Au-dessus des falaises

Les mouettes volant haut. Le vent soufflant sur la lande. Le ciel se noyant dans l’eau. Un paysage comme une offrande. Le regard dans le lointain. Sans limite aussi loin. Que s’endorme le songe. D’un jour qui s’allonge. Sur les vagues et les courants. S’étirant indéfiniment. Porté par l’odeur de l’océan. Dans ce rêve entêtant. D’être proche du vide. A un pas du morbide. Les yeux illuminés. Tutoyant la beauté. Fusionnelle d’un lieu exceptionnel. Le bruit de la mer sur les rochers. L’envie de s’approcher. De s’envoler, de planer. Au-dessus des falaises. Sur les accords d’une ballade irlandaise. Une lumière s’éteignant. Devant une toile enfantant. Un paysage somnolant. Une main tendue capturant. Les fils du temps. Recouverts d’or et d’argent. La sensation de voir s’échapper. Entre les doigts un sable envoutant. Aux grains d’heures et de secondes. Laissant s’enfuir l’imagination féconde. D’une nuit de bout du monde. Où les mouettes volent haut. Le vent souffle sur la lande. Le ciel se noie dans l’eau. Pour une simple demande. Que chaque jour se répètent. Les couleurs qui se reflètent. Sur la mer et la lande. Entre les vagues et les lavandes. Les yeux fermés. Pouvant se remémorer. Les teintes orangées. De la dernière soirée. La blancheur d’une matinée. Le regard dans le lointain. Sans limite aussi loin. Que s’endorme le songe. D’un jour qui s’allonge.
Lire la suiteThe crosses have other laws

There are these drops of acid rain. Streaming on the one evening old stones avid. Corbels cawing the tended nozzle. Loans to tear the naked heart. Tears falling thick. There is the low sky. Gray, stretching itself tired. Until loss of sight. Also far falls asleep the night. This color sinks that you flee. Stronger than you believed it. Haunting the recesses of your nightmares. Wallowed in the wild sewers. Of a memory without hope. There are these tombs which equip the cemetery. Of a life reduced in dust. The green grass, dark walls. Surrounding the ball of the shades. Where ventures what remains of you. I want to believe it. There remains to me this faith. To find you in the mirror. To play to be filled with wonder. To think that it is the truth. Without gripping itself. Nor to be wounded with the barbed wires of the past. There is silence. Who weighs heavy oppressive. Putting rhythm into the slow steps of a dance. Macabre where the skeletons draw the star. In this noise which makes dizzy me. I cannot. I do not want. To imagine that the other side. Wall there are other sentences. This immense dream. That time does not have end. That the crosses have other laws. Pushing walls behind. By giving the pace. To be itself buried with the infirmity. To attract these drops of acid rain. Streaming on the one evening old stones avid. Corbels cawing the tended nozzle. Loans to tear the naked heart. Tears falling thick. I think of you. I say myself times. That music of time. Repeats itself indefinitely. Being completed by a cross. Indefatigably. Without name. Erased by erosion. Just end of the fingers. Is read on the stone a trace of formerly. There is the low sky. Gray, stretching itself tired. Until loss of sight. Also far falls asleep the night. This color sinks which colours insomnia. Until the moment when the eyes are closed. That all returns. Putting an end to You. With this eternal absence. Holds. Like a suffering.
Lire la suiteLes croix ont d’autres lois

