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gothique et romantique

Crépuscule

Publié le 5 fév 2018

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Dans ta pelure aux couleurs de parjure. Tu comptes les jours et les nuits. Tu déambules dans le crépuscule. Tu titubes hésitante et sans bruit. J’épelle les lettres de ton prénom. Un luxe avant de pénétrer dans les catacombes. J’entends et je retiens cette envie. De me jeter là-bas au fond. Assis hébété entre les tombes. A éplucher les viscères de notre ennui. Collés sur le mausolée de nos interdits. Grandioses, j’ose. Te regarder, te narguer. Dans l’ultime instant sous le firmament. De ce repas flamboyant. Où s’étaleront des miettes de pitié. Collées sous nos chaussures. Comme des crottes de chiens. Sophistiqués avec l’allure. De dandys salissant leurs mains. Ridées à force d’effacer. Sur le carrelage les traces de notre passé.

Je maudis les battements de nos erreurs. Comme çà par habitude. Par fainéantise ou par platitude. L’heure n’est plus. Et tant d’autres choses. A draguer les langueurs hérétiques. De nos spectres fondus et en osmose. Avec le balbutiement frénétique. De ce langage de haine. Qui nous hante et nous tient en haleine. Nous relient à la corde d’un puit. Au-dessus du vide ainsi. Tomber se fera sans toi. Désunis comme autrefois, encore une fois. J’en rie et je vomis. Sur le clavier où déambulent. Mes doigts libres et funambules. Pour le requiem enfumé. De nos espérances calcinées. J’en recueillerai les cendres. Comme souvenir ou talisman. Sans soupir, ni boniment. Que tu puisses entreprendre. Ta mue, écrire ta légende. A la vue d’un sac de contrebande.

Te souviens-tu des fils de vertu ? Cousus et repassés par ta mégère. De mère vile et sans manière. Tu étais sa fille, tu l’es restée. Par fidélité ou incapacité. A franchir le Rubicon. De cette faiblesse qui te confond. Menteuse et radieuse. Ta météo capricieuse. Nos orages, nous pris en otages. Ce luxe qui sombre. Dans les limbes de félicité. Où naissent les ombres. Derrière lesquelles se cacher. Un peu heureux, profondément malheureux. Peu à peu s’éteignent les guirlandes. Du bal de soie dans la lande. Où je ne me souviens plus. Il y avait des rires confus. Des soupirs bienvenus. Il se dit qu’il en fut ainsi. Tellement vieilli par tant d’oubli. Reste le squelette de nous marionnettes. Qui s’effrite en haut d’une pique. En épouvantail diabolique et pathétique.

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