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gothique et romantique

Bienvenue

Vide

Publié le 7 Avr 2022 | Aucun commentaire

Je me sens vide, proche d’un gouffre intrépide

A narguer l’inutile, l’infiniment triste et avide

Dans une hérésie faite aux points cardinaux

Dans la dissimulation du réel, de ce qui est beau

Sais-tu où s’échappent nos forces vitales ?

Dans le trépas d’une réflexion infernale ?

Pourquoi sommes-nous devenus, laids et bossus ?

Alors que tout là-haut sommeille l’ange cruel et têtu

Il rit, se moque, nargue l’irrémédiable fatalité

Celle de notre affaiblissement vers l’ombre nacrée

Elle est là, je la vois lentement hésiter, s’approcher

Possède assez de temps pour ne pas être impatiente

Peut caresser l’orgue, ses touches flamboyantes

Dans le requiem de notre défaite, cette quête

Qui s’incruste dans notre sang, dans nos têtes

Je te parle de nos peines, nos guerres sans haine

Cette routine de l’instant qui abrite nos gènes

Où s’enfoncent les eaux des lacs glacés ?

Où se couchent les soleils des nuits bleutées ?

J’ai l’idéal d’en dessiner le rouge écarlate

De voir nos âmes virevolter comme des acrobates

Il est en nous cette fragilité de l’abîme ironique

Nous irons l’observer sombres et stoïques

Il me reste la nostalgie de nos nuits

Effacées parmi les ombres de l’oubli

Comme une allée entre les blés

Tracée sans barrières, ni pierres

Comme une fêlure entre les haies

Où es-tu l’absence capricieuse ?

Donne-moi cette clé précieuse

Qui ouvre le corps de ta mélancolie

Afin de m’acheter la paix puis la folie

Banalement dans l’absolu d’une ironie

J’ai l’impatience de cette évidence

Mes pleurs en cacophonie de l’offense

Comme une danse, un pas ou une hésitation

Qui s’enroulent autour du totem en rotation

Jusqu’à l’aboutissement imparable

Notre fatalité, l’explosion inébranlable

L’éboulement de tout dans une avalanche

Le néant qui roucoule en prenant sa revanche

Je rêve d’une immortalité silencieuse et furieuse

Née dans l’aurore de nos turbulences impétueuses

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Infernal

Publié le 31 Mar 2022 | Aucun commentaire

Il n’y a d’infernal que la versatile vérité

Toi aux dentelles noires, aux enfers colorés

Ombre de mes cauchemars fragmentés

Errant au-delà des parapets de l’immortalité

Je te parle, je t’implore, j’évoque le sort

En talisman d’une érosion qui nous mord

Je lis pour toi ces écrits sur un marbre fissuré

Ils sont les fragments d’une obsession amplifiée

Dans une aube aux contours sombres et avinés

Je la regarde briller et dans le firmament s’élever

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À jamais immobiles ?

Publié le 17 Mar 2022 | Aucun commentaire

Je te parle d’infini, d’une envie, notre vie

D’un état extatique aux formes amoindries

Cette eau échappée d’une cavité, un talisman

Entre les doigts d’un dieu, presque un enfant

Immature face à nos rebellions, souviens-toi

Lorsque nos tremblements éveillaient notre foi

Dans l’instant, ce paravent au vice de la fatalité

J’ai en moi cette porosité de t’aimer, de t’admirer

Je te parle d’infini, d’une envie, notre vie

Lassée de nos variations, polies et arrondies

Nos silences, leurs cris, la rédemption

D’une fatalité aux os effrités, aux rires effacés

L’offense de violer le sanctuaire d’une exception

Banalement en avilissant nos concessions au sacré

Stupidement pour exister avec le plaisir de haïr

Jusqu’où irons nous pour encore frémir et rugir ?

Je te parle d’infini, d’une envie, notre vie

D’une particule, d’un effleurement imperceptible

D’un tout, d’un rien, sur un papier tracé au fusain

Par le prétexte de fusionner, de devenir inaccessibles

Nous effaçant en validant les suppositions d’un devin

Elles entailleront nos certitudes, écriront la fatalité

Émotionnelle de nous perdre dans le labyrinthe violet

Dis-moi si peindre hier donnera une couleur à nos enfers ?

