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gothique et romantique

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Nous sommes deux

Publié le 9 Sep 2015 | Aucun commentaire

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Nous sommes deux à contempler les cieux. Nous sommes deux. Sur les rives d’une plage. Au cœur d’un mirage. Dessinant une lune sur une mer de nuages. Taguant des étoiles, scintillantes. Abolissant des frontières. Vacillantes. Cherchant dans un cimetière. La force de grimper le mur de pierres. Lézards au soleil. Sortis du sommeil. Éternel. Avec l’image maternelle. D’un amour fusionnel. Reflet de cette anxiété. Nos mains tremblent sans chercher à le cacher. Notre respiration est saccadée. Essoufflée. Notre lune est sombre. Maquillée d’ombres. Nos étoiles filantes. On vit d’habitudes. Paralysantes. Prélude de notre platitude. Nous sommes deux à contempler les cieux. Nous sommes deux. A écouter battre le temps. Les araignées tissent leurs toiles. On traîne dans les champs. Regardant le jour qui se dévoile. On marche lentement. Les cafards hantent nos murs. Nous les voyons courir. Sans être sûrs. De vouloir les voir mourir. S’essoufflent nos envies. Dans le firmament de notre mélancolie.  Au cœur d’un mirage. Dessinant une lune sur une mer de nuages. Ils sont noirs. Chargés de pluie. Noyant nos vies. Sous un clapotis. Sans espoir. Nous sommes deux à contempler les cieux. Nous sommes deux. A faire semblant. Encore un moment. Ayant vécu d’amour et d’eau fraîche. Si proches d’un naufrage. L’herbe rêche. De nos marais nous prenant en otages. Englués dans notre passé. Incapables de l’éradiquer. Nous sommes deux à contempler les cieux. Nous sommes deux. Sans parvenir à se dire adieu.

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Il y a l’ombre qui s’enfuit

Publié le 8 Sep 2015 | Aucun commentaire

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Il y a l’ombre qui s’enfuit. Dans la brume, l’alcool d’une nuit. Le reflet de la lune, un bol d’amertume. La violence des lampions qui s’allument. Le vent, la pluie. Les doigts tendus à saisir le vide. Un néant insensible, impavide. Un cri, des cris. Plus rien, l’offense du silence. La tête qui tourne. Au bout de pas de danse. La tête qui tourne. A la fin de la danse. Il y a ton ombre qui s’enfuit. Sous le pont de la Tamise. Au fil de tes envies. Sans surprise. Capricieuse, insoumise. T’éloigner, t’en aller. Me laissant abandonné. Sous la pâleur des lampions. Les cris des mouettes. Les clapotis de l’eau. L’étrange sensation. Du calme, de la tempête. L’infini, ses sanglots. Tant de maladresses. Ma faiblesse. Mes torts, mon sort. La mort accrochée au corps. Prégnante, envahissante. Il y a l’ombre qui s’enfuit. D’une autre vie. Sans force pour la retenir. Sans envie de la saisir. Je pense à nous. A toi. A moi. Ce passé récent. Enfui, absent. Tétanisé comme un fou. N’ayant rien vu venir. Saoul à l’idée de réagir. Laissant s’enfuir. L’idée d’un tout. L’idée de nous. Dans le rêve mou. D’un acquis. Rimant avec fini.

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Ni maintenant ni une autre fois

