
Vois dans mon sang cette part de toi. Trublion roi introduit en moi. Particule fanfaronne qui articule. La frénésie des caprices de ma mélancolie ici-bas. Parmi ces nuits sombres s’étendant jusqu’à l’infini. Dans l’éclat de ces soleils noirs envoutants. Illuminés par le droit de veiller sur mes infirmités. Sans compromis avec le veto de l’instant. Où tu jetteras mon cœur aux loups. Ou pire en model à des fous. Je ne sais quel est ton jeu. Je ne sais de toi que si peu. De choses sur cet échange teinté de l’inconnu de nous deux. Mon présent est fait de toi, tes absences portent le son. Violent d’un hurlement strident. Mes pleurs écoulent les soubresauts d’une terreur intériorisée. Et, je suis vautré à t’attendre, à t’appeler. Dépendant en observant l’effacement du temps. Pardonne-moi si je me pelotonne. Recroquevillé devant toi à tes pieds. Chat qui ondule dans l’ombre de tes pas. J’irai vers des futurs sans lendemains et. M’effacerai derrière le voile d’un imaginaire émerveillé. En donnant à nos cimetières les couleurs d’un autre temps.
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Au cœur de la cité, dans le reflet pâle des vitres. Parmi les ombres évanescentes de la nuit. Dans le mirage d’une pâleur sans filtre. Où nos visages se colorent des teintes grises de l’ennui. On court, on s’enfuit vers l’inconnu évanoui. Derrière le voile translucide d’un passé enfoui. Et, je jette au vent les cendres de nos promesses. Avec cette ultime force d’assumer nos faiblesses. Alors que là-bas retentit le requiem des anges d’hier. Qui viennent d’arracher les pages du missel de nos prières. Pendant que la neige et le froid s’étendent sur ce désert. En sachant que plus rien ne pourra tempérer le poison amer. De l’oubli où nous portent nos pas dans la cité endormie. Et l’on boit cette boisson contre toute raison. En offrant à notre ennui le sel de sa mélancolie. En concordance avec les ombres évanescentes de la nuit. Qui ont fait de nous les épouvantails de leurs facéties. Sans haine et sans rancune alors que se meurt un dernier rayon de lune.
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Il y aura ce moment si particulier où oscillera le versatile balancier. Dans le lent mouvement du souffle d’un vent aimanté. Par l’aléa de modifications d’artéfacts. Qui virevolteront au-dessus de l’incomparable. Fable qui fait de nous des pantins marchant sur les mains. Infirmes et mutilés de souffrir les brisures d’actes. Éparpillés et jetés en pétales sur l’herbe du chemin. Piétiné par des chevaux tirant le corbillard d’un jour sans envie. Alors je te parlerai du lointain, de cet invisible de ma mélancolie. Tu me répondras en te référant à demain. Cette part d’inconnu faîte d’un court moment. Sans perspective où se répand la puanteur morne de l’ennui. Je t’affirmerai croire à l’infini du versatile balancier, à la langueur de ses lents mouvements. Dans l’ondulation du temps, ses méandres, ce vertige qui m’éblouit. Endormant mes démons en leur donnant à manger le vomi. Du plat rance d’une vérité figée sans magie. Je certifierai aimer le clown triste qui cherche à faire rire. Entre pitié, incapacité et fragilité, le regardant conquérir. Le public mort des fantômes de l’autre rive. Que tant de nuits de cauchemars avivent. Dans la désespérance du soleil noir de l’errance. Et j’en appellerai à la torpeur d’une profonde mélancolie. En concordance avec sa douceur qui contrebalance. L’enclume malveillante du mal qui l’avilit. Léger comme une plume, je m’envolerai. Vers l’immatériel du vertige d’autres cieux. Et me noierai dans l’ivresse de vins capiteux.
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Il y a comme une excitation. Une attraction passagère à la pénombre qui se dérobe. Enterrant la nuit, le froid qui s’enfuit. Une clarté déchirant le noir. Les couleurs pâles de l’aube. Éclairant le squelette du manoir. Là-haut sur la colline, abandonné qui domine. L’artificiel passagé de ma destinée. Écartelée par l’étrange vérité. D’être vivant parmi le néant. Distillant la ciguë de mon ennui. Appréciant l’intense mélancolie. Du brouillard laiteux ce fantôme liquoreux. Apposé sur mon visage en masque vaporeux. J’avance sur la neige de mon linceul. A pas furtifs en apportant des glaïeuls. Nos fleurs du bonheur. Leurs couleurs déchirant le noir. Où se love le manoir du désespoir. Fragile et compatible avec mon humeur versatile. Je progresse dans les allées et les chemins. D’un pas apaisé en ce matin je me souviens. Des notes du piano lentes et entêtantes. Elles vibrent en moi me portent, me transportent. Elles sont l’esprit de ce qui nous réunit. Cet immatériel profondément émotif. Passager clandestin de nos destins. Sans projet, haletant aux sursauts de l’imprévisible. J’en ressens le caractère récessif. Il me hante alors que je viens jusqu’à toi. Faisant de nos secrets un monde inaccessible. Un univers vacillant où tremble mon effroi. Mais comme toujours tu ne seras pas là. Et je poserai sur la pierre mon bouquet de fleurs. Avant de devoir composer avec mes peurs. Dans la solitude de l’insoutenable habitude. Me promettant de revenir pour me recueillir. Quand rejailliront les couleurs pâles de l’aube. Cet instant où la pénombre se dérobe. Et me rappelle que tu resteras à jamais immortelle.
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Tu es désarticulée, bousculée par le vent. Désavouée, humiliée dans ton enfermement. Alors que se dissipent les vapeurs d’une langueur. Automnale qui pose sur les lèvres le brouillard. D’une faim animale irrépressible. Je crie à l’envie le poème maudit. De notre amour morne et bâtard. Dans l’écho rendu impossible. De savoir faire vibrer ton cœur. Mes mains froides comme mes peurs. Ensemble ont fait le pacte d’une union. Plus loin qu’iront les cauchemars d’une addiction. Aux mots écrits dans l’encre de notre sang. En témoignage de cet unique lien. De ce que nous étions auparavant. Cette idée forte qui nous retient. Jusqu’au bout de la folie ou pas du tout. Délaissant le champ de mines de la vie. Pendant que la mosaïque du temps se pourfend d’une désillusion. Féconde au fond de ton âme qui sonde. Sur ton visage les rictus de tes envies. Et passent en procession et ainsi. Fabriquant les saccades de tes mouvements. Je tremble de te voir t’effondrer. Dans la caricature inévitable de cette fracture. Qui nous éloigne et je me souviens avoir été. Virevoltant dans les caprices de l’éphémère. Trouvant dans l’instant le venin amer. De flirter avec les rages de cette colère. Malsaine qui te donnait des allures de reine. Je chante les rimes de ce refrain. Dans le combat illusoire du crépuscule et d’une triste fin. Rien n’a été vain, il reste ces photos jaunies. Sur les murs d’une chambre aux teintes d’ambre. Là où le jour violait nos matins frileux. Sur les mains la transpiration du combat de la nuit. Je regarde ces clichés où tu souris. Je fais semblant d’être heureux. Cherchant dans les catacombes une lumière. Capable de nous réunir sur terre ou en enfer. Laissant nos démons sur une plage. Dans le ressac d’un temps sans âge.
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