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gothique et romantique

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Notre château

Publié le 5 déc 2017 | Aucun commentaire

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Je tire ma révérence à l’enfance. Écartelant les mâchoires du carcan. De mes rêves impassibles. Je crache sur la poussière du temps. M’apitoyant sur l’araignée laborieuse. Fille de souvenirs irascibles. Moi tissant avec de la lieuse. La paille recouvrant mes doutes et mes failles. Je fuis hier me plongeant dans la nuit. En prenant la lumière du falot. Tenu par une patrouille de badauds. Comme étoile polaire infantilisante. Placée là pour guider mes pas. Vers une vision décadente. D’être un cheval de bois sur un manège. Où se damnent mes souvenirs un soir de neige. J’entends un orgue de barbarie. Je relève une odeur de vomi. Rêve de notre château qui fut si beau. Arlequin boulimique de nos jeux. Magicien magnétique de nos vœux. Protégés par des murs aux velours capiteux. Vertiges de nos assauts furieux. Absous dans le sarcophage de l’ivresse. Une bouteille de verre à la mer. Parle-moi de nos faiblesses.

Je prédis à nos enfants absents. Des ciels tristes et gris. Pour qu’ils acceptent le compromis. D’une vision intemporelle du temps. Où les nénuphars seront artificiels. Les escargots rapides comme des gazelles. Leur terre ne sera pas ronde. Au travers du prisme de l’interdit. Ce diabolique à l’âme féconde. Coupant ses fleurs sur un sol maudit. Mais ils forceront la gravité à se plier. S’élevant entre le saule et le peuplier. Sur une partition où l’azur sera bleuté. Nous dans les mains des pétales d’oranger. Et, les volcans deviendront tempérants. Rucher d’où s’écoulera le miel des abeilles. Tu lècheras mes doigts. Moi, frénétique de toi. Dans l’éblouissant merveilleux. De rides sur une peau de vieux. Oraison d’une pénombre glorieuse. Dans la fatalité limpide et liquoreuse. De la ciguë de l’érosion de notre temps. J’arrache au présent sa date de péremption. Je crucifie l’idée de toute soumission. Rebelle à tout jamais je t’interpelle. Parle-moi de nos exceptions.

J’ai caressé la tête d’une louve. Une nuit de froid dans les bois. Martyre de chasseurs que je désapprouve. Nous sommes allés dans une taverne. Enfumée au fond d’une caverne. Nous avons parlés de nos amours amers. En observant du lichen incrusté sur de la pierre. L’aube décatie nous a sortis de notre misère. Sur un radeau en ermite je suis parti. Vers les grands lacs en quête d’oubli. Crépusculaire où planent des chouettes. Et leurs têtes de marionnettes. Devant une fourmilière rouge et noire. A l’activisme sans espoir. Moi, qui pense à toi. Je suis loin de toi. Rêve de notre château qui fut si beau. Quand nous étions jeunes et orgueilleux. Quand nous faisons des projets audacieux. Je regarde le ciel obscurci. Pour en chasser la nuit. Je dessine des elfes et des trèfles. Je survis avec des orties et des nèfles. Dans la mélancolie de notre passé enfui. Entêtant, violent et absent. Je m’adresse au vent. Parle-moi de lui tout le temps.

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Noir ce soir

Publié le 27 nov 2017 | Aucun commentaire

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Je ne dormirai pas ce soir. Attendant le bec du corbeau. Cognant sur la vitre du soir. Le signal pour partir au galop. Sur les sentiers interdits. Au sol piétiné par les sabots. De mes spectres et de leurs chevaux. En furie à l’approche de l’écurie. Dans le culte d’une lune noire. Avec de la paille et des bougies. Proche d’un brasier dérisoire. Les mains au-dessus du feu. Pour être comme eux. Moi, hésitant et transi. Longtemps je suis resté ainsi. Muet les regardant danser.

