Étouffant mes nuits de nostalgie

Là où se blottissent mes crachins d’ennuis

Un feu d’artifice sans éclats

Une déclinaison fade et lasse

Une fraction qui ruisselle là

Sur des écailles remplies de crasse

Il y a là-bas au fond de ce corridor

Un affrontement de détails et d’or

Celui de l’heure de toutes les erreurs

Le tic tac du bonheur ou du malheur ?

Intense et vertigineux

Informe et laborieux

Une tentation de passion ?

Une érosion de sensations ?

Il se plaint, il exagère

Je le tolère …

Par pitié ou par sincérité

J’aime mon humanité amplifiée

Elle me distingue, me rend dingue

En courant comme un baltringue

Vers le miroir fatidique

Face à mon reflet lyrique

La mélodie du cœur

Le tic tac du bonheur ou du malheur ?

Intense et vertigineux

Informe et laborieux

Je goûte au sublime

Je parviens à l’intime

D’une version d’extase minorée

Elle est presque cicatrisée

De ses anciennes blessures

Ce temps dur qui dure

Qui se plaint, qui exagère

Je le tolère …

Par faiblesse et compassion

Pourquoi cette exception ?

Il y a dans l’errance

Cette part d’abondance

A comprendre sans fendre

Le détail que l’on doit prendre

Comme la raison pure

De l’écart qui fait l’armure

J’ai ce doute au bout de l’impasse

Qui m’attend, qui s’agace

Où sont nos corps sublimes

Que les ans abîment ?

Là-bas parmi les humeurs

Humides et malingres

Je capte leurs peurs

Je les sais pingres

Ingrates et cupides

Suis-je assez stupide

Pour cajoler ce corps affadi

Le squelette de mon ennui ?

Qui se plaint, qui exagère

Je le tolère …

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C’est ainsi et aussi …

Publié le 3 Fév 2024 | Aucun commentaire

J’ai posé sur l’autel de l’inutile

Mes vertiges incompressibles

Ces moments si difficiles

Qui s’enflamment inaccessibles

Dans l’humeur ombrageuse

De lourdes pluies ténébreuses

C’est ainsi et aussi …

L’histoire d’un moment

Totalement hors du temps

Qui s’assombrit en s’endormant

Donnant le sentiment lancinant

D’un jour sans fin jusqu’à demain

Prends ma main, attendons ce matin

Ce sera ainsi et aussi …

A petits pas dans le corridor

Vers l’alcôve et ses ors

Sublimes et enflammés

Pour ordonner et légiférer

Nos amours, l’issue du parcours

Sur les ourlets des labours

Ce fut ainsi et aussi …

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Question

Publié le 22 Jan 2024 | Aucun commentaire

Où flottent les nénuphars lorsqu’il est trop tard 

Quand tombe un blizzard noyé dans le brouillard ?

Je parle à mes spectres qui me narguent, me provoquent

Qui s’évadent dans l’aurore naissante au bout du Roc

Une fin de terre puis la mer le silence et ce goût d’amer

Où s’embrasent les petits papiers quand il n’y a plus de guerre ?

Dorment-ils au fond de tiroirs fatigués lorsque vient le soir ?

Je suis emprunt de mélancolie, de nostalgie sans le savoir

Par clairvoyance, par inadvertance, mais aussi par aisance

Je pleure les matins de transhumance emporté par l’ambiance

Stupidement, banalement, dans un parcours s’achevant

Au bord d’une mare sans même l’espoir d’un soupir humiliant

Où flottent les nénuphars lorsqu’il est trop tard 

Quand tombe un blizzard noyé dans le brouillard ?

Je ne peux y répondre, je ne veux y répondre, j’entends fondre

Mon absolu, presque têtu, tristement nu, ayant perdu toute vertu

Où irons-nous après la mer et la terre, plus loin que les barrières ?

Où danserons-nous après l’été, dans une forêt ou dans les prés ?

J’imagine encore me voir rayonner, m’émerveiller, respirer, rêver

Sans rupture, ni parjure, dans l’espoir extrême d’un futur qui dure

Je suis fou et négligé d’encore imaginer un brin de prospérité

Comme un corps parfait, comme une âme expansée et glorifiée

Ma folie est ainsi, tardive, transie, vive, épanouie, et…

S’accole, s’adjoint à ce mystère qui tétanise les pierres

Où flottent les nénuphars lorsqu’il est trop tard 

Quand tombe un blizzard noyé dans le brouillard ?

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