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gothique et romantique

Ténèbres

Publié le 14 Jan 2019

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Elles sont une part de moi familière. Ne me sont pas étrangères. J’ai des ténèbres une impression particulière. Elles composent ce toit ombragé. Sous lequel je vais au calme m’allonger. J’ai des ténèbres cette sensation téméraire. Qu’elles colorient mes aurores crépusculaires. Ornant ce néant protecteur. Où se coagulent mes terreurs. Moi, enfant des vents de mélancolie. Consumant l’instant en banalisant. Ce qui est pour des crachins de nostalgie. Se fixant aux ailes des moulins à vent.

Mes ténèbres errent aussi loin. Que cet ailleurs qui se morfond chaque matin. En s’accouplant avec de mauvaises idées. Je les ai aimées puis les ai trompées. Avec un ciel blanc et brumeux. Se levant derrière un bois soyeux. Dans la rosée d’un ciel d’été. Fumant le calumet de la paix. Avec mes cauchemars éberlués par tant de témérité. Irrévérencieux, je me suis moqué d’eux. Sans remord jouant avec leur vie, avec leurs torts. Comme si j’étais viril et fort.

Je vois mes ténèbres comme des alliées. A forte variation de tristesse et d’humanité. Je prends les deux sans faire d’envieux. Ecoutant les grelots du vent en son stéréophonique. Un concerto en tremblements majeurs. Sous un chapeau à plus-value esthétique. Me protégeant de toutes ces frayeurs. Mes souffrances, mes complaintes, mes astreintes. Je broie ce noir comme des grains de café. Ma perversité me pousse à m’en délecter. Au bord de l’écœurement presque empoisonné.

Mes ténèbres fécondent les silences. Qui enterrent l’usage de la parole. Ressuscitent ce besoin d’isolement. En offense aux témoignages de morale. Si présents lorsque je suis absent. La nuit me baignant dans des océans de mélancolie. Sur une île déserte où les coquillages ont fui la plage. Et les nénuphars se prennent pour des martin-pêcheurs. Cousins de diables à plumes farceurs. Flottant dépenaillés sur des liquides alcalins.

Je sais les ténèbres profondes et obscures. Des lieux où sur le lierre poussent des mures. Devant l’éclat de chandelles éprouvées. Face à une assistance de chauve-souris, transies. Tétanisées à l’idée de voir le jour se lever. Hurlant dans le chaos envahissant. Une haine à peine maîtrisée. Ce requiem potelé de notes évaporées. Un raffinement sans précédent. Avec des spectres s’habillant en XXL. Et des sorcières osant des manières de demoiselles.

 

 

 

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