Je te parle d’infini, d’une envie, notre vie

D’une mélodie, cette folie rageuse comme une anxiété

Un abîme aux tréfonds de nous, fous de cette vérité

Violente, irrationnelle, vertueuse, quasiment vénéneuse

La magie d’un tremblement, la métamorphose heureuse

De nos fantômes qui séduiront des nonnes aphones

Danseront avec elles sur une musique qui cartonne

Pourquoi leurs effusions resteront-elles sans passion ?

Je te parle d’infini, d’une envie, notre vie

Sans rancœur, le soir à la lumière d’un bougeoir

Témoin d’une infortune, sans rien, ni même avoir

Courir pour ne pas être vu, s’effondrer, s’assoupir

Par instinct, avec l’esprit de survie, ne pas mourir

Explorer l’inutile, lui donner un sens, une idée majeure

Maintenant à toute heure, j’attends encore cette lueur

Existe-t-il un lieu où nous resterons à jamais immobiles ?

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L’éloge du néant

Publié le 17 Mar 2022 | Aucun commentaire

Quand s’échappe le vide entre nos mains

Lorsque sur le derme ne subsiste que le néant

S’étendant jusqu’aux frontières du lendemain

Qu’irrémédiablement s’endort le souffle en dedans

Assure-moi que nous resterons immortels

Que nous hibernerons intensément fusionnels

Dans le labyrinthe de notre cheminement

Parmi les riens de nos matins benoîtement

Lorsque le blé de nos humeurs sera moissonné

Et que notre humanité s’éparpillera mouchetée

Vers les contreforts de cimes cristallisées

Je ressens leur froid se répandant en moi

Comme le vent s’enroulant autour de la croix

Versatiles sont les explorations de nos impossibles

J’ai l’ignorance, cette incapacité de l’indisponible

Pour rester droit et franc face à l’irrépressible envie

De réécrire une histoire, peut-être même notre vie ?

Avec des ajustements, des variables infinitésimales

Comme si ces détails avaient une valeur maximale

Écart entre le passé, le vrai, demain, un autre destin

Faille d’une profondeur abyssale traçant le ravin

Entre hier et maintenant, je frémis face à l’immaturité

De ce nécessaire inutile qui caractérise nos infirmités

La mélancolique errance tracée sur une toile vierge

Deux silhouettes sans corps, se consumant sur le cierge

D’une immortalité désuète, aux aurores carcérales

L’emprisonnement de la répétition sans repère cardinal

Où sont enterrés les héros de nos existences fanatiques ?

Dans le trémolo lénifiant de propos dithyrambiques

J’entends le requiem de nos promesses inabouties et

Je m’endors sur nos étés fabriqués avec une pudeur contrariée

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Les ombres

Publié le 10 Mar 2022 | Aucun commentaire

Je pourrai aimer les ombres crépusculaires

Leur donner un nom à l’emporte pièce

Comme une pantonyme stupide et fière

Spectateur devant elles d’un absolu d’espèce

Dans une variation inaboutie de notre ennui

En transhumance parmi un désert infini

Ces nuits où s’éteignent les bougies

Dans un souffle las, nos nuits à petits pas

Et si les rêves s’exfiltraient dans un imaginaire ?

Je saurais les retrouver sur d’autres terres

Là où vécurent les dinosaures de notre passé

Tu sais ces incertitudes toujours pressées

Lorsque nos cœurs battaient prestement

En s’unissant dans les tempêtes et dans le vent

Je vibre encore un peu, insuffisamment

Il me reste si peu, des détails, une faille

Profonde, ciselée comme une entaille

J’en lèche le sang dans un aboutissement

Où sont les ombres d’hier, crépusculaires ?

Cachées, effacées ou simplement s’endormant

Sur le lit de feuilles mortes, ce tapis de l’amer

Sur la langue, alangui, dans un frémissement

J’irai narguer l’inutile, toujours, encore cette fois

Cette carapace frigide en souvenir d’autrefois

Perdu dans l’immensité, voyageant sur un traîneau

Vers l’aube avec le poids abyssal d’un fardeau

Celui de nos compromis affadis et racornis

Rouges à jamais seront les fossiles de nos vies

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