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gothique et romantique

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Nos jours perdus

Publié le 9 oct 2018 | Aucun commentaire

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Dans le regard d’un lion en cage, j’ai vu la misère de nos jours perdus. Tremblante sous le vent et la pluie dans le frémissement. D’une crinière ayant abandonné la flamboyance qu’elle eut. Je me sentis si seul au bout de ce monde se fracassant. Dans un bar aux têtes d’animaux sur le mur empaillés. M’observant de leurs yeux exagérément exorbités. Je ne pouvais boire à leur santé mais je le fis.

Ni coupable, ni animé d’une pulsion animale, j’ai entendu. Battre le souffle court de leurs courses folles vers un ailleurs. Où se mit à raisonner le requiem de leurs jours perdus. Sur un piano de bar, dans un nuage de cigares, repris en chœur. Par des hurlements de chiens et de loups dévorant passionnément leurs viscères. Ultime instant de la  curée sous une futaie. Forêt d’un ultime tombeau sans pierres, ni cimetière.

Qu’un seul mur pour la postérité en trophées de paille embaumés. S’adresse à mon regard pour me noyer dans leur miroir. Afin de comprendre, entendre et savoir. Si demain quand il ne restera rien, adviendra la paix ? Mais dans le bar les gens hurlaient comme possédés. Par l’odeur du sang séché sur des murs délavés. Les pieds trempés dans de la bière s’échappant de fûts éventrés. Rouge, elle s’écoulait à perte de vue jusque dans la rue. Alors que je pleurais sur la tombe de nos jours perdus.

Monocorde et fade, il était comme cette bière éventée ma dernière amitié. Je ne la connaissais que trop ; trop présente, si souvent traumatisante. Fugitive dans son essence, capricieuse par vice ou par pitié ? Elle provenait d’autres vallées mystiques où la paille ne remplit pas le corps des apôtres. Tous ont un dieu, la liberté ; un projet, passer des journées à gambader. Se protégeant à jamais de la nostalgie de leurs jours perdus.

Alors j’ai fermé les yeux, ivre à l’inconnu. Piétinant les traces abimées de nos jours perdus. Je me suis rappelé les heures brûlantes et ensoleillées. Reflets de journées passées sans présent glacé. Maintenant accroché sur un mur à perpétuité. Aux corps froids, aux regards à jamais vides. Je me suis senti un des leurs. Alors que s’est arrêté de battre notre cœur. Arides seront nos vallées, déserts sont nos projets. Dans l’éclair d’une balle venue éteindre notre ardeur.

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Parmi hier

Publié le 3 oct 2018 | Aucun commentaire

Oh toi ma reine, colombe de mes interdits. Cantatrice de mes nuits sans échos. Je te donnerai un nom inabouti. En forme de talisman ou d’happeau. T’appellerai indispensable ou déraisonnable.  Sans autre projet que de trouver dans ma dépendance. L’affirmation d’un rite ou de sa correspondance. Je l’ai rêvé puis enfanté dans ma mémoire. Laboratoire de mes occlusions crépusculaires. Où le minéral de nos excès est un corps lourd. Lunaire qui conservera à jamais  l’ombre de notre amour. Il deviendra le fruit de notre Eden passager. Nous en laverons le corps puis en laperons le sucré Alors, j’irai chercher dans les trajectoires de nos astres morts. Des larmes aux vapeurs de gaz et d’or. Et dans l’écuelle de nos alvéoles. Je ferai couler l’infusion de cet alcool. Brûlant notre bouche, irradiant notre langue. Dans le louvoiement d’un radeau qui tangue. En addiction de ta peau au goût de mangue.

Oh toi ma reine, colombe de mes interdits. Cantatrice de mes nuits sans échos. Je te donnerai un nom inabouti. En forme de talisman ou d’appeau. T’appellerai indispensable ou déraisonnable.  Sans autre projet que de trouver dans ma dépendance. L’affirmation d’un rite ou de sa correspondance.

Je l’ai rêvé puis enfanté dans ma mémoire. Laboratoire de mes occlusions crépusculaires. Où le minéral de nos excès est un corps lourd. Lunaire qui conservera à jamais  l’ombre de notre amour. Il deviendra le fruit de notre Éden passager. Nous en laverons le corps puis en laperons le sucré

Alors, j’irai chercher dans les trajectoires de nos astres morts. Des larmes aux vapeurs de gaz et d’or. Et dans l’écuelle de nos alvéoles. Je ferai couler l’infusion de cet alcool. Brûlant notre bouche, irradiant notre langue. Dans le louvoiement d’un radeau qui tangue. En addiction de ta peau au goût de mangue.

Viendra alors le temps outrageant. De violer notre déraison en la baptisant. De nos excès tapageurs devant le miroir hâbleur. Tatouant d’une encre sépia  sur nos visages. L’anathème de nos faces sacrifiées. En appliquant le derme d’un passé hors âge. Qui fut et me fait trembler. Dans la confusion d’une sanction sans absolution.