Il y a ces gouttes de pluie acide. Ruisselant sur les pierres d’un soir avide. Des corbeaux croassant le bec tendu. Prêts à déchirer l’âme nue. De larmes tombant drues. Il y a le ciel bas. Gris, s’étirant las. Jusqu’à perte de vue. Aussi loin que s’endorme la nuit. Cette couleur sombre que tu fuis. Plus forte que tu l’eus crue. Hantant les recoins de tes cauchemars. Vautrés dans les égouts hagards. D’une mémoire sans espoir. Il y a ces tombes qui habillent le cimetière. D’une vie réduite en poussière. L’herbe verte, les murs sombres. Entourant le bal des ombres. Où s’aventure ce qui reste de toi. Je veux le croire. Il me reste cette foi. Pour te retrouver dans le miroir. Jouer à s’émerveiller. Se dire que c’est la vérité. Sans se pincer. Ni se blesser aux barbelés du passé. Il y a le silence. Qui pèse lourd oppressant. Rythmant les pas lents d’une danse. Macabre où les squelettes tirent la vedette. Dans ce bruit qui m’entête. Je ne peux. Je ne veux. Imaginer que l’autre côté. Du mur il y a d’autres sentences. Ce rêve immense. Que le temps n’a pas de fin. Que les croix ont d’autres lois. Poussant derrière des murs. En se donnant l’allure. De s’être enterrées avec l’infirmité. D’attirer ces gouttes de pluie acide. Ruisselant sur les pierres d’un soir avide. Des corbeaux croassant le bec tendu. Prêts à déchirer l’âme nue. De larmes tombant drues. Je pense à toi. Je me dis des fois. Que la musique du temps. Se répète indéfiniment. S’achevant par une croix. Inlassablement. Sans nom. Effacé par l’érosion. Juste du bout des doigts. Se lit sur la pierre une trace d’autrefois. Il y a le ciel bas. Gris, s’étirant las. Jusqu’à perte de vue. Aussi loin que s’endorme la nuit. Cette couleur sombre qui colore les insomnies. Jusqu’au moment où les yeux se ferment. Que tout revienne. Toi mettant un terme. A cette éternelle absence. La tienne. Comme une souffrance.
Lire la suiteEn ce soir pluvieux

Je me souviens de cette plage. Ailleurs sur d’autres rivages. Où les nuages s’étalaient. En ombres déformées. Sur les traces de nos pas. Posées dans un sable las. Recouvert par la marée. Notre présence effacées. Allant paisiblement. Le sommeil ne pouvant nous rattraper. En parlant, en se rapprochant. Malgré la nuit nous rejoignant. Si proches de la fureur de l’océan. Baignés de notre lenteur. Sans avoir peur. Proche de toi. Collée à moi. Les vagues à nos pieds. Sans chercher à les éviter. Le vent nous balayant. Furtivement, violemment. Il n’y avait rien de plus. Que cet absolu. Ce bout d’éternité. Coincé entre nos doigts liés. Que rien ne pourra desserrer. Le soir approchant. Là-bas en s’endormant. Nous l’attendant. Sans savoir. Ni vouloir. Qu’il marque la fin. De notre chemin. Au bord de cette plage. Ailleurs sur d’autres rivages. Le sel collé à tes lèvres. Les embruns et leur fièvre. La mélodie d’un slow. Emportée par les flots. Déchirant le silence. D’un rugissement, d’une insolence. Venue des eaux. Se fracassant comme un tonneau. Sur les rochers acérés. De cette pointe où nous sommes arrêtés. Il y a le vent dans tes cheveux. Tes yeux radieux. Il y a le bruit des vagues. Venues s’éventrer à nos pieds. Fendues d’un coup de dague. Sans larme, ni pitié. Il y a les formes teintées de noir. Mangées par le soir. S’effilochant comme des fantômes. Sur la lande au dessus de ses dômes. Ta main qui serre la mienne. Attendant que le jour revienne. Sans avenir ni passé. Au-delà de toute vérité. Emportant nos vœux vers les cieux. En ce soir pluvieux.
Lire la suiteOne month ago one year I do not know more

One month ago, one year, I do not know more. So for a long time I remember more. The vacuum and nothing came to replace our dashes. On banks of our walks to the son of the years. Gently, so slowly, hanging time. With the wild spines of pinks. Pushing at the edge of the beaches. Girdling our castle made sleepy in the black. Bordered of ciels nostalgic deadening our evenings. One month ago, one year, I do not know more. So for a long time I remember more. Imagining a life enters the walls. Kings, queens having proud paces. Horses gallopping on banks. Gone up by knights with the colors sharp. Moving away while shouting. In the disappearing distance. Leaving a spellbinding silence. One month ago, one year, I do not know more. So for a long time I remember more. The water cherished by the wind. Waves being formed. Arriving wind. Of a sweeping reverse. Images of an attractive world. Where we walked merrily. One month ago, one year, I do not know more. So for a long time I remember more. The sand of our mirages between the fingers was gone from there. The castle did not change. The pinks continue to push. Their spines to prick. Only, we evolved in the mirror of a time come to erase us. Giving to our silhouettes more clearness. Diffuse, they frayed. Transparent, forgotten. One month ago, one year, I do not know more. So for a long time I remember more. Remain only the decoration of our dreams. The days which are repeated without truce. Lovers who haunt the strikes. Before all is not completed. In a short history. One month ago, one year, I do not know more. So for a long time I remember more.
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