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gothique et romantique

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Le poème de tes mots

Publié le 27 Nov 2012 | Aucun commentaire

Sur le lac bleu des tes yeux, une goutte de tristesse a perlé. Tu as serré tes poings devant ta bouche pour te protéger, ne pas montrer. Ta tête s’est baissée pour te replier. Ta frange a caché ce qu’elle pouvait. Mais le lac bleu de tes yeux s’est assombri ne pouvant plus rien empêcher. Ton corps s’est contracté. La goutte de tristesse est devenue une larme de détresse. Dans l’orage de tes sentiments, tu t’es abandonnée. La larme a coulé sur ta joue, tes fossettes déprimées. Tes poings serrés ne pouvaient plus rien maîtriser. Pleurer pour exister. Pleurer pour avoir trop aimé. Dans une larme, le poème de tes mots s’est échappé.Plus de texte à écrire, personne pour l’écouter. Un avenir en lambeau, l’abandon pour destinée. La rage habite tes poings, le lac bleu est rempli de laves incandescentes, la nuit s’est levée. Une ombre recouvre ton visage défait. Tu es belle mais tu l’as oublié. Demain, plus tard, le volcan s’éteindra, sa rage étouffée. Tes yeux illuminés retrouveront leur éclat sous la frange dorée. Tes poings contractés se seront ouverts à l’inconnu dans une autre main glissée. Le crayon de papier écrira de nouveau les poèmes de tes mots sur le petit carnet. Lève toi, efface ce teint mâché. Lutte, résiste pour ne pas sombrer. Sur le lac bleu de tes yeux un vent de révolte doit souffler.

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Sur les rives glacées de ton âme

Publié le 26 Nov 2012 | Aucun commentaire

Sur les rives glacées de ton âme, je me suis égaré. Tes silences, tes absences m’y ont poussé. Sans but, errant sur la lande déserte, sans repère, je ne t’ai pas trouvée. Tu fuis ce lieu. Tu le crains. Tu as peur d’y pénétrer, de t’y égarer. Il te dépasse, t’écrase. Les démons qui se cachent en toi t’y précipitent parfois. Tu te débats, tu ne veux pas venir t’échouer sur les cailloux noirs de ta détresse. Tu as mal. Ce mal habite en toi. Il te ronge, te plonge dans ces silences sans fin qui m’ont précipité sur ces rives glacées. J’ai voulu comprendre. Il fait froid. Sans clé pour m’échapper, je hais ce jour où je t’ai rencontrée. Ton visage souriant, tes mains chaudes, tes sourires enfiévrés. Je me suis laissé capturer sans lutter. Les démons en toi savent si bien tricher. Tu as été la lente agonie de mes jours, de mes années qui peu à peu se sont consumées. Plus rien à se dire, apprendre à se haïr. Il fallait que je sois fou pour rester. Tu n’avais qu’un seul but m’entraîner sur les rives glacées de ton âme. Tu m’as donné en pâture, sans hésiter. Le seul compromis avec tes démons pour qu’ils te laissent en paix.

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Lettre d’amour

Publié le 20 Nov 2012 | Aucun commentaire

Ferme les yeux. Oui, ferme les yeux. Sens les odeurs de la forêt plongée dans le noir. Glisse-toi dans la brume qui monte, nous recouvre. Tu as froid. Blottis-toi contre moi. Tu frissonnes, tu as peur. C’est normal. Tu avances sans savoir. Tu m’as donné ta confiance. Bien plus encore. Tu t’es jetée dans le vide, sans parachute, sans penser au néant. Tu sursautes au bruit des branches qui craquent sous tes pieds. Tu t’accroches à moi. Encore plus. Tu ne poses pas de question. Tu as fermé les yeux. Tu ne veux pas savoir. Ta vie sera celle-là. Proche de moi. Moi avec toi. Dans la forêt de la vie, au milieu des grands arbres noirs. Nous avancerons sans lanterne, juste collés l’un à l’autre. Moi aussi, j’ai les yeux bandés. Je m’accroche à toi. Je ne te l’ai dit pour ne pas t’effrayer.