En cherchant parmi hier le parapet. A nos vertiges intenses et précipités. Quand la colombe se noircira du charbon. De notre ennui au fatalisme bougon. Et deviendra incestueuse compromise avec nos désintérêts. Alors, je me soumettrai en me prosternant à ses pieds.

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Plus tard

Publié le 26 sept 2018 | Aucun commentaire

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Plus tard face au tribunal de nos erreurs. Plus tard face à la tristesse de nos détresses. Je charmerai nos âmes morbides. Je confisquerai nos nuits apatrides.  Et me poserai en protecteur de nos lois. Où le chrysanthème est roi, l’éphémère est foi. Puis nous tanguerons avec la chrysalide cupide. Sur des gondoles phalloïdes dans le rêve liberticide. De s’étendre inanimés et contentés.

Mais avant il y aura eu l’imperceptible nature. Le vent fou des tempêtes contre nos murs. L’arrachement des ligaments de nos aventures. Ces bris de glace avec tant d’éclaboussures. Sur lesquelles nous avons posé nos lits de luxure. Je me souviens de nos fantasmes immatures. La fracture de nos failles et de nos blessures. Inscrites dans notre peau sous la griffure. Féconde de nos assauts contre nos armures.

Alors, j’ai pris le droit de plonger en toi. J’ai compris être aux abois. Dans le songe indolent de m’habiller du néant. En cheminant vers un impossible aboutissement. Nos squelettes dansant dans une ritournelle qui entête. Une fuite vers un hier dans le renoncement absolu. D’attendre une nouvelle aube nue. Nos corps se réchauffant entre ses tentacules. A la sortie d’un été de canicule.

Tandis qu’il nous restera si peu, un champ de coquelicots. Le départ en fanfare de hussards au galop. Puis le silence dans l’amertume d’une sentence. Nous deux seuls à s’épier et s’observer. Le temps se balançant au bout d’un pendule. Nous deux noctambules et somnambules. Ne parvenant pas à retenir le sable s’égrenant entre nos doigts. S’inoculera alors un instant figé de mauvais alois.

Avec le temps venu de nos rides. Le vide profond de nos abimes. Cette fuite candide qui coïncide. A l’effondrement de la pyramide ultime. Caverne de nos refuges. Transfuge de nos balivernes. Je danserai sur les ruines de ses décombres. Et me prélasserai dans la lumière sombre. D’un fragment de lune éparse et brune. Pour t’offrir les lettres d’un poème. Dans les accords atones d’un requiem.

Puis nous dormirons sur les feuilles d’un automne. Nostalgique dans les arabesques agonisantes. D’une horloge noire qui égrènera. Le cantique de nos corps nus. Habillés sous l’onde palpitante. D’une brume à perte de vue. Et nous gouterons la langueur de nos lenteurs. En apostrophant la paresse de nos tendresses. Dans le désir futile de nos caractères indociles.

J’aime les lenteurs de nos langueurs. J’aime les paresses de nos tendresses. Je désire le futile de nos tempéraments indociles. J’aspire au fusionnel de nos présents immatériels. Et me pose comme l’oiseau noir sur notre peau. En courtisant l’imprévisible. Dans l’espoir vain. Qu’il ne mette jamais fin. A notre projection vers l’impossible. Sculptant dans les pierres de nos cimetières. Les statues blêmes de nos enfers.

Je leur parle comme à des enfants tétanisés. Je les choie face au miroir de l’onde glacée. Coupant dans leurs reflets les bouquets de fleurs fanées. Et, je bois l’eau immonde coulant à leurs pieds. Que des chevaux au galop ont projetée. Laissant le suint s’écouler et se mélanger. A l’infini sur le bord d’un chemin contaminé. Dans la bénédiction d’une offrande abandonnée.

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Tango

Publié le 18 sept 2018 | Aucun commentaire

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Je ne sais plus. Je ne me rappelle plus. Le son trublion de nos effusions. Ces cris aux frontières de l’envie. Dans la passivité de nos infirmités. Comme de s’aimer sans se parler. Ou de s’entrelacer dans les remous. Des torrents de nos contradictions. J’irai narguer le vautour en suspension. Sur nos dépouilles d’os et de rouille. Lui offrant nos maux en cadeau. Pour l’amadouer et sur sa langue placer. Le miel et le sel éternels. De nos jours, de nos nuits, de nos amours. Pendant qu’il deviendra le chien de garde. De ces dérives paillardes. Entre les cœurs sanguinolents. De nos heures passées et défuntes. Lorsque le soleil caressait nos plaintes.

