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gothique et romantique

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Nostalgie

Publié le 18 Mar 2021 | Aucun commentaire

Sur la voie lactée s’abritant entre quelques tas de foins

Sur le velours d’une herbe qui s’éparpille entre les mains

Refaisant le monde avec des humeurs sorties de la glaise

Celles qui parsèment la crête des arbres fous de la genèse

Quand le bûcher des âmes prostrées n’est plus cendres

Et que sur les visages s’écoulent les larmes d’un âge tendre

Pleurent les violons d’une époque teintée de mélancolie

Elle est d’hier, d’un autre temps, quand tout n’était que folie

Versatile, amourachée d’un escogriffe au nom de nostalgie

Ils allaient, ils traînaient sur des chemins de basses vertus

Là où les émois, les confessions sont malaxés mis à nu

Au grand étonnement d’une bande perdue de cormorans

Tous sont capricieux, merveilleux, eux les bienheureux

Qui obscurcissent le ciel en s’enfuyant comme des peureux

Ils habitent la voie lactée où s’abritent quelques tas de foins

Sur le velours d’une herbe qui s’éparpille entre les mains

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Instantané

Publié le 12 Mar 2021 | Aucun commentaire

J’observe les lenteurs enrubannées

Qui volent dans le vent tourmenté

Font des nœuds enthousiasmés

Que le temps dénoue catastrophé

Se projetant dans l’instant tourmenté

Pendant que s’étirent les journées

Face aux jours pluvieux et glacés

Habillés de leur mélancolie colorée

Ces moments passés à fredonner

Des airs surannés venus du passé

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Au palais des merveilles

Publié le 6 Mar 2021 | Aucun commentaire

Au palais des merveilles, à la fin du voyage intérieur

Il y a ce silence passif, cette infernale imposture

Qui annihile toute forme de vision postérieure

J’ai le goût de cette transhumance à l’humus immature

Je pleure ces instants frileux qui transforment le temps

En de funestes nostalgies encombrées de fantômes

Prenant des postures mortelles, ambiguës, à tout moment

Pour s’extasier sur les années placées sous le dôme

De soie verte qui évoque un avenir rose comme des flamants

Prenant la poudre d’escampette sous la courbe de l’azur

J’ai ce ciment qui me retient au sol, me donne de l’allure

Comme le patriarche d’une pensée inutile qui préfigure

L’errance de nos accoutumances à une forme de dépendance

Et j’invoque mes oublis passifs pour qu’ils effacent l’époque

Statique qui fredonne le La d’un accord viral qui s’entrechoque

Sur le tambour battant d’une armée invisible recouverte de bleus

Battant la campagne en allumant des feux à la pointe de ses épieux

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Ennui

Publié le 25 Fév 2021 | Aucun commentaire

Il y a l’ivresse de ces nuits d’insomnies

Transportées par des alcools chargés d’ennui

A s’abîmer dans le dédale de forêts enneigées

Là où somnolent les ogres affamés et sans pitié

Qui guettent entre les branches des alvéoles

Les essaims parsemées de chevaux qui caracolent

Sur les plaines ensoleillées d’un ancien passé

Ils vont crinières aux vents au ras des cimetières

Longeant le lierre en galopant émerveillés

Sur le satin d’une herbe luisante et fière

Ils sont l’esprit d’une enivrante mélancolie

Coulant le matin des nuages bleutés et transis

Toute forme d’abandon n’est que nostalgie

Son sucre n’est pas miel, il n’est que sacrificiel

Aux vautours de se délecter de ses transhumances

Passives ou le lait n’a de maternel que l’essence

De fléaux qui s’entortillent dans le vent et l’ivresse

Pleurent les colombes grises aux taches mouchetées

Elles qui ont compris l’aversion de l’infortune irisée

Les bateaux de l’ennui sont plats, prêts à chavirer

A jamais ventrus dans l’apocalypse embaumée

Alors que poussent les tamaris sur des rives carbonisées

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Tout là-bas

Publié le 20 Fév 2021 | Aucun commentaire

Montre-moi que je ne m’égare pas, que mon cœur résistera

Qu’il sera plus fort que les rives sombres d’un ailleurs las

Je ressens ses peurs, je vois ses laideurs, elles sont d’ici

En ce lieu où bat la vie où tout n’est que transi, noirci

Ses ombres portent des masques qui les griment, les affadissent

Elles sont volages, sensibles, voluptueuses, elles trahissent

La ferveur d’une aurore au goût de vanille qui s’entortille

Parmi les volutes d’un feu de bois au cœur de sombres forêts

Cette odeur m’emporte vers les tombes de vieilles pensées

Mortes d’avoir frelaté avec quelques vautours trop sensibles

Elles ne sont plus que des ancêtres ridées et irascibles

J’étends les bras, mes mains les touchent, les reconnaissent

A leur inconstance, leur suffisance, je ressens leurs faiblesses

Qui m’emportent vers les rives sombres d’un ailleurs las

Là où s’endort la passion quand se couche le soleil tout là-bas

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