
Cet autrefois bredouille encore en toi
Tout juste effrayant, juste là balayant
Le présent comme un roi sans foi
Sans contrôle
Sa parole comme une parabole
Son corps avec l’unique ressort
D’être une âme qui tort
Tes errements
Ce temple de tes sentiments
Simples et vulgaires
Coupables et amers
Tu te révoltes, tu virevoltes
Simplement complice
Dans le fracas d’un ciel d’artifice
Je distingue cet autrefois encore en toi
Ses grelots plus forts que tes sanglots
Ces cris inutiles au cœur des flots
Où se forgent ton immaturité et sa croix ?
Posée là-haut sur la colline aux abîmes
Ces lieux où se noient tant de victimes
Souffrir et convaincre
Du sublime pour vaincre
Tes fantômes fantaisistes
Et leurs rîmes minimalistes
Tu ne crois que ce que tu vois
Autrefois fut cette loi
Irradiant ce précipice
Humidifiant le goût de tes délices
Sur la pierre tombale d’autrefois
Tu gravas ces lettres invisibles
Qui ont fait de toi
Un être improbable, imprévisible
Tu ne crois que ce que tu vois
Infaillible ou incorruptible
Tout simplement fragile ?
Je ne sais, sans apparaître léger
Tes vérités contre mes vérités
Je m’associe à cette loi du temps
Autrefois, ses symboles, tous si lents
S’endormant dans le ventre prospère
D’une vie simple et sans manière
Nos corps juste las à ras de terre