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Nous prendrons le même train

Publié le 19 Nov 2012 | Aucun commentaire

Il y a au bout des rails ce point lumineux qui t’obsède, que tu regardes chaque matin. Tu crois qu’il te montre le chemin. Celui de fuir, de partir loin. Tu parles de ton destin. Tu hais tes jours sans lendemains. Tu gémis, tu te plains. Sans fin. Que puis-je t’offrir si ce n’est de te tendre la main ? C’est peu à tes yeux, pour moi c’est ce qu’il me reste, je suis sur le déclin. Il me semble qu’entre nous il ne reste plus rien. Mais, je te soupçonne de vouloir monter avec moi dans le même train. Tes mots sont incertains. Tes attitudes sont empruntes de dédain. Pourtant, au fond des tes yeux brillent encore une faible lueur comme quand tu te faisais putain. Nous aimions nos câlins, nos festins. Alors quel est ton dessein ? Partir, rester, aujourd’hui ou demain ? Quand te décideras-tu, enfin ? Donnes-tu un sens à ce comportement qui n’a rien d’anodin ? Il me perturbe, a brisé notre écrin. Je ne crois plus en rien, ni en toi, ni en moi, ni au divin. Je regarde les rails de ce train, ce point lumineux dans le lointain mais je n’y vois plus notre chemin. C’est inhumain. Tu restes, tu ne pars pas, tu es là chaque matin. Je me lève apeuré, ouvre les volets, te vois dans le jardin. La crainte de ton absence s’éloigne jusqu’à demain. Tu iras voir les rails, les éclairs du lointain. Tout recommencera comme hier, comme les autres jours mais cela n’a rien de badin. C’est la folie de notre quotidien. Notre longue chute dans un abyme sans fin. Le jour où je t’ai rencontrée, j’ai su qu’en toi sommeille un diablotin. Il ronge peu à peu ton destin. Consume ceux qui s’approchent de ta main. Sans frein, nous sommes montés dans le même train. Le caractère de notre dérive me fait peur, malsain, il devient surhumain. Je prends peu à peu un plaisir malin. Tu le sais, la folie gagne mon corps, mon âme, se gave du festin. C’est la raison pour laquelle tu restes, tu ne pars pas, tu as compris qu’un jour nous prendrons ensemble le même train.

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Ils se sont aimés

Publié le 16 Nov 2012 | Aucun commentaire

Tendre la main. Capturer les étoiles du ciel une à une. Les enfiler en perles d’or sur le fil de mon amour. Déposer le collier autour de ton cou. Pour que tu te sentes belle. Attraper la lune. La saisir, te l’offrir. Plonger tes yeux dans son miroir. Te voir, t’aimer. Souffler sur les flammes du monde, raviver l’éclat de tes yeux. Avoir chaud, être bien. Se glisser dans tes cauchemars. En chasser les diables, les dragons. Dormir en paix. Te prendre la main. Marcher au fil des mois, des années. Être heureux. Passer les mains sur tes rides. Caresser les sillons de ma passion. Avancer ensemble. Arrêter les saisons. Rester en été. Ne pas se voûter, hésiter, tituber. Avoir froid en hiver. Lutter, résister. Combattre. Partir ensemble. Avec cette phrase sur notre tombe. Ils se sont aimés.

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Trop

Publié le 16 Nov 2012 | Aucun commentaire

La monotonie des jours pluvieux est venue suinter d’ennui sur les murs de ton immeuble. Tu les regardes dégouliner de ce dégoût qui te lasse. Tu pourrais fuir, t’enfuir. Mais, la lâcheté vient te gagner, te grignoter, te manger. Elle te met en miettes. Tes idées de révolte ne sont que des mots que tu jettes pour exister, te duper. Même toi, tu ne te crois pas.Tu n’existes qu’en poussant la grille de ton immeuble lorsque tu rentres dans ta case de rat. Tu as le choix de partir. Mais pour aller où ? Ton horizon s’arrête au bout de ta rue. Il n’y a jamais de soleil dans ta rue. Des grands immeubles t’en protègent avant de plonger dans la gueule du métro. Sais-tu encore que quelque part pousse de l’herbe ? Tu as peur des insectes, des oiseaux. Tu es un mutant. Alors pourquoi te parler de sentiments ? Il faudrait que tu ouvres les yeux, que tu regardes, pour comprendre, t’ouvrir, t’attendrir, ne plus penser qu’à toi. C’est trop te demander. Tu es l’unique personne que ton être accepte encore. Les autres, tous les autres sont cachés derrière les arbres de ta forêt. Elle a poussé avec les années mettant ta vie en friche. Les plus sauvages des animaux auraient peur de s’y perdre dans la noirceur de ces journées sans soleil. Tu y es bien. Aussi, pousse la porte de ton grand immeuble, cache-toi derrière ses murs. Oublie-moi. De l’autre côté des barreaux, je saisis la liberté, celle qui te fait peur. Combien de temps, ai-je passé avec toi du mauvais côté de cette grille ? Je n’ai pas de chiffre. Je sais que c’était trop…

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