English Version
gothique et romantique

Posts made in juin 14th, 2018

Un château aux rêves fous

Publié le 14 juin 2018 | Aucun commentaire

romantisch, gothique, romantique, gotisch, rêve, fantastique, fantastisch, sombre, dunkel, traum, romántico, gótico, soñado, oscuro, fantástico, romantico, gotico, sognato, scuro, fantastico, porte, eau, pierres, , eau, see, mer, cimetière, croix, poème d’amour, lettre d’amour, roman gothique, poème romantique, lettre romantique, poème gothique, gothique et romantique, larme, église gothique, mélancolique, mélancolie, nuit, night, dark, sombre, memories, souvenirs, melancoly, soulages, Baudelaire, Verlaine, Rimbaud, Soulages, noir, baudelaire, verlaine, rimbaud, friedrich, Friedrich, Nietsche, nietsche, noir, black, Maupassant, Mary Shelley, Lewis, Irving, Frankenstein, vampire, vampyre, château, castle, Mozart, mozart

Ce matin nous narguerons l’aube turbulente. Foulant les blés de la pointe des pieds. Puis nous regagnerons notre château, ses fientes. Où ruisselle l’ennui, se recroqueville le fruit. De nos dérives crépusculaires. Je sais les ressacs de nos âmes vulgaires. Humanisées par la mélancolie de notre infertilité. A concevoir un monde chamarré. Où le noir est triste et bleuté. Scintillant parmi des oiseaux d’or. Ces étincelles, notre ciel. Avant que ne s’assoupissent nos deux corps. Un matin au bout d’une nuit. Après avoir piétiné les landes et les forêts. Nous entravés dans la toile de la fatalité. Qui fait de l’ennui un complice averti. J’attends le premier lever de nos soleils. Cet appel à s’échapper en plaçant dans l’escarcelle. Nos faiblesses honteuses et rebelles. Et, nous dormirons dans le silence. D’une outrance de bienséance. Tels deux spectres fuyant le jour. Par amour et pour toujours.

Alors dans la conjoncture capricieuse. De notre tempérance passive et insidieuse. Je brouillerai l’instant parmi les remous. Des douves de nos marécages. Entourant un château aux rêves fous. Construit pour abriter nos mirages. J’attendrai un ciel fauve et lunaire. Recouvrant notre héritage. Devant ces murs de pierres. Où seront gravées nos épitaphes. Sur les sursauts d’un sismographe. Quand notre terre tremblera ou semblera. N’être qu’un épiphonème de tendresse. D’une accoutumance à nos impolitesses. Je te sais conquérante, excessive et intrusive. Faisant frissonner l’air que tu transgresses. J’aimerai ce vent venu indéfiniment. Des fractures de nos impostures. Dessinant sur les nuages des ombres. En noir et en contraste. Vaporeuses et chastes. Et, nous partagerons leur poème sombre. Assis sur un banc rutilant. En riant de leurs horreurs frénétiques. Épousant l’inconnu jusqu’à perte de vue. Imprégnée de nos douleurs hérétiques.

 

Lire la suite