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gothique et romantique

Dans le labyrinthe de nos insomnies

Publié le 2 Déc 2013

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Transporte les couleurs du lointain. D’une lumière d’un pâle matin. Soleil se levant sur la plaine couverte de givre. S’évanouissent les ombres de la nuit, titubantes, ivres. Montent les rayons d’un nouveau jour. Caressant les labours. S’endorment les cauchemars de nos insomnies. Touche la rampe de l’escalier. Ressens le froid de l’hiver sur ta main transie. Ne sachant plus pourquoi tu n’as pas dormi. Monte les marches vers la lumière. Sors de la cave de tes mystères. Caresse l’éclat du jour sur le verre. Souffle dessus ne voyant pas la buée s’y poser. Je le savais. Pourquoi m’écouter ? Il nous reste l’éternité pour se mentir, se trahir. Perdus à trembler. Sans agonir. Pendus par l’idée. De mourir. Sans jamais y parvenir. Courant comme des mômes de la cave au grenier. Errant comme des fantômes graves et assommés. De n’avoir plus rien à imaginer. Transporte les couleurs du lointain. D’une lumière d’un pâle matin. Toi et moi, main dans la main. Les regardant se lever pour plus tard s’en aller. De tes yeux une larme s’est échappée. Lente à tomber dans le silence de nos absences. Seuls à en crever. Meurs les heures à peine passées sans nous réchauffer. Derrière notre fenêtre prisonniers. Passent les jours et les nuits. Nous deux à traîner, emmurés dans nos insomnies. Monte les marches vers la lumière. Sors de la cave de tes mystères. Toi, qui depuis si longtemps ne m’a pas parlé. J’aurais tant de choses à écouter puis à te raconter. Comme mes larmes amères. Ou ces heures terrifiantes passées à ressentir le froid dans mes artères. Tu penserais que j’exagère. Mais comment encore te captiver, toi enivrée par l’idée de sombrer ? De me quitter. Lasse de chaque fois répéter la lente montée de l’escalier. Pour te précipiter. Vers la lumière d’un pâle matin. Transportant les couleurs du lointain. En espérant trouver la clé. La seule capable de nous libérer. Je n’y crois pas. Mais, pour toi, je fais semblant de toujours être là. On a beau n’être plus rien. Je tiens. A ce petit fil qui nous unit aux squelettes de nos vies. Où nous allions le matin. Ivres dans le froid et le givre. Courir sur la plaine de l’hiver. Au cœur de ses tempêtes, de ses mystères. Croyant que nous aurions l’éternité pour nous aimer. Dans le labyrinthe de mes insomnies ce souvenir me fait espérer.

 

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