
Lentement, j’ai tiré le rideau du temps habillant notre premier matin. Il faisait clair et froid. Apportant la lumière du lointain. J’ai pensé à toi. Si proche de moi. Encore lovée dans un profond sommeil. J’ai regardé battre la mer. Sans ouvrir la fenêtre de peur qu’elle ne te réveille. J’ai écouté le rythme lent de notre premier matin. Comme les notes d’un piano parlant à demi mots. Pour ne pas abîmer le divin. Contant la paresse d’une langueur douce comme une caresse. Allant plus haut. Que ne bat le temps de ce premier matin. Portant jusqu’aux confins. La tendresse d’une faiblesse. La passion d’une ivresse. Coulant sur les notes du temps. Que j’entends. En regardant se lever le ciel blanc. D’un premier matin vierge et beau comme l’enfant. Dont le premier cri s’est offert au vent. Les mains contractées pour retenir des poussières de temps. Qui s’enfuit déjà dans l’oubli. Du va et du vient de la mer dansant. Sous mes yeux embués de ces moments. Qui ne resteront pas que des instants. Mais porteront le souvenir lancinant. D’un premier matin. Où baigné dans le silence, j’ai vu le soleil se lever. Éclairant, ton visage aux lèvres carmins. Recouvrant le rose de ton teint. Blanc de cette couleur que tu portais hier. Quand, tous deux devant l’autel, nous unissions nos prières.
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Nous avons donné à l’eau la rose que je t’avais apportée. Offerte pour témoigner de mon besoin de t’aimer. Doucement, nous l’avons déposée. Avec le bonheur de la voir s’en aller avant de faner. Transportant notre passion. Bien avant que les vagues habitées de déraison viennent nous emporter. Par superstition. Comme si nous étions inquiets. De ce qui pourrait nous arriver. Nous n’avons pas hésité. A l’abandonner. Rose de nos matins. Belle. Habillée de nos souvenirs mutins. Fraîche. Maquillée de reflets d’étincelles. Portant les flèches. De l’amour. Qui nous a réunis. Autour. De l’envie. De pousser plus loin que demain. L’ardent besoin de se prendre la main. Par superstition. Maintenant, quelque part. Il y a un endroit où bat le cœur d’une rose se souvenant de notre union. Ce n’est pas un hasard. Si, plus tard. Son souvenir. Nous accompagnera jusqu’à notre dernier soupir.
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Le soleil s’est levé menteur. Rieur sur l’aube de vos laideurs. Atténuant vos fadeurs. Diables de vents mauvais. Par le vent burinés. Racontant l’histoire. D’un malheur. Au miroir. Sans pudeur. Regardant le reflet d’une mort annoncée. Gravant dans la pierre le visage mauvais. D’une douleur partagée. Par des frères de rancœurs. Aux âmes remplies de noirceurs. Que la chaine de la culpabilité. Ne pourra jamais étrangler. Le soleil s’est levé menteur. Éclairant vos visages de douleur. Portant pour toujours. Le masque d’une souffrance qui vous laboure. Le cœur, les entrailles. Gravant dans la pierre la faille. De vies sans amour.
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Dans l’illusion des lumières d’un jour. Qui jamais ne viendra réveiller . Les poussières de notre amour. S’effacent sur un vieux parchemin. Les lettres oubliées. D’un texte sans fin. Qu’un aigle las pour toujours. Porte le souvenir. De nos mots s’abimant s’en servir. S’alignant sur une feuille jaunie. Que le temps a meurtri. Atténuant la blessure vieillie. De nos vies à jamais enfouies. Dans la peau tannée de pages. Pas assez sages. Pour ne pas s’exposer. Aux morsures de l’unique vérité. Nous sommes morts pour ne plus conter. Sur les feuilles blanches de notre livre. Nos heures tristes et belles. Qui s’additionnent et s’enivrent. Dans l’oubli rebelle. D’effacer nos dernières traces. En pattes de mouche. Sur la feuille blanche. Cruel abandon qui touche. De ne laisser de nous que l’érosion. De nos effusions pour oraison.
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Y-a-t-il un sens à ton absence ? Si ce n’est la cicatrice d’une longue souffrance… La plainte du vent, les craquements, les hurlements. Ces soirs de tempête venus nous agresser. Frappant de leurs lames aiguisées nos silences. Dans lesquels nous nous étions enlacés. Puisant là notre essence. De nous aimer dans le nid douillet de nos péchés. Enivrés de l’alcool frelaté de nos excès. Loin de tout, du monde, de ce vent mauvais. Qui nous avait transportés au-delà de nos préjugés. Nous abandonnant dans cette passion emmurée. Allant jusqu’à l’extrême de cette ligne tracée sur l’horizon. Où nos vies ne seraient plus que déraison. Sombrant dans la tempête de nos frissons. Gouttant le venin à l’unisson. De ces perles de jour mourant sur le sommeil de nos nuits. Cercueil où nous avons fini. Ayant oublié de donner un cœur à nos vies. Usées d’avoir perdu le sang de nos espérances. Fabriquant l’errance d’une longue souffrance. Cicatrice donnant le sens de ton absence.
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