Pure

Un halo de lune. Dans une nuit d’arbres aux corps ombrageux. J’ai volé son éclat laiteux. D’une pointe de plume. Se faufilant au travers du chat de la serrure. Du cœur d’un ciel nuageux. Il peut manquer aux cieux. Que cela dure. Car, il brille dans tes yeux. Comme le bien le plus précieux. C’est comme çà que je te veux. Pure.
Lire la suiteThe last image

One evening, one night, in the cold of a park. A bench covered with snow. A white light under the icy wind. Some traces of step in snow. The idea of the summer, in love coupled. The thought of children playing with passion in front of an attentive mother. A ridiculous memory. Like this stereotype. Tomorrow, with the return of the sun, there will not exist any more. Will remain only the image of a transitory past.
Lire la suiteEphémère

Un soir, une nuit, dans le froid d’un jardin public. Un banc recouvert de neige. Une lumière blanche sous le vent glacial. Quelques traces de pas dans la neige. L’idée de l’été, d’amoureux accolés. La pensée d’enfants jouant avec passion devant une mère attentionnée. Un souvenir dérisoire. Comme ce cliché. Demain, avec le retour du soleil, il n’existera plus. Ne restera que l’image d’un passé éphémère.
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Le maître du temps

Les paupières lourdes. Le tic et le tac du temps. Le sommeil lentement, inexorablement, implacablement en toi s’installant. Dans le rêve. Doucement, comme un regard vide au travers des vitres du train. Le paysage défilant derrière un voile de pluie suintant sur les arbres, pleurant. Dans une nuit sans fin. Le ciel s’enfuyant. Le balancement. Du wagon qui berce tes pleurs. Le tremblement. De la voie qui chahute ton cœur. Se répète dans ta tête le tic et le tac du temps. Au plus profond du rêve. Là, où jamais tu n’as pénétré. Tu viens d’entrer. Le train s’accélérant. Te propulsant sous le regard du maître du temps. Ses yeux perçants. Son regard envoûtant.Tu manques d’air. Tu te sens. Si, fragile. Marchant sur un fil. Tu voudrais voir au-dehors du train, sortir du rêve. Mais, tu ne le peux pas. Tu entends. Le tic et le tac du temps. Les gouttes de pluie qui ruissellent sur les vitres. Ta vue se brouille, ton cœur panique, fait le pitre. La musique répétitive du battement. Du tic et du tac du temps. Tu te mords jusqu’au sang. Tu transpires. Tu aspires. L’air chaud, angoissant. Du wagon qui te pousse à défaillir. Démunie sous les griffes du maître du temps. Réagir. S’enfuir. Tu ouvres la bouche dans un cri. Arrachant. Déraillant. Bousculant. Le cauchemar en toi se répandant. Il reste le tic et le tac du temps. Plus assez fort pour te kidnapper. Pas assez puissant pour te briser. Les yeux du maître du temps s’enfuyant. Le paysage défilant derrière un voile de pluie suintant sur les arbres, pleurant. Dans un jour se levant. Toi te réveillant. Revenu du temps. Où le tic et le tac du temps. En toi se répandant t’avait mise sur les dents.
Lire la suiteMoi nègre de toi

Tu m’as donné le droit d’écrire sur ta peau en lettres noires le langage de tes mots. Tatouage de toi, langage de moi, au cœur de toi. Rouge sang au plus profond de tes chairs. Cicatrices des rimes de tes lettres à jamais gravées. Sur la mélodie de tes airs. La douceur de tes phrases, la tendresse de tes rêves. Tu m’en as donné la clé. La porte poussée. Jusqu’à cet endroit. Où bat le pouls de ton âme. Qui mène jusqu’à toi. Tu voulais tout dire. Tu n’en avais pas les mots. Ma main n’a pas tremblé pour transcrire ce que tu souhaitais écrire. Tu avais tant de choses à dire. J’ai entendu tes pleurs; écouté tes rires. J’ai frissonné quand tu tremblais. J’ai greloté quand tes souvenirs t’enfiévraient. Je suis devenu toi. Tu es devenue moi. Nous nous sommes compris. On s’est tout dit. Aujourd’hui. Demain. Je sais maintenant écrire ces phrases qui battent dans ton cœur. Tu n’as jamais pu les dire. Par peur de ce que tu recevras. Par crainte de trop t’ouvrir. On en est plus là. Car, je suis là. Pour entrer là où personne ne va. Au plus profond de toi. Moi nègre de toi.
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