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gothique et romantique

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Sur la route de Budapest en passant par l’Allemagne de l’Est.

Publié le 25 Fév 2014 | Aucun commentaire

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Sur la route de Budapest en passant par l’Allemagne de l’Est.Un mur noir, des vitres brisées. Un ciel noir, des murs fissurés. Des larmes noires, un crépis abîmé. Coule le temps. Se dissipent les rêves d’enfant. Riment les vers d’un passé s’endormant. Des portes fermées. Des serrures nouées. Des rideaux tirés. S’étend le mur longuement. Comme les pages d’un testament. Comme l’odeur de la mort en dedans. Errent les fantômes. Se terrent les rires des mômes. S’enferrent dans le dôme. Du temps le poids languissant de ces instants. Quand la vie s’enlaçait aux couleurs des bougies. Éclairant des amants transis. Frappant ce souvenir avec force. Fracassant ce désir jusqu’à l’écorce. Piétinant ce soupir avant que ne s’amorce. La remontée de l’égout. Les jets de boue. Le souvenir jusqu’au bout. D’une ville désolée. Sans repère, sans image du passé. Laissant le sang sur ses murs sans savoir oublier. Sur la route de Budapest en passant par l’Allemagne de l’Est.

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Est-ce un mirage ?

Publié le 19 Fév 2014 | Aucun commentaire

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Une nuit à Budapest

Publié le 18 Fév 2014 | Aucun commentaire

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Il y a le va et le vient. D’un soir qui s’égrène sur le balancier d’un nouveau lendemain. Un tramway dans la nuit de Budapest. Quelques passagers, les promeneurs qui restent. A regarder passer une ombre. A écouter le bruit de la ferraille qui gronde. Le temps d’un crépuscule qui sombre. Dans les bras d’une lune ronde. Aux reflets se baignant dans le Danube. Elle danse seule.  Elle titube. Habillée de sa sale gueule. Ses souvenirs enfermés dans le tramway. D’une mauvaise vie. Dessinés sur la toile d’une longue nuit. Il y a le va et le vient. De ce passé que plus rien ne retient. Juste la douleur d’avoir peur. D’en oublier la trace. Ce petit bout qui s’efface. Laissant la cicatrice géante. De rails dans la peau béante. Avec le vide pour se projeter. Vers un infini à en frémir. Rien pour se raccrocher. Blanchir à en pâlir. Réveillant les fous. Plongeant dans la boue. L’image si sage. D’une lune embarquée dans un mauvais tramway. Emportant une nuit de moiteur. Sur le pavé de Budapest. A goûter la langueur. D’un soir céleste. Où s’étire un temps. Sans frisson, ni raison. Si, lentement. Que filent entre les doigts. Les couleurs de la soie. Tissée avec les larmes des étoiles. Ne reste que toi et moi., un café désert, le silence, une toile. Abandonnés. Par une nuit sans lune montée dans le dernier tramway.

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Pour un jour à jamais

Publié le 11 Fév 2014 | Aucun commentaire

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Il n’y plus de fleurs, ni de pots pour les porter. Il n’y a plus de dentelles, ni de rubans. Plus personne sur le balcon marchant. Que l’absence, une porte fermée. Des vitres cassées. Il n’y a que la rouille, le bois décati. Il n’y a que les symboles d’un passé effacé. Des bouts, des restes de vie. Évanouis à force d’être gris. Il n’y a plus de projets, ni de paroles pour les affirmer. Il n’y a plus que le vide qui s’ennuie. A force de tourner en rond. Entre quatre murs où tout se fond. Les souvenirs, les couleurs, les malheurs. Il n’y a que le noir et ses peurs. Il n’y a que les ombres d’une lumière qui se meurt. De n’être pas regardée. Balayée par le vent s’engouffrant. Sans être invité. Portant le froid de l’hiver ou le chaud de l’été. Il y a cette idée que plus rien ne sera comme avant. Il y a le manque de ces rires d’enfants. Leurs cris, leurs jeux, leurs combats. Tous portés par la joie d’être là. Entre les murs de la belle maison. Celle qui a protégé tant de confessions. Il y a ce jour où la porte s’est fermée. Il y a le silence qui s’est installé. Pour un jour à jamais. S’abîmant en pleurant d’être délaissée.

