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gothique et romantique

Mannequins

Publié le 18 Fév 2015

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Il y a ces larmes qui ne peuvent couler. Ces regards usés et fatigués. De longs soupirs derrière des visages de cire. Nos poses figées, la poussière de nos misères. Les ombres, le noir de nos yeux aveugles. La souffrance qui hurle, beugle. Dans nos têtes immobiles. Impassibles, incapables d’entendre nos pas bruisser. Sur le parquet. Las et là, déposés comme des fossiles. Toutes ces nuits passées à s’épouvanter. D’un rien jusqu’au lever d’un matin souverain. Une ombre, une clarté, la pâleur d’une première chaleur. Sur la lande abandonnée, notre destinée.  Victimes de ce charme ayant corrompu nos larmes. Au bout du drame de ne pas savoir. Ce qu’il y a au-delà du noir. Plus loin, épuisés d’avoir trop joué avec la fatalité. Pour s’amuser, s’éprouver. Durée de vie jusqu’à son extrémité. Union stérile avec la fatalité. Si éloignées de notre réalité. Puisant dans l’indolence cette forme de déviance. Nous volant le plaisir de se mouvoir. En restant figés pour se saisir du pouvoir. De contenir le temps. Indéfiniment pour si longtemps. Qu’il ne reste plus que des apparences. Le début d’une certaine errance. Nos esprits enflammés de ne plus traîner. Un corps alourdi de ses envies. Flemmardise ou vantardise ? Séquestrés dans une chambre faiblement éclairée. Vivant sans s’éprouver. Les yeux fermés pour s’empêcher de veiller. Le rêve pour s’évader. Seul, troublant l’image d’une totale dépendance. Dans une parfaite obéissance. Sur la toile d’un tableau brillamment exécuté. Avec des mannequins, des pantins. Dessinant l’histoire. Présents chaque matin, chaque soir. Et, ces larmes qui ne peuvent couler. Ces regards usés et fatigués. De longs soupirs derrière des visages de cire. La perfection en réflexion. D’une image dans le miroir. Troublante sensation. De presque décevoir. Aux limites du canular. Jusqu’à demain, bien plus tard. Sans y voir la trace d’un mauvais hasard. On voudrait le crier. Nos bouches sont fermées, scellées. On voudrait se lever. Nos jambes sont bloquées, paralysées. Il n’y a que cette pose figée. Pour gêner, embarrasser. Déformer la violence de cette fausse vérité. Notre histoire sans espoir. Mannequins sans lendemains.

 

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