English Version
gothique et romantique

Blog

Seul, je le suis comme tu le fus.

Publié le 9 Juin 2013 | Aucun commentaire

DSC_0220

Mélancolie d’un soir. Sous le voile d’une nuit noire. Recouvrant ce passé au porte du désespoir. Entre regret et culpabilité. Avec le poids de ce péché. De t’avoir oubliée. Il y a si longtemps. Que je pourrais évacuer maintenant. En le jetant au vent. En le brûlant. En me mentant. Pour mieux respirer. Lavant mon esprit de cette pensée. Qui revient sans cesse. Avec la force de cette promesse. Que je t’ai faîte de m’attendre. Allant jusqu’à violer tes rêves pour te les prendre. Te laissant seule sur la terrasse de notre château. Attendant la venue de la nuit pour enterrer tes maux. Sombrant dans cet ennui. Recouvrant d’un voile noir ta mélancolie. D’avoir été trahie. Par mes promesses, mon absence, ta faiblesse. D’avoir espéré me changer. Je me suis enfui. Incapable d’assumer. Trouvant dans l’oubli une nouvelle patrie. Te laissant un au revoir dans le dernier de mes écrits. Où je t’ai une nouvelle fois trahie. Ce soir, à la porte de cette nuit de mélancolie. Je suis revenu. Regardant ce paysage triste vers lequel tu as souvent attendu. Mon retour, un signe. Qui ne sont jamais venus. Seul, je le suis comme tu le fus.

Lire la suite

Un cri dans la nuit

Publié le 3 Juin 2013 | Aucun commentaire

romantisch, gothique, romantique, gotisch, rêve, fantastique, fantastisch, sombre, dunkel, traum, romántico, gótico, soñado, oscuro, fantástico, romantico, gotico, sognato, scuro, fantastico, porte, eau, pierres, , eau, see, mer, cimetière, croix, poème d’amour, lettre d’amour, roman gothique, poème romantique, lettre romantique, poème gothique, gothique et romantique, larme, église gothique, mélancolique, mélancolie

Un cri dans la nuit. Venu du fond des ténèbres. M’arrachant du lit. Violant mes rêves assoupis. Dans une plainte funèbre. J’ai pensé à toi. A tes douleurs, à tes soupirs, à ces riens qui faisaient ton quotidien. A cette vie dont tu voulais poser le dernier point. J’ai erré. De pièces en pièces, la lune m’accompagnant. Les nuages l’éteignant. A ta recherche lentement. Sans espoir de te trouver. Sans le besoin de me lamenter. Juste de traîner avec ce cri raisonnant dans ma tête. J’ai voulu croire que je l’avais inventé. Pour me donner l’impression de vivre encore à tes côtés. J’avais appris à entendre tes plaintes, à les comprendre. Comme des codes établis entre nous. Pour conserver ce dernier espace d’intimité que personne ne pourrait prendre. On a essayé de tricher avec les autres jusqu’au bout. J’en suis arrivé à espérer tes cris. Pour savoir que tu respirais, qu’un souffle te parcourait. Il ne me restait que tes mains pour te toucher, ne pas te briser. Il n’y avait plus que tes yeux pour me rappeler la façon dont tu aimais me regarder. Un cri dans la nuit. Venu du fond des ténèbres. M’arrachant du lit. Violant mes rêves assoupis. C’est ce qu’il me reste pour me souvenir. Caresser cette mélancolie des jours de pluie. Où nous nous sommes unis. Au travers des champs et des forets. Marchant, nous égarant derrière le rideau de brouillard comme des ombres. A la recherche de notre soleil dans ces jours sombres. Seuls, abandonnés au bonheur de s’être trouvés. Tu me manques. Tu le sais. Je te le dis assez. Tes silences sont la gifle de ton absence. Elle nous a été imposée. Par le temps, l’érosion de nos carcasses abîmées. Je n’ai pas de rancœur. Nous savions qu’il y aurait un terme à notre bonheur. Je m’abandonne parfois sur ta tombe. De quelques larmes, de quelques fleurs. Avec cette idée folle que ma peine réveillera ton cœur.

 

Lire la suite

Dans la haine nous avons enraciné nos peines

Publié le 30 Mai 2013 | Aucun commentaire

romantisch, gothique, romantique, gotisch, rêve, fantastique, fantastisch, sombre, dunkel, traum, romántico, gótico, soñado, oscuro, fantástico, romantico, gotico, sognato, scuro, fantastico, porte, eau, pierres, , eau, see, mer, cimetière, croix, poème d’amour, lettre d’amour, roman gothique, poème romantique, lettre romantique, poème gothique, gothique et romantique, larme, église gothique, mélancolique, mélancolie

