English Version
gothique et romantique

Publications de admin

La nudité de ta tombe

Publié le 25 Oct 2012 | Aucun commentaire

J’aime la nudité de ta tombe, le sol de feuilles mortes, la forêt environnante. J’aime la simplicité de ton souvenir, le chant des oiseaux qui te veillent, le galop des animaux autour de toi dans une nuit sans lune. J’aime l’unicité de ce lieu perdu dans la forêt. Il faut vouloir te trouver. Cela m’est arrivé par hasard, par inadvertance. Depuis, je n’en ai plus oublié l’adresse, ni le lieu. Y revenir est devenu facile, comme un passage obligé pour entendre la forêt, l’aimer. Tu as été enterré après avoir été guillotiné; toi l’abbé. C’était durant la révolution. Il y a longtemps mais depuis le trou où ta tête est tombée n’a jamais pu être comblé. Il reste béant à côté de ta tombe. On parle de malédiction, de légende. On parle et l’on parle. Et toi, dans la forêt, tu reposes en paix. Sur ta tombe, on pose des petites croix faîtes de brindilles. En échange, on te demande des broutilles. Je ne sais pas si cela marche ou a marché un jour. Est-ce vraiment ton office ? Moi, j’aime la nudité de ta tombe, la simplicité du lieu où tu es enterré. J’ai eu la chance de le rencontrer.

Lire la suite

Our way of dreaming

Publié le 16 Oct 2012 | Aucun commentaire

Our way of dreaming

Remember? Hundred times, thousand times, from the million times, we came on the quay to see the boats, the birds, the idlers. We walked, we dreamed. The cries of the gulls, the wind in the veils of the schooners, you remained dumb. Not to speak. To keep silent itself. To put itself in withdrawal. To accept the mysteries. It was the reason of our visits. The wake of a boat on the chart of the oceans. To assemble inside not procuration. To begin to melt. The cold, the heat, the burn of the sun, the water which streams with the salt taste. The waves, the storms, we visited all the oceans without moving. It was our way of dreaming.

Lire la suite

Notre façon de rêver

Publié le 16 Oct 2012 | Aucun commentaire

Souviens-toi ? Cent fois, mille fois, des millions de fois, nous sommes venus sur le quai voir les bateaux, les oiseaux, les badauds. Nous nous promenions, nous rêvions. Les cris des mouettes, le vent dans les voiles des goélettes, tu restais muette. Ne pas parler. Se taire. Se mettre en retrait. Croire aux mystères. C’était la raison de nos visites. Le sillage d’un bateau sur la carte des océans. Monter dedans pas procuration. Entrer en fusion. Le froid, le chaud, la brûlure du soleil, l’eau qui ruisselle au goût de sel. Les vagues, les tempêtes, nous avons visité tous les océans sans bouger. C’était notre façon de rêver.

Lire la suite

What is the life on the other side ?

Publié le 15 Oct 2012 | Aucun commentaire

What is the life on the other side ?

In front of the door. To approach or remain in withdrawal? To dare the touch to push it. To hesitate not to skim it. What to find? Yes, that to find behind its rusted thickness? The desire for doing it. Y to think of bursting some. But to retain itself, to be afraid that so many things can appear behind. A step moreover towards it. It is too beautiful. Could its stone framing, its iron sculptures, the pleasure be bitter? In the beautiful one exists a share of ugly. I want it, I hate it. See behind. A step moreover. So near. It is still time to refuse, to return. To flee with the feeling of vacuum, cowardice, the tied tripe. Nobody will know it. It will be necessary to assume. Will remain this scar in the memory of my intimacy. To approach a tread to breathe the odor of wet grasses. They all keep the door drawn up. They were never trampled. To touch the door, to cherish it, feel it to breathe, shiver. Yes, to like, adore, dare. To turn the handle. To push. To open, enter, look at. To violate for a pinched glance?  To give up, leave in peace the secrecies. To withdraw itself without to have scratched. To close without to have offended. To leave with the door the magic protect what is the life on other side ?

Lire la suite

La vie de l’autre côté

Publié le 15 Oct 2012 | Aucun commentaire

Devant la porte. S’approcher ou rester en retrait ? Oser la toucher pour la pousser. Hésiter pour ne pas l’effleurer. Que trouver ? Oui, que trouver derrière son épaisseur rouillée ? L’envie de le faire. Y penser à en crever. Mais se retenir, avoir peur que tant de choses puissent apparaître derrière. Un pas de plus vers elle. Elle est trop belle. Son encadrement de pierres, ses sculptures de fer, le plaisir pourrait-il être amer ? Dans le beau existe une part de laid. Je la veux, je la hais. Voir derrière. Un pas de plus. Si proche. Il est encore temps de refuser, de rentrer. Fuir avec le sentiment de vide, de lâcheté, les tripes nouées. Personne ne le saura. Il faudra assumer. Restera cette cicatrice dans la mémoire de mon intimité. Se rapprocher d’une foulée pour respirer l’odeur des herbes mouillées. Elles gardent la porte toutes dressées. Elles n’ont jamais été piétinées. Toucher la porte, la caresser, la sentir respirer, frissonner. Oui,aimer, adorer, oser. Tourner la poignée. La pousser. Ouvrir, entrer, regarder. Violer pour un regard chapardé ?  Abandonner, laisser en paix les secrets. Se retirer sans avoir égratigné. Fermer sans avoir offensé. Laisser à la porte la magie de protéger ce qu’est la vie de l’autre côté.

Lire la suite

This site is protected by wp-copyrightpro.com

This function has been disabled for Gothique-et-Romantique.