Mais laisse-moi te dire que je t’aimais. Laisse-moi te le rappeler. De manière brève et confuse. Sans que la Lombarde n’en abuse. En lisant sur les lignes de ta main. Le son nasillard d’une idée revancharde. Maintenant ou demain. Comme si j’avais cabossé ton âme de hussarde. En lui promettant l’impossible. Et ne lui offrant que le possible. De quelques mots bienveillants. Insuffisants pour calmer ton caractère versatile. Alors je m’adresserai à ton âme bissextile. Lui comptant un présent de quatre ans. Dans la suavité de nos infidélités. Comme cette violence de notre immortalité.

J’erre dans le livre de notre néant. J’en récite les épitres machinalement. Et, je m’en vais te retrouver. Sans peur et sans crainte. Avec la conscience affirmée. Que nos retrouvailles seront feintes. Dans la mesure majeure. Des notes d’un orgue supérieur. Puis nous nous encanaillerons. En dévorant les viscères de nos enfers. Buvant le vin noir de vignerons. Ayant pressé le raisin vert. De nos luttes et de nos guerres. Tu me parleras de paix. J’entendrai que tu me hais. Mais je t’offrirai le sourire. Factice de pouvoir te séduire. Toi, dupe et naïve à en souffrir.

Et dans le jardin aux immortelles. Nous irons présenter l’image superficielle. D’amoureux complices et affreux. J’aime cette idée du blanc sur le noir. Comme la magie de notre premier soir. Où j’ai succombé aux liqueurs de notre bonheur. Ivre et fragile à l’unisson de notre hystérie. Tu l’as définie par de la magie. J’y ai vu le délice travesti. D’apprivoiser puis de fusionner nos tragédies. En pansant les plaies de nos  fragilités. J’ai dans ton monde planté. La graine de nos évangiles. En répudiant le temps indocile. De te voir vieillir puis de t’assoupir.

Alors il me sera donné d’espérer. Pouvoir bloquer les oscillations du temps. D’un coup de pinceau ou d’un mouvement. Sur une toile, un voile ou une étoile. Violemment dans la caricature de nos parjures. Ton corps là tout contre moi. Dans le pas lent de quelques claquements. Sois l’âme et l’esprit de nos envies. Tournoie à l’infini autour de moi. Sur l’or d’une porte et de son armure. Dans l’abolition de nos exceptions. Tremblons et succombons à notre rédemption. Et sous le poids imputrescible de nos lambeaux. Laissons vibrer les pulsations d’un dernier tango.

J’ai sucé tes doigts, goûté le sang. De nos dérives dans le cri alarmant. De donner à l’effrayant les couleurs. De nos heures vives et hérétiques. Quand notre présent devenait féérique. Virevoltant, entraînant et fascinant. Donnant à nos spectres les teintes d’une aube. Naissante et fragile ; belle et superficielle. Dans la cacophonie de perruches andalouses. Et je me suis prosterné à tes pieds. En culpabilisant devant ton âme jalouse. Coupable d’en avoir renforcé sa férocité.

Tandis que tout s’éloigne à perte de vue. Je ne sais plus. Je ne me rappelle plus.  Ni le son trublion de nos effusions. Ni ces cris aux frontières de l’envie. Je dessine des traits sur la voie lactée. Insolents ou provocants. En barreaux d’une prison aux bons sentiments. Derrière lesquels nous irons convoler. Tourtereaux à jamais condamner. A lire les jours et les nuits dans un même soupir. Et nous nous enlacerons sans nous dérober. Dans le velours d’une sensualité avérée. Où la musique sera caresse. Où la danse sera délicatesse. Et nos corps unis dans une fusionnelle tendresse.

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Dans un parc

Publié le 5 sept 2018 | Aucun commentaire

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Sur un tapis d’amertume s’entendent des paroles brunes. Fleuries aux teintes fauves d’une lune. Rayons de fils tendus comme une toile d’araignée. Entre les doigts de marbre de statues figées. Dans un parc où s’égarent les langueurs d’un temps. Égoïstement tout en volant l’éclat d’yeux endormis. De colosses transis et engourdis. Sous la lueur étourdie d’une nuit assoupie. Recroquevillée pour ne pas trembler. Et s’abandonnant plus loin que porte le regard. Ce soir quand il se mariera au hasard.

Alors imperceptiblement s’ouvrira le testament d’hier. Aux heures pétillantes et heureuses. Pierres fragiles et sensibles. Fiévreuses et pendues à un fil imputrescible. Haïssant ce temps venu le couper. En tranchant sa filiation. Avec les ondulations d’une intense passion. Quand le soleil était été. Nous deux accolés. Dérivant aux caprices de nos pulsations. Sur l’onde d’un  présent immaculé. Où s’en est-il allé, nous laissant abandonnés ? Dans la dissolution de nos certitudes. Sous le voile fatal d’une habitude. En s’habillant de nuit et de mystères. Tout en provoquant nos peurs carnassières.

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