Je me suis levé. Puis, me suis envolé. Par-delà la Vistule. Au-dessus des péninsules. En marin  ivre et balloté. Par ces mauvaises mers. Haïssant leurs enfants. Abandonnés au cap Horn. Parmi un troupeau de baleines. Parlant à une licorne. Beuglant à perdre haleine. Dans une cacophonie attendrie. J’ai lu le poème de leur vie. Puis me suis assoupi. Me réveillant au bord d’un lac noir. Sous le regard du cygne noir. Me veillant avec l’espoir. De l’accompagner sur les ondes. D’une nuit triste et profonde.

J’ai rêvé le présent. Avec des teintes évanescentes. D’une mélancolie de l’instant. Dans une infusion lente. Des vapeurs d’un soir. Toujours et ce soir. Je me hais, je suis laid. Normal pour un animal. Que tu flattes d’une caresse. Que tu frappes sur les fesses. En écume de tes vagues. Sur ces plages bleues. Où mes yeux te draguent. De mille feux. Pendant que tu manges des mangues. Juteuses du bout de la langue. Sous le regard de noyés. Sortant de la mer attirés. Par le sel de l’exil. Quitte à se mettre en péril.

Je prendrai le dernier train. Pour fuir et revenir demain. Masochiste ou alchimiste. A tes basques attachés. Huitre abandonnée sur un rocher. Dans la nécrologie de ses envies. Cela sera dit et écrit. Dans le testament d’un écureuil. S’envolant par-dessus les écueils. D’une nuit et d’un soir. Maintenant et ce soir. Tandis que le vent se lèvera. Et que tu secoueras les draps. Parchemin de nos festins. En miettes nourrissant le corbeau. Qui viendra frapper au carreau. Moi, lui susurrant quelques mots. Empruntés à la mémoire avec un rabot.

Je lancerai l’anathème. De nos pensées communes. Pour toi que j’aime. Sous une lune brune. Dans le miroir de mes ciels noirs. Cristaux étincelants de noir. Sur le collier de ton cou fragile. Volé à un bijoutier fanatisé. Par l’éclat d’un présent inutile. Moi, qui lui parlais archipels. Là où les coquillages rendent les femmes belles. Je me suis lassé de nos querelles. Et m’en suis allé manger des glaces. Faîtes avec des demi-fruits. La nuit par des chats sur une place. Ces enfants inconnus. Que nous avons reconnus.

Je saisirai mes regrets. Ferai infuser leurs larmes. Dans une théière d’argent. Sans rendre les armes. Tuant le dragon insistant. Qui vend des roses noires. Sur un fleuve noir. Au gré du hasard. De nos nuits, de nos cauchemars. Parle-moi de pitié. Pour nos âmes éplorées. Prononce des mots. Qui teintent les ailes du corbeau. Cognant sur la vitre du soir. Voyeur transgénique de grand savoir. Car ensemble nous ne dormirons pas ce soir.

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Sur les bords de Loire

Publié le 21 nov 2017 | Aucun commentaire

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J’ai descendu les escaliers de nos vies. Sur de la paille et des tapis. Sous l’azur d’une irrépressible envie. Trouver les clés du paradis. Pour y pénétrer, faire des folies. Parler à des singes, des otaries. Boire de l’eau de vie. Me faire des amis. Sans nier ce que j’ai été. Composant avec le passé. Lui donnant des couleurs dorées. Pour maquiller et masquer. Le présent que j’éprouve. Adoptant une louve. Hantant des douves. Se parfumant sur les flouves. Dans une position que je désapprouve.

Ombre qui rode sur les bords de Loire. Alors que le ciel noir de ce dernier soir. Est encore présent dans ma mémoire. Portant la cicatrice de ne pas savoir. Si nous aurions eu la force de croire. Aux fantômes hantant le miroir. De ce présent versatile et illusoire. Où se propagent les ondes d’un ultime espoir. Quand je veux espérer et pouvoir. Affirmer que notre mélancolie saura se mouvoir. Dans l’absence et le néant de notre histoire. Là où rien ne résiste au brûloir. Du temps consumant le grimoire. Des poèmes de nos ciels noirs. Écrits à la pointe d’une plume d’ivoire. Et devenant ces tristesses inquisitoires Ne parvenant plus à nous émouvoir.

