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gothique et romantique

L’invisible

Publié le 17 Mai 2019

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Sur les chemins d’inhumanité fleurissent des pierres tranchantes. Aux pétales coupant comme des rasoirs. Dans la chair tendres de cœurs sans espoir. Malfaisantes elles charment des abeilles infidèles. Butinant avec complaisance leurs essences. Malicieuses, elles plaident l’innocence. S’extasient devant une perle de sang. Lapant le précieux nectar tendrement. Tandis que s’endort un soleil naufragé. Là-bas dans un brumeux passé. Mélancolique et anarchique, il s’habille de rouge. Pour prêter attention, pour que les choses bougent.

J’irai au pied de son brasier, sentir l’odeur de soufre. Avoir la gueule asséchée face au gouffre. Et, m’approcher de la toile d’araignée. Où sont entassés les souvenirs agglomérés d’un certain passé. Ils seront multicolores aux yeux écarquillés. Bloqués dans un univers sans projet. Je fouillerai parmi leurs décombres décomposés. En quête d’un sens, d’un sentiment d’extase. Ces fragments de rien entassés dans un vase. En leur souvenir, j’y déposerai des fleurs. Enivrantes, se dressant à côté de pierres tranchantes. Aux pétales coupant comme des rasoirs. Dans la chair tendres de cœurs sans espoir.

Parle-moi de ton inhumanité. Cela m’indiquera où tu es allée. Sur des terres hostiles et bienfaitrices. Calices à tes exaspérations fugitives. Là où se cachent tes catacombes intuitives. Je dis cela par corporatisme ou par fatalisme ? Je n’ai jamais su trancher. Entre le réel et l’usuel maquillé. Aux interactions entre excitation et exaspération. Donne-moi la clé pour nous évader. En totale effraction avec notre réalité. Omniprésente avec ses lenteurs handicapantes. Fracasse le facile, sacralise le difficile. Avançons parmi les spectres de notre histoire. Et dans leur cœur plantons l’oriflamme de nos désespérances dérisoires.

Alors, laisse-moi imaginer tant de bienfaits. Par aisance pour dessiner l’imprévisible. Avec les pinceaux de la fatalité. Trempés dans le nectar de notre inhumanité. L’invisible, cette ombre de nos errances cachées. Tentaculaires, elles s’étaleront sur la toile de nos regrets ensanglantés. Je ressens ce froid engourdissant. Polaire et diffus, prolongement de notre attirance contenue. J’entrevois ses pétales coupant comme des rasoirs. Dans la chair tendres de cœurs sans espoir. Mes doigts si proches, agrippés à quelques roches. Pour tenir et ne pas tomber. Parmi le néant d’un dédain d’inhumanité.

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