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gothique et romantique

Sur les bords de Loire

Publié le 21 nov 2017

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J’ai descendu les escaliers de nos vies. Sur de la paille et des tapis. Sous l’azur d’une irrépressible envie. Trouver les clés du paradis. Pour y pénétrer, faire des folies. Parler à des singes, des otaries. Boire de l’eau de vie. Me faire des amis. Sans nier ce que j’ai été. Composant avec le passé. Lui donnant des couleurs dorées. Pour maquiller et masquer. Le présent que j’éprouve. Adoptant une louve. Hantant des douves. Se parfumant sur les flouves. Dans une position que je désapprouve.

Ombre qui rode sur les bords de Loire. Alors que le ciel noir de ce dernier soir. Est encore présent dans ma mémoire. Portant la cicatrice de ne pas savoir. Si nous aurions eu la force de croire. Aux fantômes hantant le miroir. De ce présent versatile et illusoire. Où se propagent les ondes d’un ultime espoir. Quand je veux espérer et pouvoir. Affirmer que notre mélancolie saura se mouvoir. Dans l’absence et le néant de notre histoire. Là où rien ne résiste au brûloir. Du temps consumant le grimoire. Des poèmes de nos ciels noirs. Écrits à la pointe d’une plume d’ivoire. Et devenant ces tristesses inquisitoires Ne parvenant plus à nous émouvoir.

Mais, je ne parle que de moi. Sans une virgule pour toi. Alors que je crois dans le divin. Et son illustre fin. En corbeau tentaculaire. De mille pattes protestataires. Dans un train à crémaillères. Sur les flancs d’une montagne. Verte et bleue avec des glaciers. Des marmottes buvant du champagne. Nécrologie de nos âmes acidifiées. Carbonisées dans un brasier. Sous le regard d’un grand argentier. Tout juste cachottier. Je serai ton cavalier. Dans un jardin avec des palmiers. Pour démythifier ou déqualifier. Toutes ces choses enviées. La postérité sur un voilier. Du caviar coincé dans le gosier. Épelle mon nom. Comme çà sans raison. Humilié et fanatisé.

Nous sommes, nous avons été. Des ombres du passé. Sur les tableaux de l’escalier. Des êtres furtifs et singuliers. Familiers ou ossifiés. Dans le ciel de ce dernier soir. Noir et sans y croire. Je croise les doigts. Moi proche de toi. Foi en une autre fois. Fusionnels et caractériels. Mangeant des airelles. Tutoyant Colombine. Qui a mauvaise mine. Accompagne la reine Mathilde. Unies dans une guilde. Du souvenir et du tissage. A Bayeux ou dans d’autres lieux. A tout moment, à tout âge. Esprit fripon et vagabond. Je suis mes prémonitions. Sur la boussole de mes addictions. Nord et sud s’étant mariés. Est et ouest s’étant répudiés. Les pôles ont fusionné. Je m’oriente aux étoiles. En navigateur sans voile.

Il me reste cet instinct d’être en mouvement. Tout le temps, peut-être plus, indéfiniment. Cherchant quelque chose, un aboutissement. Je le dévore à pleines dents. Peste contre le souffle du vent. Entrechoquant les silex du temps. En étincelles du prince charmant. Cœur vaillant, te séduisant. En permanence constamment. Tu es là pour le provoquer, me narguer. Dans une détresse illusoire. Composition sur tableau noir. D’un diablesse avec ses cornes blanches. Pendant que tu me jures de rester franche. De parole et de comportement. Maintenant et tout le temps. Pourquoi douter alors que c’est vrai. Peut-être et à jamais ? Je te crois encore une fois. Tandis que je descends l’escalier de nos vies. Sur de la paille et des tapis. Sous l’azur d’une irrépressible envie. Trouver les clés du paradis.

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