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gothique et romantique

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Errance

Publié le 18 Nov 2019 | Aucun commentaire

J’ai cette folie de croire dans l’impossible espoir. De nos deux corps de lassitude éteints. Devant le firmament de nos étincelles s’affaiblissant. Alors que grandit dans le lointain le bruit vain. D’une cavalcade héroïque venue nous secourir. Je ressens l’abandon et le froid comme autrefois. Transfuges de nos défenses cataclysmiques. Quand nous étions des démons asthmatiques. Souviens-toi de l’emprise du néant. Sur nos corps aux reliefs envoûtants. Nous allions de près en collines, de terres vierges en forêts. Haletant en excitant le feu en de-dans.

Je n’ai plus de définition pour nos outrances, nos exagérations. Comme si être tempérants devenait exaspérant. Je poursuis l’inutile avec le cercle infernal. De répéter chaque jour le puéril, le banal. Et de me pelotonner à tes pieds. En chat versatile et incorruptible. Il me reste ce verset à mes infirmités. Pour atrophier ta pensée imputrescible. Je suis captif de tes errances approximatives. Ces choix qui révèlent en toi. Tes projections imaginatives. Mes aurores boréales à moi. Je me contente de peu. Je te mens en affirmant tes propos valeureux.

Il le faut pour tordre le temps. Capter ton attention quand il est encore temps. Sur le parchemin de nos anciens chemins. La où les loups hurlent comme des fous. Dans la sarabande vertueuse de nos errances tapageuses. Je suis mélancolique et agnostique. Tu es nostalgique et pratique. Tout nous sépare. Tout nous accapare. Collés et accolés à nous apprivoiser. Depuis une éternité à jamais scellé. J’ai cette folie de croire dans l’impossible espoir. De nos deux corps de lassitude éteints. Devant le firmament de nos étincelles s’affaiblissant.

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Les rêves illusoires

Publié le 7 Nov 2019 | Aucun commentaire

Dans le requiem de rêves illusoires. Parmi les symptômes d’une triste farce. Filtre l’ivresse du crépuscule d’un soir. Sur le velours morose d’une froide litière. Dans l’alcôve d’humeurs éparses. S’endort le festin d’une profanation des symboles. D’hier et sans remord jusqu’au ras bord. De promesses les plus folles. Cajolant leur fureur, méprisant leur pesanteur. En talismans d’instant furieux. Quand ils abondaient liquoreux. Sur le derme et le drap, puis. S’évanouissaient dans les mensonges d’une nuit. Éparpillant lassitude et amertume. Sur les labours de terres arides.

J’exhume ces fragments, caresse leurs rides. Profanant le sacré et l’oublié. Dans le requiem de rêves illusoires. Frémissant devant le miroir. D’une aube défragmentée. Qui s’alanguit dans sa robe évaporée. Répandue sur les vergers et les marais. Et, mord le froid dans nos corps. Alors que nous irons dehors. Immoler l’heure d’une nuit. Dans une fulgurance inassouvie. Ondoie sa frénésie, sa poésie. Comme une saveur prophétique ou dramatique ? Restant mélancolique sous les a coups de l’ouragan. Filant entre les doigts sur le carmin de jours sans fin. Alors se lèvera un soleil incertain. Quand se dresse la bougie de nos matins endormis.

Je deviens mystique ou agnostique. Restant statique devant l’illusion. Faisant d’elle une incarnation. De solitude sur la magnitude. D’errances inconstantes. Quand l’esprit veut croire. Dans le requiem de rêves illusoires. Tente d’écrire un testament improbable. D’illuminations provisoires. Vers des avenirs affables. Petite abeille emmène-moi sur tes ailes. Où tu veux, insolemment, pudiquement. Quand le soleil sera brûlant. Exagérément. Dans ce temps imprudent. J’imaginerai le firmament. Avec le puzzle de ses boniments.

