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gothique et romantique

Bienvenue

Demain

Publié le 10 Juil 2019 | Aucun commentaire

Il y a le soleil des nuits noires qui se reflète sur les étangs noirs et profonds. En libellules éparses et capricieuses narguant le tréfonds. De jours longs et lassants, s’étirant sur les rives de soirées écarlates. Lorsque l’été se veut langoureux et capiteux, baignant dans de la ouate. Il y a l’absence du vent de l’instant, tourbillonnant furieux et amoureux. Ce caprice fulgurant s’enroulant dans des moulins à vent. Pendant que s’étire une vague ondoyante sur des champs de lavande. Cette humeur d’apesanteur qui s’éparpille dans l’air de manière gourmande. La violence lancinante du néant qui se faufile avec quelques petits pas de danse. Sans se presser, refusant de tout bouleverser. Pour l’instant. Tant que. Les spectres se cajoleront et resteront entre eux. A colporter les rumeurs de leurs caprices bienheureux. Regardant dans les étangs noirs et profonds leurs visages gracieux. Demain, ils seront miens.

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Humanité

Publié le 2 Juil 2019 | Aucun commentaire

Détresse avec des lettres capitales. Faiblesse avec des humeurs animales. Je lèche tes humilités capricieuses. Pour les rendre braves et tumultueuses. Dans les corridors de torrents flamboyants. Aux lames d’argent, cisaillant le firmament. D’un ciel exotique et historique. Nos ombres taguées, nos armes abandonnées. Parmi le sable et les sels de nos déserts. Quand sur le cristallin se reflète la pierre. Brûlante de s’exposer au soleil. Parle-moi des images que tu vois.

Moi, l’aveugle des passions qui t’émerveillent. Sont-elles présentes ou irréelles ? J’entends les portes qui claquent. Toutes faites de bois et de fer. Un immense chaos jeté dans une flaque. Hier ou peut-être demain ? Brutalement avec un amour monstre de tout détruire. Gratuitement car nos virginités sont intolérantes. Asphyxiantes, elles ont fait du rien leur postérité. Aide-moi à comprendre cette tendresse sophistiquée. Fuir la diabolisation de l’inutile et plus encore. Il restera le miel sur nos corps. De leurs mots suaves. Cette saveur extrême de nos nuits slaves.

Au bord du Danube un été d’août. Ou à une autre époque. Depuis si longtemps nos visions sont périmées. Hors du temps, vide et sans époque. Et, je suis le clone de nos histoires évanescentes. Celles que l’on ressort quand on s’ennuie. Souvent tu me le dis quand tu souris. Si peu, lorsque s’installe une mélancolie ambiante. Ces soirs où gronde l’orage. Ces nuits où gronde la rage. De renier ce que l’on a été. Par vice, par inutilité, pour provoquer. Le bronze et l’or de nos impossibilités. Je sais que nous sommes fragiles. Devrais-je l’accepter. Il est bien trop tard pour tout banaliser.

Le futur dans une boule de cristal. Les diamants de conquistadors du Népal. Jusqu’en haut de sommets arides. Où l’éternité s’émiette en flocons de neige. Intrépide, je foule ces tapis capiteux par l’imagination. Sur le sol, tu rédiges un arpège. Je piétine ces plaines avec précipitation. Nos courses folles m’affolent. Encore et encore. J’ose plaider la rhétorique de nos hystéries. La transmission de toutes nos hérésies. Je n’ai pas de mots pour commencer. Juste quelques idées, quelques frénésies. Qui bout à bout ne forment pas un tout. Mais forgent le creuset de notre humanité.

