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gothique et romantique

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Mélodie sur un pont interdit

Publié le 7 nov 2018 | Aucun commentaire

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Dans une errance fugitive, je cultive le présent. Cet instrument qui me retient au-dessus d’un vide. Envahissant aux visages tristes et candides. Mes fantômes d’hier sont de ceux-là. Quelque part marchant à petits pas. Dans un labyrinthe de feuilles et d’herbes. Ils se lamentent pour des riens.  Ânonnent des phrases sans verbes. Cultivent la fatalité de chaque matin.

Mélodie sur un pont interdit. Je n’irai pas sur l’autre rive. Boire leurs calices remplis de jalousie. Mais je lutterai contre cette lente dérive. En fantassin d’un combat assassin. Malgré cette douleur sourde et profonde. L’onde qui m’envahit et pour laquelle je succombe. A l’ambiance sinistre de catacombes. Ce temps creusant sa tombe. Dans l’agonie d’une époque sans envie.

J’irai dans le labyrinthe, les mains jointes. Par humilité ou par compromis. Entendre mes fantômes et comprendre. Si je deviendrais comme eux ? Si je devrais m’avilir face à eux ? Afin de les amadouer ou de les renier. Dans une lutte sans merci mais il en sera ainsi. Sous le soleil caractériel de nos haines fusionnelles. Pour suspendre l’instant larmoyant par nos larmes de sang.

Alors il en restera une vision aléatoire. Celle de donner à demain un vernis sans espoir. Celui de nos corps constitués d’inhumanité. Il existe peu de différence entre eux et moi. Nous avons signé ce compromis. Par souci de légiférer notre foi. En un texte fade et sans vie. Qui nous ressemble et nous assemble. Dans le dédale de ce labyrinthe. Où du silence s’échappent nos plaintes.

Se morfondre deviendra notre acte d’amour. Il ne restera que cette faiblesse pour suspendre. Une pénombre s’abattant sur nos tristes jours. Tendresse sans caresse. J’aime embrasser le fantasme qui transgresse. La mélancolie de notre paresse. Ce néant sans appel voluptueux comme une diablesse. Qui se confond avec le mirage de nos jouissances scélératesses.

Et dans un soupçon d’infini. Une déviation de notre temps. Nous irons musarder dans des champs de muguets. Aussi noirs que nos ciels s’endormant. Et sous l’ombre de chênes tentaculaires. Nous lirons des poèmes crépusculaires. Écrits avec les aurores boréales de nos transgressions. Fertilisant nos rancœurs et nos frustrations. Dans ce rituel factice de notre mansuétude. Le masque fauve qui cache notre platitude.

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Les lumières amnésiques

Publié le 31 oct 2018 | Aucun commentaire

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Avec offense, je ressens la violence de nos lumières s’effaçant. Comme une ode à la pénombre s’embrasant. Dans le velours crépusculaire d’une pause assagie. Je me sens à peine aigri, tout juste transi. Parmi les éléments de cet ouragan bruissant. Entre les branches de notre arbre généalogique. Un matin peut-être, une nuit sûrement. Je partirai leur offrir mes larmes en otage. Alors que devenues amnésiques, elles me parleront d’outrages.

Mais comment leur rappeler ces teintes de l’été ? Cet orangé marqué sur ma peau bronzée. Comme le talisman d’un trésor sucré. Maintenant impuissant dans les frissons d’un automne arrivé. Effeuillées, elles se sont désavouées. Divorçant dans la corruption de nos contradictions. Elles ont épousé le sombre d’une nuit d’hiver. Les teintes éruptives de mes enfers. En rougissant sur l’athanor le fer. Du sang de mes aurores crépusculaires.

Je me sens délaissé, abandonné. Mélancolique par fatalité. Sur la peau, je porte la corrosion de nos relations. Blanchâtre et fantomatique. Je deviens empathique. Par obligation, par frustration. J’erre des nuits entières. Dans des chemins creux. Les yeux clos, les mains dans le dos. Frileux et malheureux. Nostalgique, je balaie l’instant d’un recul saisissant. Hier est devenu le temps d’un présent envahissant.

La platitude de nos relations est misérable. Elles en sont devenues inaltérables. Dans l’aube de ces matins laiteux. Étirant leurs fils dans la langueur de rêves fiévreux. Je l’accole à cette mélancolie qui m’habite. Avec les couleurs pastelles d’un calice sacrificiel. Mon sanctuaire d’un passé composite. En oripeaux comme un épouvantail aux oiseaux. Et, je me rappelle hier. Lorsque nous étions fiers.

