Why I love you ?

Do you remember this walk where we were lost in wood ? Such a long time ago. You were cold, you approached me. The night of the winter fell between the large cold trees. You took my arm as you seized your headstock when child you were unhappy. You wanted something. Fragile, I felt you to hesitate. Did you ask me why I loved you? I know that you remember my answer. It surprised you. I told you that your question was poor, meaningless. I shocked you. Your arm contracted on mine. I felt your disapproval. I intertwined you. You wanted to escape to you, upset. However, you remained. My eyes fixed hold them. You saw all my answers. Lack of your presence when you are not there. All these landscapes which point out our escapades. Exchanged words which raise the stones recovering our memories. So many pieces of time on the web of spider of our lives. We wove it together between the branches of our passion. Then why, I love you? Asks me, how I love you? How does my life occur without you? Multiply your interrogations to bring you closer to my truth. Your questions, to be right, must be infinite. My answers are it. Release yourself from these needs so small, if restrictive. Be not satisfied with easy words, so much of times repeated, meaningless. That is to say demanding, excessive. Do not have a border. It is as that which we like.
Lire la suitePourquoi tu m’aimes ?

Te souviens-tu de cette promenade où nous étions perdus dans les bois ? Il y a si longtemps. Tu avais froid, tu t’es rapprochée de moi. La nuit de l’hiver tombait entre les grands arbres gelés. Tu as pris mon bras comme tu saisissais ta poupée lorsque enfant tu étais malheureuse. Tu voulais quelque chose. Fragile, je t’ai sentie hésiter. Tu m’as demandé pourquoi je t’aimais ? Je sais que tu te souviens de ma réponse. Elle t’a surprise. Je t’ai dit que ta question était pauvre, vide de sens. Je t’ai choquée. Ton bras s’est contracté sur le mien. J’ai ressenti ta désapprobation. Je t’ai enlacée. Tu as voulu t’échapper, vexée. Pourtant, tu es restée. Mes yeux ont fixé les tiens. Tu as vu toutes mes réponses. Le manque de ta présence quand tu n’es pas là. Tous ces paysages qui rappellent nos escapades. Des mots échangés qui soulèvent les pierre recouvrant nos souvenirs. Tant de parcelles de temps sur la toile d’araignée de nos vies. Nous l’avons tissée ensemble entre les branches de notre passion. Alors pourquoi, je t’aime ? Demande moi, comment je t’aime ? Comment ma vie se passe sans toi ? Multiplie tes interrogations pour te rapprocher de ma vérité. Tes questions, pour être juste, doivent être infinies. Mes réponses le sont. Libère-toi de ces besoins si petits, si restrictifs. Ne te contente pas de mots faciles, tant de fois répétés, vides de sens. Soit exigeante, excessive. N’aies pas de frontière. C’est comme cela que nous nous aimons.
Lire la suiteUn miroir

