
J’ai en moi l’immortalité de rêver
D’embrasser un horizon intérieur
Fait de pénombres et de lueurs
Hanté par des fantômes habillés
De lambeaux de rires et de pleurs
Profondes cicatrices qui embellissent
L’aube lorsque les yeux se plissent
Devant un soleil illuminant le firmament
Je le regarde avec des yeux d’enfant
Il est la barrière de l’imprévisible
Celle qui me protège de l’invisible
Terre de mes excès imprescriptibles
Je ressens le trouble de ses pulsations
Je frémis, je m’avilis, alangui, avachi
Sur un sol de cailloux en ébullition
Le cœur contracté devant sa lueur
Pétrifié dans une pénombre sans fin
Jusqu’à demain quand au petit matin
J’aurai en moi l’immortalité de rêver
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Après la réaction survient l’émotion
Cette brusque et vive sensation
Qui brûle, s’insinue, s’habitue
Aux inhumanités embrasées
Des sursauts chaotiques des souvenirs
Entrelacés parmi des larmes et des sourires
Accrochés sur des fils battus par le vent
J’entends en moi cet ouragan terrifiant
Il habite dans les cavernes d’autrefois
Là où s’abritent des fantômes sans foi
Qui brûlent, s’insinuent, s’habituent
Aux peurs alimentant le brasier
De mes errances lentes et partagées
Avec un temps habillé de mélancolie
Qui me tient la main, parle de notre vie
Tous deux nous allons, nous irons
Gaiement voir éclore les bourgeons
Qui brûlent, s’insinuent, s’habituent
Aux espérances d’un nouvel horizon
Quand le soleil n’est qu’un caméléon
Blanc repoussant une aube virginale
Je ressens en moi ce bruit infernal
Un silence pur, violent et déchirant
Ce sursaut chaotique des souvenirs
Entrelacés parmi des larmes et des sourires
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Lorsque l’aube paresse et transgresse
La pénombre qui régresse
Sur la forêt tentaculaire
Où s’abrite le crépusculaire
De nos pensées contrariées
Je ressens ce frémissement
Qui exagère les palpitations
De tous ces fourmillements
Venant amplifier l’impression
Que l’heure de nos jours
Sort du ventre de labours
Recouverts de froid et de gel
Où s’entend l’appel
D’un sommeil éternel
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Quand tu dors la nuit
Et que tes rêves s’enfuient
Alors que bruisse l’infini
En noctambule de tes envies
Je prie et je te suis
Dans les méandres de l’ennui
Cette pieuvre alanguie
Aux tentacules meurtries
Usée de s’éroder sur un jour affadi
Tu en choisis la mélancolie
Et tu regardes l’aube transie
Dont le froid en toi s’alanguit
Tu l’as vu et tu as tressailli
Oui tu as pleuré aussi
De peur que tout soit fini
Le néant, l’insignifiant, la vie
Alors que ton corps vieilli
Et que tes rêves sont ensevelis
Par toutes ces nuits alourdies
De cauchemars aigris
Parle-moi de tes nostalgies
Ces cicatrices bleuies
Des effrois de ton esprit
Et que douce soit ta nuit
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Il y a dans le boudoir de ton âme
Des fantômes qui marchent dans le noir
Portent des dentelles sans âme
Étouffent leur pleurs dans des mouchoirs
N’ont plus d’espoir, plus de flamme
Sont usés, abîmes, cabossés
Je veux parler à leur âme
Leur conter une fable qui finisse bien
Mieux que tous ces mélodrames
Qui sont une part de toi, notre fin
Ces temps éloignés de tout drame
Où vivants, nous parlions d’espoirs
Croire en un morceau d’infini, une âme
Qui serait blanche, pure, immaculée
Que aurions découpée d’une lame
Tranchant dans les viscères putréfiés
De l’exagération de nos amalgames
Ce fourre-tout, notre maison de fou
Je ne sais susurrer à ton âme
Ce qu’elle attend d’entendre
Quand dans la forêt le cerf brame
Que ses vibrations sont prêtes à fendre
Nos étendards qui proclament
Un amour pour toujours
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