La répétition lente de tes doigts sur le piano. Le son plaintif qui s’en échappe. Entre au plus profond de moi. Égrainant la partition d’un fantôme sans intérêt. La cruauté de tes notes plongées dans mon corps décomposé frappent la vase de mes nausées. Éclaboussant une image que je n’ose plus affronter. Celle de l’abandon de toutes ces choses auxquelles  je croyais. Étendard de mes pensées, porté en avant comme un croisé.  Sans cause. Juste à cause. De toutes mes lâchetés. La mélodie lancinante de notre abandon se répète. Note après note. Jusqu’au bout des touches de ce piano du temps. Sur lequel nous nous sommes tant chamaillés. A coup de notes faussées par notre cruauté. Que tu épelles. Comme la litanie de nos péchés. J’entends leurs voix. Qui nous pointent du doigt. Nous accusant. Plus forts que toi, plus forts que nous. Lorsque nous étions fous. Nous écharpant dans des luttes enragées comme des loups. Carnassiers, happés par une vie que nous avions oublié de récompenser. De temps passés à nous aimer. Pour mieux contrôler toutes ces futilités parmi lesquelles nous nous sommes égarés. La répétition lente de tes doigts sur le piano. Le son plaintif qui s’en échappe. Est l’énoncé d’une repentance. Qui vient tardivement avivant cette douleur qui me lance. Plantée dans mes entrailles en bataille au delà du mal jusqu’au bord de la faille. Où le vide m’appelle. Chacun dans notre case. Avec ces vérités que nous ne voulons plus partager. Sans nous séparer afin de rien nous épargner. Noyés dans un tourbillon de vase. Trouvant dans la haine la raison d’enraciner nos peines. La répétition lente de tes doigts sur le piano. Le son plaintif qui s’en échappe. Pénètre chaque jour un peu plus au fond de moi, m’envahissant. Présent, pressant, obscurcissant ma perception du temps. Dans une usure lente et progressive qui dure. Celle que tu as voulue, j’en suis sûr. Marionnette dansant démembrée sur ces notes que tu égraines. Depuis ce temps où nous avons décidé de chasser l’amour de nos veines.

Lire la suite

La belle au bois dormant

Publié le 30 Mai 2013 | Aucun commentaire

romantisch, gothique, romantique, gotisch, rêve, fantastique, fantastisch, sombre, dunkel, traum, romántico, gótico, soñado, oscuro, fantástico, romantico, gotico, sognato, scuro, fantastico, porte, eau, pierres, , eau, see, mer, cimetière, croix, poème d’amour, lettre d’amour, roman gothique, poème romantique, lettre romantique, poème gothique, gothique et romantique, larme, église gothique, mélancolique, mélancolie

Courir dans les herbes mouillées. Sous la pluie, sous la grêle au travers des bois et des forêts. Les jambes écorchées. Les mains brûlées. Par le froid de l’hiver venu des montagnes, des plaines de si loin d’où souffle le vent. Courir sans respirer. Tout juste suffoquer. En haut des sommets, le cœur battant. Le visage fouetté par l’air glacé. Plonger dans les vallées. Sous la pluie, sous la grêle. Sans rien voir avec le seul espoir. D’atteindre les grilles du château de la belle. Au bois dormant. Celle. Dont on parle dans les contes et les romans. Celle. Dont un baiser réveillera le corps endormi. Courir dans les herbes mouillées. Pour mieux sentir la lente montée de l’envie. De se damner aux lèvres. De la belle assoupie. D’arracher l’attente aux temps. A en avoir la fièvre. A se mordre jusqu’au sang. Pour la voir ouvrir les yeux. Le teint cireux. Tomber amoureux. De sa fragilité. De son étrangeté. A avoir dormi cent ans. M’attendant. Courir dans les herbes mouillées. Sous la pluie, sous la grêle au travers des bois et des forêts. Les jambes écorchées. Les mains brûlées. Par le froid de l’hiver venu des montagnes, des plaines de si loin d’où souffle le vent. Être seul sans princesse à sauver. A aimer. Voler une histoire aux contes, aux romans. En faire sienne. Courir sans respirer. Tout juste suffoquer. En haut des sommets, le cœur battant. Sachant. Qu’il n’y a qu’une vérité. Celle de grilles glacées m’attendant devant un château désolé.

Lire la suite

Ne jamais se quitter

Publié le 25 Mai 2013 | Aucun commentaire

romantisch, gothique, romantique, gotisch, rêve, fantastique, fantastisch, sombre, dunkel, traum, romántico, gótico, soñado, oscuro, fantástico, romantico, gotico, sognato, scuro, fantastico, porte, eau, pierres, , eau, see, mer, cimetière, croix, poème d’amour, lettre d’amour, roman gothique, poème romantique, lettre romantique, poème gothique, gothique et romantique, larme, église gothique, mélancolique, mélancolie