J’oppose aux impostures majestueuses. Les faiblesses de tendresses vertueuses. Comme des cicatrices salvatrices. Pour rappeler les méandres de notre intimité. Ce soir ou un autre soir ? Quand le noir sera sur nous inanimé. J’irai aux confins des lumières de l’ère glacière. Lorsque s’aimer relève d’un acte de paix. Comme une déviation de nos frustrations. Soyons prospères et riches d’espoirs. Dans le requiem de rêves illusoires. Marchons fiers en glorifiant sans manière. La mélancolie de nos âmes crépusculaires.

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En battant des ailes

Publié le 31 Oct 2019 | Aucun commentaire

Tandis que les loups traçaient leur chemin vers un prochain festin. Pendant que les rapaces planaient rassasiés au-dessus des blés. Alors que les requins draguaient affamés les fonds marins. Et, que les paresseux se traînaient à la queue leu-leu. Dans une ruelle un corbeau s’envolait battant des ailes.

A quelques lieux de là se levait une aube immaculée. Étirant un voile vaporeux sur une terre labourée. Des cerfs erraient fatigués et éprouvés. Traînant leurs pattes ensanglantées. Après une nuit de brame sans pitié. Pour les beaux yeux d’une biche amourachée. De soupirants lancés vers elle dans un sprint effréné.

Durant le songe pesant d’une nuit d’automne. Lorsque la feuille se maquille et se recouvre d’or. Alors que sa dernière heure sonne. Pour un vol et puis s’endort. Tapissant la mousse de couleurs rousses. Là où le renard court aux trousses. De rats ignorants et agnostiques. En recherche de carcasses faméliques.

Avant que le soleil ne monte vers un zénith enflammé. Sur une plaine s’étirant dans une journée apaisée. Où se murmurent quelques boniments colportés. Par un vent impertinent. Pour quelques heures d’apesanteur. Tapissant l’ambiance d’un temps apaisé. Inévitablement périmé en fin de journée.

Là nous irons nous promener. Entre chiens et loups. Nos ombres informelles n’étant que factuelles. Ou évasives et fortuites. Pendant que dans le ciel s’amoncellent. Des nuages et d’autres images en otages. De nos imaginations en accélération. Parle-moi de cette folie qu’on appelle poésie.

Fais vibrer en moi la petite musique inaboutie. D’un requiem infini. Celui de nos errances passagères et familières. Parmi les forêts où poussent le muguet. Sur des plaines saturées d’or et de blés. Quand tout paraît programmé pour être parfait. Nous lapant avidement l’excellence de cette indécence.

Sculptée avec des yeux aveugles. Jouée avec des oreilles sourdes. Laissant des cœurs émerveillés. Devant un veau qui meugle. Ou un champ de lampourdes. La poésie qui habite la vie. Qu’elle soit altière ou roturière. Colore notre existence routinière. Cent fois de mille manières.

Tandis que les loups tracent leur chemin vers un prochain festin. Pendant que les rapaces planent rassasiés au-dessus des blés. Alors que les requins draguent affamés les fonds marins. Que les paresseux se traînent à la queue leu-leu. Et que dans une ruelle un corbeau s’envole en battant des ailes.

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Le message lunaire

Publié le 29 Oct 2019 | Aucun commentaire

Je vais t’écrire un message lunaire. Que tu liras dans la lande austère. Là où nous allions tuer le lion. En regardant s’en aller la cohorte de nos légions. Tandis que bruissera la rumeur de quelques notes. Provenant de nos complaintes, de nos peurs idiotes. Devant l’impuissance de ne pouvoir contracter. Le temps, ses mirages, l’espace d’un instant.

Je te parlerai de l’inutile. Par provocation, par hésitation. En croyant qu’il est facile de concilier le futile. Avec nos urgences omnivores. Leurs crocs mordant à mort. Dans le bouclier tendre d’un cœur à fendre. Comme du vieux bois mort. Prêt à se briser, prêt à brûler. Dans l’âtre d’une quelconque cheminée. En s’évaporant vers l’éternité.

Je sécherai tes larmes. Avec des mots indigents voire même prudents. Pour ne pas violenter la mélodie défragmentée. Vierge et luttant sans arme. Devant tes rêves inachevés et oubliés. Où sont passées ces espérances s’extirpant de l’adolescence ? Tes oriflammes en tête du cortège. De tes conquêtes programmées et effacées. Sous la glace, le froid et la neige.