Complices d’un soleil sur la plaine étendu. Dans la clarté d’un temps convenu. Où lascives nos nuits embrasaient nos amours. Brûlantes sous les orangers d’Andalousie. Je m’en souviens pour toujours. Tes yeux brûlaient d’envie, ton corps aussi. Il irradiait mon esprit. Conquis, j’ai murmuré au vent notre récit. Il a souri pensant à demain, à nos hivers. Aujourd’hui, je fleuris notre cimetière.

Mais je veux croire en d’autres matins. Plus tièdes, plus mutins. Quand nos lumières ne seront plus amnésiques. Quand nos rêves s’uniront d’une tendresse pudique. Alors dans le passé, j’irai puiser l’oubli. Pour abolir et recouvrir nos cicatrices. Avant que ne s’éteignent les vertiges de nos folies. Pendant que s’élèvera le chant  d’une cantatrice. C’est là que tu me proposeras que nous soyons amis.

Comme toujours, quand revient l’été. Depuis le temps, je m’y suis habitué. Avec posé sur nos faces le suaire de nos misères. Recouvrant le derme de nos infirmités. Comme un automne annonciateur de nos nuits d’hiver. Dans le cycle infernal de nos amours contrariés. Alors que s’enclenchera la répétition de nos insomnies. Vacillera la clarté d’une bougie. Veillant pudique et mélancolique. Sur nos lumières amnésiques.

 

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La nuit sur un fauteuil

Publié le 23 oct 2018 | Aucun commentaire

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Ce sel sur nos plaies à vif. Comme la litière d’un désamour curatif. Je veux parler à tes yeux, caresser tes cheveux. Renvoyant à hier les chœurs de mauvaises rancœurs. Là à me morfondre sur nos états généraux. Marqués en rouge sang d’une transhumance poussive. En errance traînant sur des chemins, frottant des sabots. J’ai eu une vision tentaculaire et corrosive. Nous étions imaginatifs et hyperactifs. Peignant sur des toiles des mondes inoffensifs. Il pleuvait ou il neigeait, nous étions affectifs. L’un collés à l’autre, prêts à se regarder.

Et le torrent éruptif de nos fractures élastiques. A balayé le sable de tout compromis. J’ai avalé des fruits allopathiques. Ainsi sont nés nos rêves antibiotiques. Éliminant nos fantômes emblématiques. Nous les avons accompagnés en terre. Fer contre fer, recouverts d’une dernière pierre. J’ai serré la main de nos désespoirs. J’ai embrassé les cyclones de trottoirs. Venus de si loin du fond du couloir. Abyssal où nous sommes au bord d’un plongeoir. Nous irons nourrir les loups de nos rages frénétiques. Comme si nous étions de sombres hérétiques.

Ce sel sur nos plaies à vif. Trace le cercle d’un anneau inexpressif. Porté autour du doigt, comme un talisman froid. J’écoute le son rauque de nos plaintes désabusées. Je choie ces nuits sur un fauteuil de cuir habillé. A observer les lents mouvements de notre néant. Je parle de cette mélancolie improductive. En nous qui devient invasive et excessive. Nos sens vagabondant dans tous les sens. Essence d’un bûcher où se consument nos carences. Dis-moi si nos corps ont aimé. Le contact sacré de se parler ?

Et le torrent éruptif de nos fractures élastiques. S’est approprié le droit de devenir allégorique. Projetant sur un écran noir son bon vouloir. Je t’ai vue grelotter ou même chantonner. Le refrain de nos jours passés et embaumés. Moi, spectateur unique et asymétrique. Fataliste aussi. Comme si. Tout était fini. Dans l’arabesque d’un arc en ciel archéologique. Je suis allé frapper aux portes de platine. En archiviste de nos heures câlines. Recevant l’accueil froid d’autrefois.

Alors, je courtise l’imprévisible, la douce éléphantine. De mes nuits sombres aux infusions d’églantines. Les fruits d’un printemps imaginaire. Nostalgique, il restera à jamais crépusculaire. J’aime ce temps, ce serment. Envahissant et tremblant. Sans faire semblant. Il reste du pacte du silence. Le cri ahurissant d’un rêve assagi. Je suis en transe. Nous deux comme un artifice. Poussant à son extrémité le vice. De tournoyer, de s’approcher, de se détester. Pour se réconcilier, mieux se repousser. J’en ai rêvé. Ce fut notre fatalité.

