Sur les vagues du silence s’écoule le temps

Sur les vagues du silence s’écoule le temps. D’une rivière serpentant parmi des arbres aux branches s’étendant. Langoureusement en se balançant. Dodelinant doucement portées par le vent. Lentement dans le frémissement d’une caresse donnée amoureusement. Se meurent les minutes égrenées par le sablier du temps. D’un ciel au zénith tombant. Au fond de l’eau sur le sable s’étendant. S’endormant en rêvant. A ces heures endiablées fuies violemment. Pour se reposer en dedans. Dans cette coquille qui se fend. Peu à peu irrémédiablement. Jusqu’au bord du temps. Où tout s’émiettera imparablement. Ne laissant. Que des poussières de vent. Entre les doigts glissant. Là où porte le vent. D’un jour apaisant. S’étirant frileusement. Lové dans le corps de ma mémoire tendrement.
Lire la suiteThis evening

This evening, per hour when the half-light will recover the day, I from will go away. On the path trodden by the wind. Between the branches folded back by the howling breath. I will approach. Near to this moment when the sun dies of a slow descent with gravity of the air for parachute. Being inserted beyond the horizon in a last glare before its ultimate fall. There I will remain to expect the noises of the night. The whistle of the raptors, the cry of the gulls, until the end of the trouble. I am on standby of you. These intertwined last hours. Now forgotten. I remember your taste for the birth of the dark moments; moments when there is no more law. Gray color with the mixture of black and white. Colors which defined your burst of laughter being born. Your joy of melting you among the shades hiding your misfortunes. Also your fears.Equipped with the lies of the night smoothing truth with dark lapse of memory. Locate where you are flees. Taking the flight of the last glare of a sun being in hiding. To fall with him far behind the firmament. There, where I did not know to follow you. I am on standby of you. Seeking in your moods of the past, the trace to find you. On the path trodden by the wind. Between the branches folded back by the howling breath. I will flee. On standby to be carried further than the sea does not see. To you.
Lire la suiteCe soir

Ce soir, à l’heure où la pénombre recouvrira le jour, je m’en irai. Sur le chemin battu par le vent. Entre les branches rabattues par le souffle hurlant. Je m’approcherai. Proche de cet instant où le soleil meurt d’une descente lente avec la pesanteur de l’air pour parachute. S’enfonçant au-delà de l’horizon dans un dernier éclat avant son ultime chute. Je resterai là à attendre les bruits de la nuit. Le sifflement des rapaces, le cri des mouettes, jusqu’au bout de l’ennui. Je suis en attente de toi. Des ces heures passées enlacées. Maintenant oubliées. Je me rappelle ton goût pour la naissance des heures sombres; instants où il n’y a plus de loi. Teinte grise au mélange de noir et de blanc. Couleurs qui définissaient ton éclat de rire naissant. Ta joie de te fondre parmi les ombres cachant tes malheurs. Aussi tes peurs.Habillée des mensonges de la nuit lissant le vrai au sombre de l’oubli. Repère où tu t’es enfuie. Prenant le vol du dernier éclat d’un soleil se terrant. Pour tomber avec lui loin derrière le firmament. Là, où je n’ai su te suivre. Je suis en attente de toi. Cherchant dans tes humeurs du passé, la trace de te retrouver. Sur le chemin battu par le vent. Entre les branches rabattues par le souffle hurlant. Je m’enfuirai. En attente d’être porté plus loin que la mer ne voit. Jusqu’à toi.
Lire la suiteThe bird

On the dark veil, of a monotonous clearness. Fall the tears from the autumn. Flooding a ground without sun, lends to one winter without similar. Fly away the bird. So far, so beautiful. Leaving for other following days. Bringing the dream easy to be carried by its slender wings. Beating the evils of time, breaking its stinks. Given up on the ground without remorse. Skeletons of lives crashed to pieces by a dead daily newspaper. Accumulated concern, playing with the culpability. Fertilizing the stench. Of a fight of each day, mother of so much of sufferings. Fly away the bird. So far, so beautiful. Beyond the clouds barring the horizon. Preventing from projecting itself towards projects. Opposing only the mediocrity of a fate to him. Denounced without concession by the simple vision. Of an escape towards another elsewhere. Perhaps not better. But, leaving still with the bird the hour choose the grounds of its happiness.
Lire la suiteL’oiseau

Sur le voile sombre, d’une clarté monotone. Tombent les larmes de l’automne. Inondant une terre sans soleil, prête à un hiver sans pareil. S’envole l’oiseau. Si loin, si beau. Partant pour d’autres lendemains. Apportant le rêve facile d’être porté par ses ailes graciles. Battant les maux du temps, brisant ses relents. Abandonnés au sol sans remords. Squelettes de vies fracassées par un quotidien mort. De soucis accumulés, jouant avec la culpabilité. Fécondant la pestilence. D’une lutte de chaque jour, mère de tant de souffrances. S’envole l’oiseau. Si loin, si beau. Par-delà les nuages barrant l’horizon. L’empêchant de se projeter vers des projets. Ne lui opposant que la médiocrité d’une fatalité. Dénoncée sans concession par la simple vision. D’une fuite vers un autre ailleurs. Peut-être pas meilleur. Mais, laissant encore à l’oiseau l’heure de choisir les terres de son bonheur.
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