I remember

I remember. It was, a long time ago, with the country of the vacancies. In the middle of my childhood. At the time of deadening me. I left far, so far. In a sigh. Plains in forests, small valleys in hills until the section of the road. On the back of an imaginary horse. A day ago. Neither of morning, nor of evening. There remained only the time fixed on the heart of a mystery. That to grow of an opened up size. At the point of touching stars, taking down them and to bring back them in my daydreams. Gallops in wild races. On the back of a horse ever tired. Of return, I fell asleep. Happy, exhausted. Merry, made drunk. Of this marvellous voyage. The years passed. The horse rests in the attic. This evening, I will awake it. For new wild races. We will go to the sky. There, where the stars sleep. There, where I will take most beautiful. We will return to all sails. To slip it into the package. That of all the secrecies. Whose this feeling gives to love you. That I will give you. With the caress of a sigh. The soft breath to daze you.
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Je me souviens
Je me souviens. C’était, il y a longtemps, au pays des vacances. Au cœur de mon enfance. Au moment de m’endormir. Je partais loin, si loin. Dans un soupir. De plaines en forêts, de vallons en collines jusqu’au bout du chemin. Sur le dos d’un cheval imaginaire. Il n’y avait pas de journée. Ni de matin, ni de soirée. Il ne restait que le temps accroché à l’âme d’un mystère. Celui de grandir d’une taille démurée. Au point de toucher les étoiles, de les décrocher et de les ramener dans mes rêves éveillés. De galops en courses endiablées. Sur le dos d’un cheval jamais fatigué. De retour, je m’endormais. Heureux, épuisé. Joyeux, enivré. De ce voyage merveilleux. Les années ont passé. Le cheval se repose dans le grenier. Ce soir, je vais le réveiller. Pour de nouvelles courses endiablées. Nous irons jusqu’au ciel. Là, où dorment les étoiles. Là, où je prendrai la plus belle. Nous reviendrons à toutes voiles. Pour la glisser dans le paquet. Celui de tous les secrets. Dont ce sentiment fou de t’aimer. Que je vais te donner. Avec la caresse d’un soupir et ce souffle doux de vouloir t’étourdir.
Je te mens

Je ne vends que du vent. Que tu ne veux croire. Encore moins voir. Je te mens, chaque jour, en permanence, tout le temps. Tu te damnes. Mais, tu l’attends. Ta perversité me bouleverse. Ce bonheur me renverse. La musique de nos mots se répète, insipide, morbide. Je te mens, chaque jour, en permanence, tout le temps. Tu t’accroches à mon visage blanc, mon cœur noirci. Par nos mains glacées, notre absence de vie. Nous descendons chaque jour une marche de plus. Jusqu’au fond du puits. Accrochés pour ne pas tomber. Sur une route torturée. Faîte de virages, de courbes verglacées. Je te mens, chaque jour, en permanence, tout le temps. Je te parle de cet avenir merveilleux. Celui que je fabrique avec des mots. Qui sortent à peine. Au goût mielleux. Pour te faire croire que je suis beau. Ils n’ont pas la douceur de la laine. Juste la répétition de cette musique du mensonge qui raisonne dans ma tête. Que tu aimes entendre à perdre haleine. Pour te damner près de moi. Savoir qui tu es. Au vent mauvais. Tu as décidé de t’abandonner. Je suis l’ombre de tes sentiments les plus sombres. Je suis la poussière de tes plus belles années. Tu as décidé de me coller comme si j’étais ta destinée. Souvent, je voudrais t’abandonner, te protéger. Je me hais. Je te hais. Je nous hais. Je te mens, chaque jour, en permanence, tout le temps. Mais. Tu l’acceptes comme si c’était bon. Comme si tu t’en nourrissais pour exister. Tu es folle. Ta vie caracole. Sur des chemins égarés. Je ne serais jamais le bon cocher. Celui de ton âme, de ton cœur, celui qui pourra assécher le sang de tes larmes. Je ne puis guérir tes plaies. Je ne peux même pas effacer ce que tu as enduré. Je te mens, chaque jour, en permanence, tout le temps. Je suis rien. Je suis ta fin. Tu te maintiens. Debout, à coté de moi. Comme si nous étions bien. Comme si nous n’avions jamais faim. De goûter le sel de nos lèvres, de sombrer dans l’ivresse de nos corps décharnés. De hurler. De crier. De supplier. Que je t’aime comme tu m’aimes. Je ne le peux. Je ne le veux. Mentir jusqu’au blasphème. Attendre jusqu’à pendre. Cette idée que je tiens à toi. Je te le dirai, tu me quitterais. Tu aimes trop plonger avec moi dans le noir. Là, où tu existes. Là, où, tu vis de cette peur. Qui monte jusqu’au cœur. Qui te remplit de bonheur. Je ne le sais que trop. Nous voulions aller si haut. Les étoiles dans les yeux. Avec le même vœu. De nous aimer. De ne jamais nous quitter. Je te mens chaque jour, en permanence, tout le temps. Je tiens à toi. J’en crève. Dans la nuit de mes rêves. Mais, il y a. Cette peur de nous voir souffrir. La détresse de nous sentir défaillir. Cette faiblesse de finir par mourir. Aussi, je fuis pour réduire nos vies. A cette descente dans le puits. Là, où nous pourrons nous cacher. Nous rencontrer. Ne plus tricher. Revenir comme avant. Où nous ne connaissions pas la peur du temps. Où nous ne tremblions pas sous le vent. Le jour approche. Je me prépare. Je le sens arriver. Il est là. Bien trop proche. Je te mens chaque jour, en permanence, tout le temps. J’ai çà en moi. Encore plus fort. Que tous nos efforts. Pour faire semblant. D’être vivants. Aux côtés de toi. Jusqu’au bout du bout. Quand notre vue sera floue. Pliés sur les genoux. A vomir dans la boue. Le peu qui reste de notre vie. Au fond de ce puits. Là, où je t’ai entraînée pour te capturer. Là, où je voulais te conserver. Pour toujours près de moi. Je t’ai dit tant de mensonges pour te faire descendre. J’ai tout réduit en cendres. Ton visage gris aux teintes du malheur. Qui ne connaît plus le bonheur. Baigné de larmes. Tu n’aurais jamais dû me croire. Te méfier de mes mots. Pour éviter ce drame. Ne jamais vouloir. Rien ne changera jamais. J’ai beau essayer. Je te mens chaque jour, en permanence, tout le temps…
Lire la suiteI love you. I hate you

