
Une variation ou une abomination, une nuit en couleur jaune. Sur une toile de murs, de pierres, sombres. Parle à mon cœur qui s’ébahit de cette postérité fauve. Jaune comme l’or d’un talisman se miroitant parmi les ombres. Du grand canal à Venise une nuit aux spectres mauves. Nous balbutiant des mots saupoudrés de flocons d’admiration. Devant les cristaux lumineux de ce soir voluptueux. Chaud et doux comme le ventre velu d’un lion. Au repos après un festin monstrueux. Je ressens les vents du large, leurs odeurs iodées. Quelques vagues plus loin le besoin de s’en aller. Parmi les ruelles et les canaux endormis. Sous les lumières jaunes d’une nuit au paradis.
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Que reste-t-il ? De nos rêves futiles. Un ciel blanc, une touche de gris. Une muraille de pierres infinie. Deux portes noires, deux ouvertures béantes. Un silence à la présence entêtante. Des peurs, des humeurs envahissantes. Et, la vie qui se joue du néant. En s’enfuyant en s’évaporant. Le froid, un hiver de fer. Des torsions impossibles. Une érosion imprescriptible.
J’aime le bruit de la nuit. Ses jouets, ses fouets. Cinglant les vergetures de nos armures. Caressant les nids des colibris. Avec un rire sardonique. Minéral ou emblématique ? Au lever d’un petit matin. Laiteux et irrévérencieux. Piétinant les larmes vertueuses. De tristes et sombres pèlerins. Détrempés par une rosée capricieuse.
Il n’y a rien de gouteux. Dans le lait de nos soirs capiteux. Il n’y aura rien de merveilleux. Demain. J’entends le sinistre refrain. De ces mots inopportuns. Prononcés pour séduire et amadouer. Les nostalgiques et les amnésiques. Broyés par le symbole imputrescible. D’une bienveillance factice et irascible. Quand l’intérêt prend le devant. Sur les humanités inavouées. D’une fragilité exacerbée.
Murmure à mes ciels obsessionnels. La météo des jours irrationnels. Lorsque les composantes insignifiantes me tentent. Lorsque j’hésite et m’attriste. Devant un ciel blanc, une touche de gris. Une muraille de pierres infinie. Deux portes noires, deux ouvertures béantes. Un silence à la présence entêtante. Et, ces peurs, aux humeurs envahissantes. Que reste-t-il ? De nos rêves futiles.
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Un soir. Une nuit. Une rue. Le silence. Le noir. L’ennui. L’innocence. Infiniment. A perte de vue. Quelques pas. Las. Lents. En traînant. Au hasard. Si seul. Si tard. Un linceul. Sans fard. Sur une ombre. Errant. Mécanique. Sombre. Nostalgique. Parmi. Hier. Une nuit. Hantant. Amère. Les méandres. Du temps. Prendre. L’instant. Le malaxer. Le broyer. En grains. Poivrés. Fins. Parfumés. Un soir. Une nuit. Le silence. Le noir. L’ennui. L’innocence. Infiniment. Une torpeur. Onctueuse. Protectrice. Mielleuse. Sans rancœur. Sans avarice. Habitée. De mélancolie. De poésie. Arbitrairement. Tendrement.
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Impertinent et inconséquent ; violemment éprouvant ; terriblement étouffant. J’entends le ruissellement outrageant du temps. Dégoulinant lentement en s’abritant dans le vent. Lapidaire ou téméraire, il use de l’infiniment crépusculaire. Pour parfaire les terrils de ses mystères. Un à un, pierre par pierre, il s’abrite dans le cimetière. D’une pensée sclérosée de parler à l’imparfait. Comme jamais comme si tout était vrai. La postérité d’avoir été. Le présent de pouvoir regretter. Un compost décomposé pour fertiliser. La fusion d’une prochaine réunion. Je tangue sur les lèvres une mangue. Du sucre pour oublier le salé. Je revois les images d’autrefois. En décalé, dans un flou suranné. Mes fantômes savent sourire. Ils se sentent pourrir. Tant pis si c’est leur dernière folie. Minimaliste ou charismatique. J’aime leur coquetterie asthmatique. Hoquetant en tremblant. Frémissant en se recroquevillant. J’entends le ruissellement outrageant du temps. En huant son nasillement assourdissant.
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Animal nocturne, habillé de brume. Sur le nez des traces de rhume. Regard sombre et taciturne. Yeux de braise et lugubres. Avec le besoin de se vider les burnes. Quelque part dans un bordel insalubre. Comme si c’était génial, d’être un animal.
Sans empathie, fidèle à la main qui le rappelle. Si violemment avec sur le visage un rictus. Cette cicatrice d’un rire, doux comme un cactus. Là où saignent des mouchoirs noirs. Quand la laisse se tend autour du cou d’un loup. Qui hurle, qui crie, qui gémit. Comme si c’était génial, d’être un animal.
En pissant sur des murs là où murissent des mures. En se frottant le long d’arbres se prosternant. Quand pâlit le soleil d’un été qui s’émerveille. Et qui jure qu’il fera un don. Aux souvenirs d’hier en les lapidant. Avec des pierres sans jamais leur demander pardon. Comme si c’était génial, d’être un animal.
Maintenant ou dans quelques instants. Lorsque la mutation initiera l’apparition. D’un être solitaire, fort et fier. Construit de fer avec des reflets verts. De quoi rêves-tu ? Me le diras-tu ? Afin de colporter la bonne nouvelle. Il y a quelque part une étincelle. Qui allume des feux pour les dieux. Comme si c’était génial, d’être un animal.
En errant aux portes de l’enfer. En promenant dans une poussette. La pluie et le vent, ces deux commères. Cherchant à dissimuler leurs silhouettes. Dans une posture invisible. Pour que leur transe soit imprévisible. Comme si c’était génial, d’être un animal.
Se protégeant du jour, en croyant à l’amour. Déclaratif sur un pont avec des cadenas. En croyant que c’est comme ça. Que tout durera, jusqu’à ? Ce que les fleurs se fanent, que la lune se cache. Pour se moquer sans laisser de trace. Comme si c’était génial, d’être un animal.
Alors l’animal nocturne, habillé de brume. S’en ira là où il ne veut pas. Là où le noir est toujours là. Pas à pas envahissant les rêves étouffants. Marinés dans la friture d’une huile bleue. Comme ces yeux d’un regard langoureux. Que je vois si proche de moi. Transi, je sens le froid qui m’envahit. Comme si c’était génial, d’être un animal ?
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