Mais, je ne parle que de moi. Sans une virgule pour toi. Alors que je crois dans le divin. Et son illustre fin. En corbeau tentaculaire. De mille pattes protestataires. Dans un train à crémaillères. Sur les flancs d’une montagne. Verte et bleue avec des glaciers. Des marmottes buvant du champagne. Nécrologie de nos âmes acidifiées. Carbonisées dans un brasier. Sous le regard d’un grand argentier. Tout juste cachottier. Je serai ton cavalier. Dans un jardin avec des palmiers. Pour démythifier ou déqualifier. Toutes ces choses enviées. La postérité sur un voilier. Du caviar coincé dans le gosier. Épelle mon nom. Comme çà sans raison. Humilié et fanatisé.

Nous sommes, nous avons été. Des ombres du passé. Sur les tableaux de l’escalier. Des êtres furtifs et singuliers. Familiers ou ossifiés. Dans le ciel de ce dernier soir. Noir et sans y croire. Je croise les doigts. Moi proche de toi. Foi en une autre fois. Fusionnels et caractériels. Mangeant des airelles. Tutoyant Colombine. Qui a mauvaise mine. Accompagne la reine Mathilde. Unies dans une guilde. Du souvenir et du tissage. A Bayeux ou dans d’autres lieux. A tout moment, à tout âge. Esprit fripon et vagabond. Je suis mes prémonitions. Sur la boussole de mes addictions. Nord et sud s’étant mariés. Est et ouest s’étant répudiés. Les pôles ont fusionné. Je m’oriente aux étoiles. En navigateur sans voile.

Il me reste cet instinct d’être en mouvement. Tout le temps, peut-être plus, indéfiniment. Cherchant quelque chose, un aboutissement. Je le dévore à pleines dents. Peste contre le souffle du vent. Entrechoquant les silex du temps. En étincelles du prince charmant. Cœur vaillant, te séduisant. En permanence constamment. Tu es là pour le provoquer, me narguer. Dans une détresse illusoire. Composition sur tableau noir. D’un diablesse avec ses cornes blanches. Pendant que tu me jures de rester franche. De parole et de comportement. Maintenant et tout le temps. Pourquoi douter alors que c’est vrai. Peut-être et à jamais ? Je te crois encore une fois. Tandis que je descends l’escalier de nos vies. Sur de la paille et des tapis. Sous l’azur d’une irrépressible envie. Trouver les clés du paradis.

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Ma déclaration

Publié le 13 nov 2017 | Aucun commentaire

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J’irai à la source de mes illusions. Puiser l’eau verte de tes yeux. Dans une onde triste et bleue. En prisonnier de ma passion. Sur un fleuve fauve et rugissant. Troublant les remous de mon oppression. Accroché aux lianes venimeuses. De tentacules frêles et laborieux. Je les caresserai en te rendant envieuse. Avec des verbes vides et pieux. Épousant le dédain dans un coin. Faisant pâle noce dans un carrosse. Tournant en dérision le présent. Léchant les doigts du hasard. Embaumant le squelette de mes rêves. Dans des draps de couches tard. Je te regarderai quand tu te lèves. Debout ou à genoux, pétrifié. Comme cette mauvaise idée. De penser à t’aimer. Un soir où tout est gelé. Un matin où tout est brûlé.

Et, je m’égare sur un torrent. Moi, bouillonnant et ravageur. Dans des habits de mauvaise humeur. Verts et bleus comme tes yeux. En narguant des grenouilles qui fument. Charmant des hérons sortis de la brume. Par des cris volés à la nuit. Quand le hibou drague la chouette. Que la vertu part seule en goguette. Je saisirai le cou des nuages. Pour les prendre en otage. Pour les faire pleurer. Avant de cracher et de piétiner. Mes raisons de penser à t’aimer. Dans un bocal aux volutes bleues. Où s’envolera l’encens de mes yeux. Vers un ciel où rien n’est éternel. L’arlequin dessinera des couleurs. Sur l’esquisse d’une esquisse sans valeur. Nous deux réunis par ma folie. Sur une toile détendue et jaunie. Je l’encadrerai pour mieux me tourmenter. Dans une caverne où cohabitent mes démons. Qui élèvent des abeilles et des frelons. Je mange leur miel liquoreux. Ivre de toi, je me crois amoureux. Heureux, extatique, dans un rêve capiteux. Sans frontière, sans que tu ne m’opposes des barrières.