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Le rêve

Publié le 25 Juin 2019 | Aucun commentaire

Il était une fois comme dans les livres d’autrefois. Des marionnettes pendues au bout de fils. Couvertes de poussières avec des yeux exorbités. Il y avait aussi le silence, ses méandres invisibles. Où parfois s’égarent le soir des souvenirs blafards. Inaccessibles avec des larmes desséchées. Sur des masques colorés et rares. Leurs joues rouges comme pour rappeler de façon exagérée. Des sourires emblématiques et avérés. Dans un bonheur total et parfait. Mais, il y a ce silence étouffant et glacé. Dans lequel se perd comme dans un cauchemar. Un rêve. Il s’abîme dans le labyrinthe aux murs de nénuphars. Jaunes posés sur l’eau liquoreuse d’une mare. Il en a bu le nectar. Vertigineux et visqueux comme un têtard. En addiction avec l’unique vérité. Enfant d’une dérive aphrodisiaque. Elle avait le goût de l’ammoniaque. Avant de s’effondrer d’ivresse et de fatalité. Le rêve. S’est frayé un chemin entre des blés tortueux. A chaque mouvement, il hoquetait. Une sorte de refrain à cette progression vers  le destin. Vertueux de la postérité scellée dans une pierre gravée. Posée au cœur d’un village du moyen-âge. Sous le regard de marionnettes pendues au bout de fils. Couvertes de poussières avec des yeux exorbités. Il y avait aussi des spectres fatalistes, de gais lurons. Conjuguant le passé et le présent avec des jurons. Ainsi, il était une fois comme dans les livres d’autrefois. Des bouts de miettes, des bouts de rien. Toutes ces choses qui ont été aperçues. Dans le viseur intrusif d’une longue vue. Le rêve. Avec ses excès, ses dérives, ses accents impertinents. Pour en capter ses vérités, ses outrances. Tant qu’il en sera encore temps. Comme çà et juste là. Perdre le sens du sens. Exhumer son essence. De ses humeurs, de ses rumeurs. Accrochées au pic d’une branche. Quand aura été aboli le temps de l’innocence. Et que tout ne sera plus que rêve.

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Les couleurs grises

Publié le 19 Juin 2019 | Aucun commentaire

Je nargue cet avenir présenté comme le baume de nos plaies. Ce demain qui serait mieux que des océans de nostalgie. Alors que des clowns porteront de beaux habits. Joueront des pantomimes en faisant des pieds de nez. Comme si la magie de l’instant n’avait jamais opéré. Puis je m’endormirais sur des oreillers de pierres. Aux couleurs grises rappelant un passé meilleur. Moi l’esclave démodé d’un temps sans manière. Écrivant au microscope des lettres capitales. Pour des fantômes incertains et analphabètes. Ces bêtes aux humeurs animales, ces crevettes charmant des crotales. Et, je succomberais à l’intemporel de nos souvenirs inanimés. En rappelant au sort son absence de compromis. Lui susurrant à l’oreille ses fuites inutiles. Comme s’il n’était qu’irresponsable et futile. Il me répondra par une arabesque de fatalité. Avant de s’évaporer dans des chimères colorées. Tant de fois il m’a fait miroiter ce reflet inachevé. Je le sais mais ne parviens pas à m’en détacher. Il le nomme infini, je le surnomme mélancolie.

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Les artistes ont quitté la scène

Publié le 13 Juin 2019 | Aucun commentaire

Nostalgique un jour ou une nuit, je ne sais plus. Je t’avoue que je ne me rappelle plus. Solitaire et insatisfait en immersion parmi cet absolu. Dans une quelconque ruelle au sol balayé par le souffle d’une ritournelle. Toi et moi psalmodiant des textes froids. Tournants dans le cercle glacé de notre profonde mélancolie. Nous sommes allés une nouvelle une fois. Vers le mausolée des spectres d’autrefois. Ainsi accouplés à ces variations d’ivresse. Où nos tendresses étaient d’une infinie tristesse. Pendant que notre naïveté scintillait en paillettes de futilité. Dans nos yeux attendris et émerveillés. Rappelle-moi le pourquoi de toutes ces choses. Les vibrations de nos respirations. Les transitions de nos cœurs virtuoses. Chœurs envoutant les voutes de nos cathédrales. Faut-il encore que je te parle ? De nos rires, de nos pauses théâtrales ? Nous les avons tant partagés. Nous pouvons maintenant les épargner. Comme des radins si proches de la fin. Je sens venir un vent glacial. Chargé d’une nostalgie abyssale. Il en est ainsi de notre destin. Vertical. Quand les artistes quittent la scène. Quand le silence ne cache plus sa peine. Dans une nuit noire et blême. Portée par les derniers vers d’un poème. Je caresse alors le dédain de ce sinistre dessein. Afin de me noyer dans l’alcool irisé de son venin.

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