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Un ciel bleu angélique

Publié le 15 oct 2018 | Aucun commentaire

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Dans la brume d’un ciel bleu angélique. Parmi les vapeurs de reliquats fatidiques. Sur le derme de ta peau magnifique. Je m’égare dans un labyrinthe démoniaque. Hagard et voué au hasard. Enveloppé de cette ombre tentaculaire. Aphrodisiaque de mes nuits crépusculaires. Quand ton regard s’abat sur mes pénombres. Lorsque s’ouvrent mes cicatrices artificielles. S’illuminant de lueurs sombres. Fragments de mes effractions caractérielles.

Là dans cet instant en fusion quand la lave se boit en addiction. Je m’accroche à nos tremblements. Méprisant l’horizon ; crachant sur notre abdication. Et je donne à l’instant la valeur d’un tournoiement. Infernal et banal dans l’obsession infinitésimale. Que tout est rien et nous sans fin. Pendant qu’il ne reste rien pour se projeter jusqu’à demain. J’aime la vacuité de nos fragilités. Les crises intérieures de nos failles. Taillées dans de l’amertume en pagaille.

Agglomérées dans le cercle froid et aseptisé. D’une lune égarée et de blanc maquillée. Clown triste buvard de nos infirmités. Prends ma main, courons pour oublier. Le calice de nos beuveries frelatées. Lorsque chaque mouvement irradiait. Quand nos corps lourds s’effondraient. Libérés et prêts à recommencer. Instants qui définirent le temps. Forgèrent le moment envoutant. De briser le cristal de notre humanité.

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Nos jours perdus

Publié le 9 oct 2018 | Aucun commentaire

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Dans le regard d’un lion en cage, j’ai vu la misère de nos jours perdus. Tremblante sous le vent et la pluie dans le frémissement. D’une crinière ayant abandonné la flamboyance qu’elle eut. Je me sentis si seul au bout de ce monde se fracassant. Dans un bar aux têtes d’animaux sur le mur empaillés. M’observant de leurs yeux exagérément exorbités. Je ne pouvais boire à leur santé mais je le fis.

Ni coupable, ni animé d’une pulsion animale, j’ai entendu. Battre le souffle court de leurs courses folles vers un ailleurs. Où se mit à raisonner le requiem de leurs jours perdus. Sur un piano de bar, dans un nuage de cigares, repris en chœur. Par des hurlements de chiens et de loups dévorant passionnément leurs viscères. Ultime instant de la  curée sous une futaie. Forêt d’un ultime tombeau sans pierres, ni cimetière.

Qu’un seul mur pour la postérité en trophées de paille embaumés. S’adresse à mon regard pour me noyer dans leur miroir. Afin de comprendre, entendre et savoir. Si demain quand il ne restera rien, adviendra la paix ? Mais dans le bar les gens hurlaient comme possédés. Par l’odeur du sang séché sur des murs délavés. Les pieds trempés dans de la bière s’échappant de fûts éventrés. Rouge, elle s’écoulait à perte de vue jusque dans la rue. Alors que je pleurais sur la tombe de nos jours perdus.

Monocorde et fade, il était comme cette bière éventée ma dernière amitié. Je ne la connaissais que trop ; trop présente, si souvent traumatisante. Fugitive dans son essence, capricieuse par vice ou par pitié ? Elle provenait d’autres vallées mystiques où la paille ne remplit pas le corps des apôtres. Tous ont un dieu, la liberté ; un projet, passer des journées à gambader. Se protégeant à jamais de la nostalgie de leurs jours perdus.

Alors j’ai fermé les yeux, ivre à l’inconnu. Piétinant les traces abimées de nos jours perdus. Je me suis rappelé les heures brûlantes et ensoleillées. Reflets de journées passées sans présent glacé. Maintenant accroché sur un mur à perpétuité. Aux corps froids, aux regards à jamais vides. Je me suis senti un des leurs. Alors que s’est arrêté de battre notre cœur. Arides seront nos vallées, déserts sont nos projets. Dans l’éclair d’une balle venue éteindre notre ardeur.

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