Et, le soleil flirtera avec la lune. Tous deux feront des projets sur une dune. Tricoteront pour nos enfants. A venir que nous pourrons haïr. Ils seront comme nous morbides et distants. Sans ressemblance, tout en dissonance. Face au miroir tu danses. Seule, triste et belle. Tu danses et m’ensorcelle. Je saisis le néant, l’étreint. J’en dévore son festin. Dans un aboutissement crépusculaire. Un ciel gris et sans lumière. Où mes soleils sont noirs. Mes spectres glissent sur des patinoires. Transis, je suis dans l’indécision. J’irai à la source de mes illusions. Puiser l’eau verte de tes yeux. Dans une onde triste et bleue. En prisonnier de ma passion. Sur un fleuve fauve et rugissant. Troublant les remous de ma déclaration.

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Nos terres arides

Publié le 6 nov 2017 | Aucun commentaire

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Toi qui erre dans la pénombre. Teinte ton âme sombre. Des couleurs sépia de l’automne. Alors que sonnent des cloches atones. Dans l’écho d’un futur chaos. Et que la lune blanche enfante. Au terme d’une interminable grossesse. D’une lumière triste et indolente. Sur les tombes grises de notre cimetière. Toi qui vois et qui t’abaisse. A fleurir ce passé qui va s’ensevelir. Dans le culte d’une poignée de souvenirs. Seul dans la pénombre, tu erres. Nourrissant ta révolte de tout et de rien. Ces particules ridicules et sans besoin. Présentes pour t’user et t’éprouver. Jouant à la courte échelle. Avec l’immortalité caractérielle. Immolant l’instant présent. De voir s’étendre la poussière. Sur les tendresses de ta misère. Otage sensible d’un amour impossible. Tu t’en iras là-bas au fond de la mine. T’enquérir d’une lumière divine. Illuminant ta solitude perdue. Sur la flamme éprouvée d’une ingénue.

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Les terres noires

Publié le 30 oct 2017 | Aucun commentaire

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Je me souviens de ce tout et de ce rien. Dans le cortège invisible de nos âmes fanées. S’en allant boire l’eau à la source du passé. Le visage déformé dans les ondes du reflet. Je te parlai alors du sol des terres noires. Là, où se meurent les racines d’un soir. Veules et sans caractères. Celles qui nous ont trahis. Après nous avoir promis. Le vin et le nectar d’un immense festin. J’y ai cru pour oublier notre misère. Fuyant sur les rives d’un fleuve asséché. Où s’érodent des larmes putréfiées. Sur la toile de nos pas errants. S’écorchant à des chardons ardents. J’en effleure la douleur. Tandis que s’écoulent nos pleurs. Et, je veux croire à l’immensité absolue. Posée dans une immobilité à perte de vue. Où l’oiseau sera figé, le lion mortifié. Et nos mets laisseront les squelettes. De l’enterrement de nos fêtes.

Alors, je te conterai des poèmes absolus. Avec des rois et des fées, dans le tohu-bohu. D’une kermesse d’un bourg de campagne. Où des marionnettes s’enlaceront  sur de la musette. Pendant que des singes grimperont à un mât de cocagne. Sous le regard de fous échappés d’un asile. Et tu applaudiras en mangeant des barbes à papa. Le sucre et le miel coulant sur ton masque figé. Mettant les ombres de ton maquillage en péril. De tes doigts de porcelaine, tu tireras sur les fils. Qui te donnent le corps et l’esprit d’une vie. Gracile et futile. Je te conterai des poèmes absolus. Qui donneront l’impression que tu souris. Puis, nous irons au bal sous des regards d’envie. Et, je murmurerai à ton oreille des mots. Volés aux soirs de tempête, arrachés aux becs de mouettes. Dans le lent mouvement d’une vague de roseaux. Qui seront à notre alcôve nos rideaux.

 

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