I love you. I hate you. I love you. I hate you. Ever measured. Impassioned, I would owe it. Revolted, I could it. Where to carry out us? To build, destroy. To make our love a field of flowers, a lot of ruins. To like with all to exaggerate. To like with all to devastate. To run, flee. To better find itself. Worse, to move away. So often repeated. Never to be left. Our devils have the force of our glares. They always survived our crashes. Who are only storms. Ridges of strong waves not putting to us at the festival. Violent one blows of heads. Who do not make badly, just to shout. One learned how to play about it. Our devils are worn there the claws. Our hearts do not bleed any more like the first times. Our love rebiffe. He fights, imposes his faith. One has need one for the other more than front. Otherwise. With less glares, less crash. Time put its grain of salt. Imperceptibly, fugacement, terribly to the sky. I love you. I hate you. I love you. I hate you. They are only words. Passions, revolts, to carry out us. All up there. Until this idea that we want neither ruins, nor devastations. It would be damage. Our years flee. Without time to lose in cries. We do not have of it any more the age.
Lire la suiteJe t’aime, je te hais

Je t’aime. Je te hais. Je t’aime. Je te déteste. Jamais mesuré. Passionné, je le devrais. Révolté, je le pourrais. Où nous mener ? Construire, détruire. Faire de notre amour un champ de fleurs, un tas de ruines. S’aimer à tout exagérer. S’aimer à tout ravager. Courir, fuir. Mieux se retrouver. Pire, s’éloigner. Si souvent répété. Pour ne jamais se quitter. Nos diables ont la force de nos éclats. Ils ont toujours survécu à nos fracas. Qui ne sont que des tempêtes. Faîtes de fortes vagues ne nous mettant pas à la fête. De violents coups de têtes. Qui ne font pas mal, tout juste crier. On a appris à en jouer. Nos diables s’y sont usés les griffes. Nos cœurs ne saignent plus comme les premières fois. Notre amour se rebiffe. Il lutte, impose sa foi. On a besoin l’un de l’autre plus qu’avant. Autrement. Avec moins d’éclats, moins de fracas. Le temps a mis son grain de sel. Imperceptiblement, fugacement, terriblement jusqu’au ciel. Je t’aime. Je te hais. Je t’aime. Je te déteste. Ce ne sont que des mots. Des passions, des révoltes, pour nous mener. Tout là-haut. Jusqu’à cette idée que nous ne voulons ni ruines, ni ravages. Ce serait dommage. Nos années s’enfuient. Sans temps à perdre dans des cris. Nous n’en avons plus l’âge.
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