Je tenterai de souffler le chaud et l’ardent. Capable de réconcilier autrement. La crainte idiote d’avoir tout manqué. Ce sentiment atrophiant toute vérité. Venant mordre et empiéter. Les belles lettres d’une légende avérée. Mentionnant le fort et le bouillonnant. Venus te porter et t’emporter. Tout au long de ces années.

Je graverai avec le silex. De nos oppositions exaspérées. Sur la pierre nos anciens réflexes. De se protéger et de s’aimer. En s’opposant, en se jaugeant. Pour s’amuser et alimenter. Dans le foyer la haine de s’étioler. Comme si elle n’était pas une fatalité. Venue nous accompagner, nous éprouver. En tapissant nos murs de fractures. Ayant forgé nos armures.

Je policerai les remparts de nos forts. Là où nous nous protégions avec nos hallebardes. Là où nous nous cachions du triste sort. Face à ces humeurs pesantes et blafardes. Quand l’aube divorçait de la nuit. Et que le froid dictait sa loi. Sur la tiédeur de nos corps lourds. Ainsi nous parlions du présent comme toujours. En hésitant comme si nous parlions d’amour.

Je jouerai avec les mots. Par des accords et des rimes improbables. Afin d’écrire ou de traduire. Le murmure insolent du ruissellement de l’eau. Tatoué sur notre peau comme une fable. Inacceptable et vulnérable. Psalmodiant le bégaiement de nos jours lancinants. Dans la lande austère. Là où nous allions tuer le lion. En regardant s’en aller la cohorte de nos légions.

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Un satin d’un autre âge

Publié le 22 Oct 2019 | Aucun commentaire

Te souviens-tu des alizées sauvages ? Nous enroulés dans un satin d’un autre âge. Sur le sable noir d’une quelconque plage. Parlant de nos précédents voyages. Vers des contrées vierges et inhospitalières. Nos mains jointes, nos longues étreintes. Sous le joug de nos expressions familières. Les yeux fermés, le corps irradié. Par les ondes irrégulières. De nos expositions sans manière. Nous nous sentions faibles et vulgaires. Comme déplacés ou déportés. En éventrant nos cauchemars. Avec les lames de nos turpitudes joyeuses. Dans un sommeil famélique et pompeux. Car existe en nous cette terre giboyeuse. Où gambadent des meutes artificielles. De lévriers valeureux et courageux. Tels que furent nos jours heureux.

Comment retenir ton attention ? Toi, l’évadée de mes forts d’exception. Où nos royaumes furent des prisons. Nos actes, les jugements de tant de frustrations. Fustigeant toute espérance de rédemption. Nous nous sommes égarés, mieux apprivoisés. En aimant l’ardent. En caressant l’infamant. Pour cristalliser le pétillant. Et sanctifier le repoussant. J’exagère en sculptant notre misère. A coups virils pour la réduire en poussière. Quand l’inutile courtisait nos rêves évasifs. Dans le labyrinthe d’un jour sans fin. En s’humiliant puis en nous charmant. Affirmatif. Par pitié et par passion. Avec des tours de pantonymes. Des sauts vers l’inconnu. Devant une foule d’anonymes. Arrogants et se mettant à nu.

On s’en est remis aux parfums des anciens vergers. Aux artifices puérils de nos abysses. A l’encre noire de nos textes inachevés. Où l’on s’endort frappés par le sort. Qui veut que nous fumes deux. Pour un temps immature. Et son paravent qui se fracture. Sous le poids de nos parjures. Sur nos cuisses quelques cicatrices. Comme le dernier sel de nos repas festifs. Puis le silence insistant et définitif. S’abandonnant dans le labyrinthe du néant. Mélancolique, tu disais narcissique. Avec cette ultime interrogation fatidique. Te souviens-tu des alizées sauvages ? Nous enroulés dans un satin d’un autre âge. Sur le sable noir d’une quelconque plage. Parlant de nos précédents voyages…

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