Un miroir. S’approcher, regarder, avoir peur, hésiter, reculer, douter, s’inquiéter, s’effondrer. Craindre son image, ce qu’elle est devenue, ce corps qui a changé, s’est modifié, métamorphosé. Souffrir, pleurer, mais ne rien pouvoir y changer. La peau plus tendre, plus douce, fragile, légère comme le vent. Ressentir, trop, tout, avec tant d’émotions, les larmes prêtes à couler pendant que le ventre se tord, que la douleur déchire les entrailles. Vivre le moment des millions de fois alors que d’un clignement d’yeux le temps s’est arrêté. Maîtriser, bloquer, les aiguilles des minutes, des années pour chercher à comprendre cette nouvelle vie où tout n’est que sensations sans explication. Donner un sens au sacrifice. Devenir un ange. Etre un ange. Savoir, comprendre son corps pour conserver l’espoir ; un espoir.
Un miroir. Oser l’affronter, s’opposer, trouver, donner à l’âme une identité. Des yeux qui vont se regarder dans un reflet sans pitié. Des yeux qui craignent ce moment. Quelle âme vont-ils pénétrer ? Sont-ils prêts à plonger au fond de l’humanité, loin, si loin que les dates s’effaceront, balayant les heures du temps, l’histoire des années, pour ne plus retenir que les cendres de ce méandre. Pourtant, restera cette lueur si particulière qui module les couleurs, donne au noir ce gris qui laisse encore une place à l’espérance. Oui, croire qu’un ange possède, a une existence qui n’est pas que solitaire, noire ou misérable, qu’il lui reste l’espoir.
Un miroir. S’avancer, se redresser, lutter, ne pas succomber, résister, se regarder pour accepter, mener le grand combat de la vérité. De longs cheveux noirs, des boucles brunes tombant en cascade sur des épaules à la peau blanche, si blanche comme la première neige d’un matin d’hiver. Ne pas en avoir peur, ne pas trembler, ne pas avoir froid. Juste frissonner. Des veines à fleur de peau, un cœur qui bat lentement, imperceptiblement, se ménageant pour les milliers d’années qui rythmeront les pulsations de sa vie à venir. Les mains qui touchent le visage aux lèvres rouges sang, qui aiment ce contact doux et délicat, qui se sont embellies par le contraste du carmin avec la blancheur de doigts fins et délicats. Glisser les mains sur les yeux, pour les protéger, les apprivoiser. Une dernière fois, les laisser baissés avant de définitivement les relever.
Le moment de vérité.
Les doigts se sont écartés. Le regard a percé. Vif et doux, tendre et violent, aimant, ardent. Balayées par le souffle du temps, les joies et les souffrances sont apparues avec une fragilité qu’une larme laisse échapper. Se reconnaître, sans vraiment savoir qui l’on est, ce que l’on est devenu. Chercher dans ce regard une trace de ce que l’on a été, avoir la sensation de ne rien y trouver mais savoir pourtant qu’il reste quelque chose, une part de soi qui ne s’est pas envolée, qui a résisté. Lutter pour la retrouver, pour exister, ne pas sombrer. Se raccrocher à la chute d’une larme, chercher dans son éclat un reflet, un dernier reflet de ce que l’on a été. Ensuite, il n’y aura plus rien à y puiser. L’ange est né pour sauver son père. Dans son dos, les ailes ont poussé. Il a beau les replier, les cacher, son corps est à jamais marqué, déformé, sa vie métamorphosée. Il a donné pour protéger, épargner. Changer pour avoir aimé et continuer à aimer. Le choix a été fait. Ethel, c’est ta vérité.
(Ce texte est la préface de mon nouveau roman et la suite du premier présenté sur ce site)
Lire la suiteLa lettre d’amour

Hier, ta lettre est arrivée. J’ai reconnu ton écriture, ses traits, fins, sa fragilité. Je ne l’attendais pas. Je ne l’attendais plus. Une enveloppe déchirée, des gestes maladroits abîmant les premières phrases; j’avais hâte de toi. Sur le papier blanc, les ombres de tes mots griffonnés à la va-vite, les ratures, les hésitations, toutes ces phrases jetées dans un cri. J’ai ressenti tes certitudes, compris tes interrogations, aimé tes affirmations. Tu t’es dévoilée. Pas de main passée sur le visage, pas de cheveux tombant sur tes yeux pour voiler ta flamme. Il y avait tous ces mots d’amour que tu as enfin osé prononcer. Avec l’encre de ton cœur, tu les as jetés sur le papier. Comme une folle, tu t’es lancée pour devancer ces doutes qui voulaient que tu attendes encore et encore. Ils ont imposé quelques ratures pour freiner ces sentiments qui leur font si peur. Ils frappent à la porte de ta bouche, piétinent à la pointe de ta plume. Un jour prochain, tu oseras les utiliser. Face à moi, sans lettre, avec un regard, un sourire, nous embarquerons sur la rivière de notre passion.
Lire la suiteLove letter

Your letter arrived to me yesterday. I recognized your writing, his brittleness. I did not expect it. I did not expect it any more. Quickly, too quickly, I wanted to go to the meeting of you. A torn envelope, awkward gestures damaging the first sentences; I was in a hurry of you. On the blank paper, the shades of your words scribbled with goes-quickly, the erasures, the hesitations, all these sentences thrown in a cry. I felt your certainty, your interrogations. More than ever, you revealed yourself. No the hand passed on a face to divert the attention, not wick of hair falling to veil your flame. There are in front of me the words which you dared to pronounce, throwing them to paper with the ink of your heart. You launched out like insane, to go quickly, double these doubts which would like that you wait still and still. They imposed some erasures for these too strong words which frighten them. They are with the door of your mouth, to the forefront of your feather. One day next, you will dare. Vis-a-vis me, without letter, with a glance, a smile, we will embark on the river of our passion.
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