English Version
gothique et romantique

Bienvenue

Utopies

Publié le 15 Jan 2021 | Aucun commentaire

J’ai oublié le goût de nos prostrations mornes et fades

Les aigreurs passées et inférieures de nos escapades

Sur des sables rouges teintés de multiples couleurs

Allant par fatalité récolter dans le creuset de nos peurs

Des symboles parmi les nuits étoilées de nos ciels noirs

Ces temples où tremble le muguet d’un printemps bleuté

Je suis invisible derrière l’idée opaque de vouloir croire

Aux utopies fiévreuses faîtes d’un sang triste et valeureux

Elles se jouent de nous, folles nous prennent pour des fous

En se prélassant sur des paillasses sous le soleil turquoise

De nos versatilités transies sur les eaux de la mer d’Iroise

Ces mirages venus déformer nos projections enflammées

J’écarte les doigts en laissant filtrer ce sable doux et tempéré

Alors que des caprices intemporels aux plaies affreuses

Regardent l’avenir et nous parlent de leurs utopies fiévreuses

Lire la suite

L’âme qui nous unissait

Publié le 6 Jan 2021 | Aucun commentaire

De nos options passées je n’ai gardé que le sel de la modernité

Cette forme impalpable de vibrer au modeste son d’une pensée

De m’apitoyer sur les variations d’une idée née dans la voie lactée

Et de croire dans l’impossible espoir de nos tendresses frelatées

J’ai alors accepté de sombrer dans cette attente frileuse et angoissée

Faîte de nos inhumanités chapardées où les ombres sont exorcisées

Sous les ramures grotesques d’arches de pierres aux voûtes dorées

Elles apportent de la fraîcheur aux laves de nos éruptions bleutées

Lorsque nos haines s’érodent sur le verni de nos accords déprogrammés

Et que des mots enfiévrés propagent un incendie de paroles enflammées

J’ai alors la faiblesse de me laisser séduire par une tentation d’oublier

De faire corps avec l’inutilité, de m’effacer et de céder à l’inhumanité

Volatile de m’éroder entre les interstices d’une aube impure et corsetée

Autour de nos oraisons passées où fuir constituait une alternative dorée

A cet empressement de brûler sur un bûcher l’âme de ce qui nous unissait

Lire la suite

Requiem

Publié le 31 Déc 2020 | Aucun commentaire

Il y a cette léthargie de l’âme, cette infusion des sentiments

Qui se volatilisent en couleurs d’argent dans le firmament

Violents et tendres à la fois, ils louvoient entre les troncs

D’une forêt enfouie sous l’aube d’une hibernation sans fin

Demain est là fort, impassible quand nos âmes s’éteindront

Passionnées, sublimes et tellement mièvres aussi

Je mesure l’infini, le manque, le néant tout réside ici

Parmi ces mots insipides, incapables de panser les cicatrices

De la fin, de ce terme venu s’imposer comme un sacrifice

Ultime avec cette liberté entravée entre les filets du temps

Travesti dans les habits de l’absence et du vide indéfiniment

J’observe la virtuosité de tant d’errances intolérantes

Ces escarres balafrant le derme d’essences évanescentes

J’entends leurs caprices versatiles, leurs âmes provocatrices

Toutes sont incandescentes lorsque s’abat la mélancolie

Cette aube virginale sur l’écran noir de nos tristes nuits

Là où fécondes s’ébat l’ombre aux tentacules factices

Qui enserrent les rameaux de notre passé en les effaçant

J’entends leurs appels, leurs souffles, le silence du néant

Et je brûle sur les braises de ce souvenir pâle et enfiévré

Lire la suite

Ombres

Publié le 24 Déc 2020 | Aucun commentaire

Blanches comme l’aube de pèlerins invisibles

Impassibles et fugaces furent nos ombres

Entre les branches de forêts rouges et sombres

Pendant que volaient des corbeaux dans un ciel d’azur

Diamants étincelants sur une toile bordée de dorures

Étrangement il faisait un froid absolu sur cette journée

En ce jour de parade pour des gnomes endimanchés

Dansant rieurs et farceurs, complices de nos impostures

Ces fadeurs d’errer ailleurs si loin de notre futur

Quand le présent est impasse, qu’hier est enterré

J’entendais le silence sur nous recroquevillés

Impassibles et fugaces furent nos ombres

Entre les branches de forêts rouges et sombres

Lire la suite

Un matin

Publié le 16 Déc 2020 | Aucun commentaire

Mon sang s’écoule noir sur les feuilles de la pénombre

Et trace les lettres d’un nom, le tien, ô toi mon ombre

Quand dans l’aube je vais sur les terres blanches piétiner

Les fleurs mortes d’un sanctuaire oublié et à jamais effacé

Un matin, une nuit, maintenant entre tes mains

Je goûte l’interdit de nos substances vénéneuses

J’aime la pâleur de nos visages, celle de nos peurs

Et toutes ces nuits quand je dors et que tu vagabondes

Sur les eaux d’un lac alors que fusionnent nos ondes

Frileuses, parties hagardes hanter cette forêt ténébreuse

Où, sur une forge, leurs âmes martèlent le sel de nos fureurs

Alors que nos mondes se bousculent et s’entrechoquent

J’aime que tes ailes caressent mes rêves intemporels

A jamais morcelés par les fragments de multiples chocs

Et que s’agglomèrent les chaos de nos vertiges

Derrière la muraille de pierres de nos impudeurs

J’aime leurs cavaliers, leurs chevaliers, leurs voltiges

Riant, s’emballant, cavalant sur le fuseau de nos terreurs

Dis-moi que leurs violences ne sont que déraisonnables

J’ai besoin de cette certitude pour rester encore affable

Quand dans l’aube je vais sur les terres blanches piétiner

Les fleurs mortes d’un sanctuaire oublié et à jamais effacé

Lire la suite

This site is protected by wp-copyrightpro.com

This function has been disabled for Gothique-et-Romantique.