Au bout du monde

Au bout du monde, il y a un lac gelé. Il y fait froid. Le vent souffle sans arrêt. Sans soleil. Seul un ciel. Portant des nuages aux larmes glacées. J’y suis venu pour savoir. Te raconter.Aller à l’extrême pour t’épater. Je sais. C’est stupide. Je voulais marcher sur les rives de ce lac oublié. Chercher dans les glaces le reflet de nos années passées. Les regarder pour nous souvenir de nos désirs. On en parle parfois. Avec la foi de savoir en rire. Pour mieux balayer les rides naissantes de l’oubli. C’est notre monde. Qui s’enfuit au bout. Là bas sur les rives du lac glacé. Je suis venu y marcher. Pour rattraper ces années qui nous faisaient vibrer. Les ramener pour se les partager, de nouveau tout recommencer. Au bout du monde. J’ai ramené, pour toi et moi, la force de croire pour toujours en nous.
Lire la suiteEntre dans la lumière

Vas-y, entre dans la lumière. Ne sois pas timide. Ne rougis pas d’être toi-même. Peu assurée. Si apeurée. Tu es toi. C’est déjà tant de choses. Un sourire, de jolis yeux bleus. De longs cheveux. Tant de désirs.Tu vois. Je te vois. Vas-y entre dans la lumière. Dis-moi tes mots. Lance-toi ! Tu en as le droit. Ils seront beaux. Ils viennent de toi. Fragile. Douce. Vas-y entre dans la lumière. Elle est là. Elle ne te brûlera pas. Elle habillera ta silhouette. Sera ta première conquête. Celle de ce combat que tu mènes contre toi. Alors, vas-y entre dans la lumière. Jusqu’à moi. Brise les chaînes de ta timidité. Libère-toi ! Au-delà de toi. Toujours recroquevillée. A douter. Je n’ai pas de pitié. Juste ce besoin de te crier. Entre dans la lumière.
Lire la suiteLes diamants du jour

Je n’ai pas la capacité de retenir les diamants du jour. Ni le pouvoir d’inverser le retour infini des nuits éteignant nos lumières. Patienter comme toujours. Attendre pour revoir ton visage sortir de notre misère. Nous les âmes abandonnées par la vie. Qui n’ont que l’ennui. Pour meubler leur existence de fantôme. Comme des mômes. Sans parent. Qui se traînent comme des chats errants. Regardant. Le sommeil lent. Venu s’emparer des vivants. Les yeux fermés. Imaginant. Le bienfait de rêver. Nous en sommes privés. A jamais. Pourtant. Nous n’avons pas oublié. Avant. Lorsque le soir nous fermions nos portes, nos fenêtres. Insouciants. Car respirant. Ou peut-être. Aspirant. A l’infini d’une vie. Faîtes de lumières, de belles nuits. Chassant. L’ennui. C’était hier. Aujourd’hui. Il nous reste la prière. De pouvoir revenir en arrière. D’être de l’autre côté de la barrière. De fermer les yeux. De rêver de nous deux. En sachant. Que demain. Pour cet autre matin. Je saurai t’offrir les diamants du jour. Pour toujours.
Lire la suiteAs-tu seulement existé ?

Dans les rues de nos cités. Statues égarées. Un nom, une posture. Quelques mots griffonnés. Sur une pierre, une plaque froide et glacée. Pour se rappeler. Que tu as existé ? On dit de toi que tu as fait. De belles et grandes choses, que tu avais un poids dans la cité. Je veux le croire. Je ne cherche pas à savoir. J’accepte cette vérité. Les années passées. Sous la neige et le froid. Le temps s’espace. Au point de ne plus te regarder. De passer à tes pieds. Totalement détaché. As-tu seulement existé ?
Lire la suitePure

Un halo de lune. Dans une nuit d’arbres aux corps ombrageux. J’ai volé son éclat laiteux. D’une pointe de plume. Se faufilant au travers du chat de la serrure. Du cœur d’un ciel nuageux. Il peut manquer aux cieux. Que cela dure. Car, il brille dans tes yeux. Comme le bien le plus précieux. C’est comme çà que je te veux. Pure.
Lire la suiteEphémère

Un soir, une nuit, dans le froid d’un jardin public. Un banc recouvert de neige. Une lumière blanche sous le vent glacial. Quelques traces de pas dans la neige. L’idée de l’été, d’amoureux accolés. La pensée d’enfants jouant avec passion devant une mère attentionnée. Un souvenir dérisoire. Comme ce cliché. Demain, avec le retour du soleil, il n’existera plus. Ne restera que l’image d’un passé éphémère.
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