Je me rappelle de ce jour pluvieux. Où nous étions tous les deux. En bord de mer. Prenant l’air. A nous aimer. Nous sommes entrés dans un vieux café. Assis, le long d’une vitre taguée de gouttes de pluie. Comme un sapin fané aux guirlandes décrépies. A regarder défiler la vie. A voir passer des fantômes engloutis jusqu’au bout de l’ennui. Comme de vieux amis. Aux amours enfuis. Se regardant sans surprise. Pouvant dessiner la moindre ride. Sur un visage vieilli à la peau grise. Teinte des années passées. A se coller. A s’engueuler pour mieux se rapprocher. Avant d’un jour se quitter. Sentir le temps filer. Entre les doigts sans pouvoir l’arrêter. Comme cette musique venue du fond du café. A l’air adoré. Sur lequel nous avons construit tant de souvenirs. Il y a ce refrain qui se répète. Lancinant. Dans un dernier soupir. Envoutant. Que l’on voudrait retarder. Pour à jamais l’écouter. Provoquant dans tes yeux ce regard embué. Que j’ai désiré. Pour tout de suite t’aimer. Il y a ce refrain qui va s’achever. Je veux hurler. Briser cette vitre portant les larmes de pluie. Tombées de nuages qui entrent dans le ciel de nos vies. Les repousser. Pour que jamais ne vienne la nuit. Sombre. Nous entraînant au pays des ombres. Où s’effacent les gens de la photo. Pendue sur le mur là haut. Pour qu’elle vive dans le reflet de la vitre. Sur laquelle glissent des perles de pacotilles. Aux corps de pluie sans titre. Qui me titillent. Pour t’emmener danser. Avant que le refrain qui se répète. Ne s’arrête. Souviens-toi de ce jour pluvieux. Où nous étions tous les deux. Au bord de la mer. Heureux. Joyeux. Comme des enfants les pieds mouillés. Jouant avec la marée. Jetant aux vagues cette bouteille où tu as écris m’aimer. Aujourd’hui, nous l’avons retrouvée. Recouverte d’algues aux bras enlacés. Comme nous dans un lointain passé. Tu voudrais la briser. Tout oublier. Pour recommencer. Il y a ce refrain qui va s’achever. Tu le sais. Attend. Donne-moi encore un peu de temps. Souviens-toi de ce jour pluvieux. Où nous étions tous les deux. Les yeux embués. De s’être trouvés. Faisant le vœu. D’atteindre ce jour où nous serions vieux. Assis dans un  café. Le long d’une vitre taguée de gouttes de pluie. Comme un sapin fané aux guirlandes décrépies. A se rappeler ce que nous avons été. Pour ne jamais se quitter.

Lire la suite

Lettre d’amour

Publié le 24 Mai 2013 | Aucun commentaire

romantisch, gothique, romantique, gotisch, rêve, fantastique, fantastisch, sombre, dunkel, traum, romántico, gótico, soñado, oscuro, fantástico, romantico, gotico, sognato, scuro, fantastico, porte, eau, pierres, , eau, see, mer, cimetière, croix, poème d’amour, lettre d’amour, roman gothique, poème romantique, lettre romantique, poème gothique, gothique et romantique, larme, église gothique, mélancolique, mélancolie

Pourquoi te croire ?  Pourquoi accepter ta réalité ? Faussée. Par toutes tes nausées. Crachant sur le monde. Avec tes yeux rivés sur un avenir flou. Ta haine qui gronde. Au plus profond de toi déchiré par tes cris de fou. Mort de douleur. Pour ne pas avoir su avouer son amour. Oubliant son cœur. Par bravade, par incapacité à se mettre à genoux. Trop stupide pour ne pas transformer sa fierté en labour. Et, qui jure, trop tard, vouloir revenir au premier soir. Pourquoi le croire ? Lui, qui m’a appris le désespoir. Moi, qui attendais l’espoir. Mes yeux, mon corps, pliés pour entrer dans son monde. Avec tous ses méandres. Ses caprices. Ses délices. Prêt à tendre. Mes lèvres au vin de sa déraison. Oubliant mon cœur. Par passion. Entamant le chemin de l’amour. Sans peur. Sur les genoux. Malgré tous les cailloux. Qu’il venait de semer. Par orgueil, trop attaché à contenter ses vices. Je l’ai compris trop tard. Quand mon sommeil s’est fait cauchemar. Montant sur l’échafaud du sacrifice. Contraint de me saouler au vin de son poison. S’insinuant dans mes veines, imprimant mon existence de cette faim. De lui. Chaque matin. Chaque jour jusqu’au bout de la nuit. Crevant. Léchant la mémoire de nos souvenirs en quête de ce que nous avions été. Irraisonnés. Torturés. Je ne peux m’en séparer. Pour l’avoir trop aimer. Je ne peux le garder. Pour l’avoir trop blâmé. Pourquoi te croire ?  Pourquoi accepter ta réalité ? Faussée. Par toutes tes nausées. Je n’arrête pas de me le demander. Je n’arrive pas à te quitter. Envouté. Pensant à cette première danse. Qui nous a mis en transe. Ce souvenir me hante. Me tente. Je n’arrive pas à m’en détacher. Il me brûle. Me tourne en ridicule. Je fais tout pour ne pas l’oublier. Me souvenant de chaque note du piano nous portant. Toi. Contre moi. Moi. Contre toi. Sans contrainte, ni loi. Juste unis par la foi. De croire en nous. Nous étions des loups. Fous. A l’idée de finir sur une croix. Contaminés par le venin de l’amour. Pour toujours. Je l’attendais de toi. Je voulais cet extrême. Que tu m’aimes.

Lire la suite

This site is protected by wp-copyrightpro.com

This function has been disabled for Gothique-et-Romantique.