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gothique et romantique

Les roses flétries

Publié le 9 Jan 2017

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Vol d’un colibri au-dessus d’un bouquet de roses flétries. Éparses et en lambeaux sur la pierre grise d’un tombeau. Pourrissant sous le voile d’un soleil couchant. Apportant du lointain le souffle d’un dernier soupir. Une respiration languissante et agonisante. L’âme invertébrée d’un corps décharné. Squelette d’os et de poussière, pire. Il est ce néant que tu as en dedans. Que rien ne peut combler ni même apaiser. Certainement pas  les chants des anges maudits. Ceux qui en chœur se moquent de ta vie. En aspirant et en volant le temps. Saisissant de leurs mains décharnées les ronces. Qui écorchent leurs doigts, faisant entrer le froid. Comme un coup de semonce. Avant la mort de ces roses coupées perdant la vie. En s’affaissant dans la morsure d’une coupure. Tout en abandonnant le firmament. Je pleure sur cet instant en me rappelant. Le vol d’un colibri au-dessus d’un bouquet de roses flétries. Il va là où se meurt la vie. Guilleret dans un éternel va et vient. Provocant et insolent, il est le diable et nos peurs. Il est notre futur sans lendemain. Il capture et fige nos cœurs. Nous ne pouvons-nous rebeller, ni même appeler. Pour se plaindre de quoi et de qui ? Nous marchons, nous nous perdons. Dans ce jardin aux allées sans fin attendant le matin. Il est noir et gris quand nos jours sont embellis. Par le vol d’un colibri au-dessus d’un bouquet de roses flétries. On regarde le ciel et les éclairs. On sonde les échos du tonnerre. Alors qu’à nos pieds coule le sang de nos tourments. Nos cœurs peuvent-ils encore avoir peur ? J’ai ce sentiment qui m’abandonne lentement. Ce doute qui m’étreint quand je tiens ta main. Proches et seuls, si proches et si seuls. Nos méandres s’écartent dans le ciel écarlate. Qui nous recouvre et appelle les ombres. D’une nuit éternelle, infamante et cruelle. Elle s’étend sur  nos corps sombres. Sur lesquels se posent des étourneaux. Épouvantails abandonnés au vent, vêtus d’oripeaux. Nous sommes devenus invisibles et putrescibles. Je t’en supplie accepte mon infirmité. Elle est ma faiblesse, ma vérité. Nous passons ce compromis. Dans un texte mal écrit et inabouti. Il raconte les fragments de nos vies.  Alors que mes larmes tombent comme des fossiles. Au fond de ce caveau où tu es immobile.

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