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Il y a si longtemps

Publié le 6 Fév 2014 | Aucun commentaire

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Il y a si longtemps qu’il n’y a plus de date à rappeler. Une promenade longue qui n’en finissait pas. Le vent, la pluie en ce soir d’été. Une surprise, un temps que l’on attendait pas. Traînant fatigués dans les rues épuisés. Ne sachant plus s’il fallait se lever ou se coucher. Un soir ou peut être un petit matin. Sans repère dans un jour sans fin. S’accrochant en de longs fils vaporeux. A la lumière éclairant deux amoureux. Enlacés, s’accrochant pour ne pas tomber. Se dévorant des yeux. Enveloppés seuls dans le halo lumineux. Nous sommes passés les regardant s’aimer. C’était nous autrefois, il y a si longtemps qu’il n’y a plus de date à rappeler. Que puis-je te reprocher? Que puis-je assumer ? La routine, la monotonie fabriquant de mauvais relents. Le goût avarié de ces souvenirs abîmés. Parfois s’entend cette chanson rappelant cette nostalgie. Les heures à découvrir, les années à frémir en se projetant vers l’infini. La douceur, la tendresse avant la rancœur. L’arrivée de l’automne, les premiers pleurs. Il y a les feuilles mortes tombant de l’arbre qui nous abritait. Les premiers signes que nous entrons dans notre passé. Que nous avons fabriqué. Personne à qui s’en prendre, juste nous à blâmer. Embarqués dans la galère de nos erreurs. Laissant derrière le halo lumineux. Ses amoureux, leur bonheur. Oubliant ce que nous avons aimé. Il y a si longtemps qu’il n’y a plus de date à rappeler.

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Requiem pour un fantôme

Publié le 30 Jan 2014 | Aucun commentaire

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Le chant des anges est monté jusqu’au sommet des voutes. Se répandant dans la cathédrale, désignant tes doutes. Pointant tes hésitations, tes changements de route. En écho répond le poids de tes regrets. Que tu transportes sans pouvoir les supporter. Sans savoir où les jeter. Coulent sur la pierre l’encre de tes péchés. Traçant en veines sanguinaires le sillon de tes regrets. Faits de culpabilité, d’actes inachevés que le chant des anges rappelle. D’une voix grave qui t’ensorcelle. Revenant dans le fracas d’un tonnerre rebelle. Sur le miel des accords d’un violoncelle. Jouant la répétition lente d’une ritournelle. Entrant dans ton âme, se lovant dans ton corps. Violentant tes chairs jusqu’à la mort. Apparaît ce dernier éclat de lumière portant l’or. De l’espoir d’un pardon en oubliant tes torts. Avoue alors qu’il en est encore temps pendant que tu te tords. De douleur, de peur, de rancœur. Le mors aux dents, résistant jusqu’à plus d’heure. Pour ne pas faiblir alors que tu te meurs. Tes forces s’amenuisant pour ton plus grand malheur. Monte le chant des anges portant le rire. De te voir mourir. Le plaisir de te voir faiblir sans avoir pu assouvir. La haine qui continue de te nourrir. A en hurler, à en vomir. Refusant la main qui se tend. L’appel de tes souvenirs d’enfant. Quand tu souriais tout le temps. Qui se dressent comme le dernier paravent. A tes dérives, tes tourments. Bats le tambour du bourreau raisonnant. Sur les pierres, s’enfuyant entre les voutes de la cathédrale. Dans une onde fatale. Qui te parcourt plongeant jusqu’aux racines du mal. Qui te voit te traîner, laper comme un animal. Le sang qui s’écoule de tes plaies. Parsemant un corps à l’image qui déplaît. De s’être voué à l’errance diabolique du péché. Buvant à plaisir l’eau empoisonnée de ses excès. Le chant des anges ne pourra rien y changer. Entend-les s’en aller, t’abandonner. Pleure sur la pierre le murmure du jugement dernier. Qui vient de te condamner. A jamais. Tu n’aimes pas ce mot. Portant en lui trop d’éternité. Il te fait peur, tu n’y es pas encore allé. En cet endroit où le temps s’est figé. Dans une posture angoissée. Se répand sur toi l’angoissante attente. De t’éteindre d’une mort lente. Alors que le jour et la nuit s’unissent dans une coupable entente. Pour étendre leur marque pesante. Personne ne peut plus rien faire pour toi. Les anges s’en sont allés plus loin que le ciel et les bois. Plus loin que tu puisses l’imaginer, toi fantôme sans foi, ni loi. L’éternité est devant, juste là, à en toucher le reflet du bout des doigts. Place où coulera le sang en cet endroit. Lieu où sera tranché au petit matin le dernier lien. Avec ce qui te retiens. Un regard, une main. Un geste qui rappelle la vie qui fut ton destin. Ensuite, tu sombreras dans les limbes de ton tombeau. La pierre et la nuit refermant ton caveau. Sans épitaphe, ni un mot.

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