Publié le 1 Sep 2015 | Aucun commentaire

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Il y a le vent, le soleil, et la terre. Il y a le temps, le sommeil et la pierre. Un silence. Un infini. L’oubli. La décadence. De nos souvenirs. Abolir la fuite en avant. Tout le temps. Sans se mentir. Maintenant. A jamais dans les limbes. De ce labyrinthe où je m’égare. Toi, qui doute, regimbe. Une rupture sans crier gare. Tronquant l’image figée. De ton corps prostré. Sur le caveau où s’entrechoquent nos derniers mots. Morts en ayant tous les torts. Toi, frappant le piano de nos vies. Arrachant des notes sans montrer ton visage. Caché par un rideau de cheveux jaunis. Une pose sage. Pour maquiller la belle image. De nos funérailles. L’esprit en bataille. Refusant de s’évanouir. S’endormir. Et puis mourir. Hantant le cimetière. Traînant en caressant les pierres. Il y a le vent, le soleil, et la terre. Il y a le temps, le sommeil et la pierre. Parfois, je m’endors. Recroquevillé. Pour me protéger. De notre triste sort. Du lointain. Ta musique m’atteint. Tes notes sur le piano. Un rayon de soleil. Sans pareil. M’arrachent des sanglots. Nous deux. Entre la terre et les cieux. Ni jeunes, ni vieux. Une pierre tombale. Le temps coulant infinitésimal. Dans le goulot d’un sablier.Sans pitié. J’entends ta musique calmer ma panique. Tu es présente, absente. Je ne sais plus. Je ne t’en veux plus. Il y a le vent, le soleil, et la terre. Il y a le temps, le sommeil et la pierre. Errant dans le cimetière. Vaporeux, fantomatique. Agenouillé, accroché à une croix. Parfois, quelques fois. Anxieux, statique. Va notre vie. Accrochée à la toile de l’infini. Résister. Ne pas tomber. La peur d’avoir mal. Le cri bestial d’une douleur animale. Pire que tout loin de toi. Ni maintenant, ni une autre fois.

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Éternité

Publié le 31 Août 2015 | Aucun commentaire

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Je me souviens de la sonate de Beethoven. Au clair de lune. Je me souviens de tes doigts agiles. Ta peau blanche, tes veines. Sous la lune. Violence, souffrance, arrachant des larmes au piano. Beau, trop beau, fragile. Il y a eu la nuit. Cette désespérance. Un désenchantement. L’enfermement, l’abrutissement. Ce tout qui s’enfuit. Je ne me souviens plus de rien. Un pas de danse. Peut-être et encore ? La tempête, le froid sur nos corps. Je t’appelle. Oui, je t’appelle. J’entends les cordes du piano raisonner. Mon esprit noyé, emporté. Par le flot endiablé. Au bout là-bas du cimetière. Où je t’ai mise en bière. Une stèle qui rappelle. Ce soir. Quand tu as engourdi mon désespoir. Je me souviens de la sonate de Beethoven. Au clair de lune. Je me souviens de tes doigts agiles. Ta peau blanche, tes veines. Sous la lune. Gracile. Tu endiables mon éternité.

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Je vois. Je crois…

Publié le 24 Août 2015 | Aucun commentaire

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Je vois. Sur la photo jaunie. Les larmes, les rêves inaboutis. J’entends. Les mots, leur amertume. Revêtant. Les pâleurs d’une nuit. Le vent, la pluie. La peur, nos frayeurs. Tanguant en résistant. Fermant les yeux. Pour s’accrocher tous les deux. Je comprends. Qu’il y aura une fin. Maintenant, un autre lendemain. Aléa au bout de nos pas. Une chute, le fracas. Du cristal de nos erreurs. En miettes, un haut le cœur. Je sais. Le vent hésite. A tout balayer. Une claque, de la dynamite. Nous deux, nos vœux. Échappés, envolés. Plus loin, sans rien. Je vois. Sur la photo jaunie. Les larmes, les rêves inaboutis. Dans ma mémoire s’endorment. Le jour, le soir. Sans espoir, perdant toute forme. Le temps comme une agonie. Un goût de vomi. Comme ça. Car c’est écrit. On reste là.  Le froid, le vent sur nos corps. Loin du décor. A regarder briller. Une ville illuminée. Toi et moi. Naufragés d’une étrange vérité. S’aimer. Je crois. Que c’est le mot à employer. Avant, il y a longtemps. On se plaisait à l’utiliser. Oublié, effacé. Sans retrouver les couleurs du passé. Adieu ce rêve merveilleux. Fougueux, impétueux. Se détachent tes bras qui m’enlacent. Derrière le miroir, ce tout qui s’efface. Flottent nos âmes transies. Parmi les ombres d’une nuit. Je vois. Sur la photo jaunie. Nos larmes, nos rêves inaboutis. J’entends. Les mots, leur amertume. Pendant que sur nous s’abat la brume. Se punir et souffrir. S’égarent nos vies. Là-bas dans l’infini. Je vois. Je crois…

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