One morning of vampires

The day wakes up slowly. Stretching itself on the firmament. Pushing the night. Marking the end of the infinite one. With far gently. Our deadened languors. Tenderly, cordially. Between numb trees. By a corrosive cold. The salt of a bewitchment. On your lips cherishing. My desire violently. In your arms pressing me. Snuggled magnet. The darkness which flees. Our stiff bodies. Dazzled soon. By an extreme sun. The scarification of a bewitchment. On our skins brutally. Our martyr irresistibly. Towards death throwing us. To still wait a moment. A desire. Remainders of a life. Both joined together. Of a suffocating love. The burn of a volcano. On our hearts irremediably. In dust reducing to us. Towards a separation carrying us. Dreaming of a tear of time. Made feeble. Falling gradually. Blessed you and me. By this moment. The caress of an ultimate event. Slowing Down our fainding. Skimming us. Front. Our obliteration. Fatally. Us them cursed lovers. Wandering during the night. At the end of the infinite one. One morning of vampires. Our last sigh.
Lire la suiteUn matin de vampires

Le jour s’éveille lentement. S’étirant sur le firmament. Poussant la nuit. Marquant la fin de l’infini. Au loin doucement. Nos langueurs endormies. Tendrement, chaleureusement. Entre des arbres engourdis. Par un froid mordant. Le sel d’un envoutement. Sur tes lèvres caressant. Mon désir violemment. Dans tes bras me pressant. Aimant blotti. L’obscurité qui s’enfuit. Nos corps transis. Bientôt éblouis. Par un soleil brûlant. La scarification d’un ensorcellement. Sur nos peaux brutalement. Notre martyr irrésistiblement. Vers la mort nous jetant. Attendre encore un moment. Une envie. Les restes d’une vie. Tous deux réunis. D’un amour suffoquant. La brulure d’un volcan. Sur nos âmes irrémédiablement. En poussières nous réduisant. Vers une séparation nous emportant. Rêvant d’une larme de temps. Alanguie. Tombant petit à petit. Toi et moi bénis. Par cet instant. La caresse d’un ultime évènement. Freinant notre évanouissement. Nous effleurant. Avant. Notre effacement. Fatalement. Nous les amants maudits. Errant la nuit. Au bout de l’infini. Un matin de vampires. Notre dernier soupir.
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This morning

This morning, the frost fell. On the fields and near. This morning, the frost lengthened. On frozen grasses. Cracking under the feet. Me going from there to find you. I know. That you expected me. Waits, refrigerated. Since all these years. I do not want to humiliate you. I go from a step in a hurry. To avoid you. Of you impatienter. In the head the covered in mist requiem. Of a made fragrant memory. Ours, almost forgotten. Carried. By the river come to cart. The good and the bad one. Between channeled banks. The fussy one to steal it to us. Without being able to it to be opposed. This morning, the frost fell. To revive. The wound. Our marked hearts. Blocked by fate. To have to be erased. Vis-a-vis the destiny. Without being able anything to prevent. I come to find you. Near to this river which carried you. Without face, anything to hang up again itself. Deriving towards the infinite abyss. Without cross to remember. The vacuum to imagine. Your smiles, our be delirious atrophied. Under the weight of years. Veiled to be itself stray. I am mortified. In Front of this impossibility. To put a face on the reflection. Mirror of water in a hurry. That I am alone to look at. Seeking to speak to you. To tell You my regrets. I believe that you can listen to them. I need to think it. Not to make feel guilty. To fight after all these years. This morning, the frost fell. On the tomb of our past. It was needed. To veil the worn colors. This imposed fate. To be separate. You, in a world which I cannot imagine. From where you must look at me. Perhaps to judge me? I did not forget you. That you cannot reproach it to me. I like to seek you. Carried by the melancholy of an unobtrusive time. Where one liked. To find itself. In the fields and near. At the edge of the river, the feet wet. To look at floating our projects. Letting derive. On the sticks which we had thrown. To transport them. Hold went. Further that mine, a fate. I envied you. One day, I did not forget. You left to find them. This morning, the frost fell. On the fields and near. This morning, the frost lengthened. On frozen grasses. Cracking under the feet. Me going from there to find you. I know. That you expected me. I have still the force to hope for it.
Lire la suiteCe matin la gelée est tombée

Ce matin, la gelée est tombée. Sur les champs et les près. Ce matin, la gelée s’est allongée. Sur les herbes glacées. Craquant sous les pieds. M’en allant te retrouver. Je sais. Que tu m’attendais. Patiente, frigorifiée. Depuis toutes ces années. Je ne veux pas t’humilier. Je vais d’un pas pressé. Pour t’éviter. De t’impatienter. Dans la tête le requiem embrumé. D’un souvenir embaumé. Le notre, presque oublié. Emporté. Par la rivière venue charrier. Le bon et le mauvais. Entre des rives canalisées. La regardant nous le voler. Sans pouvoir s’y opposer. Ce matin, la gelée est tombée. Pour aviver. La plaie. De nos cœurs marqués. Entravés par la fatalité. De devoir s’effacer. Face à la destinée. Sans pouvoir rien empêcher. Je viens te retrouver. Proche de cette rivière qui t’a emportée. Sans visage, rien à se raccrocher. Dérivant vers l’infini abimé. Sans croix pour se rappeler. Le vide pour imaginer. Tes sourires, nos délires atrophiés. Sous le poids des années. Voilées de s’être égarés. Je suis mortifié. Devant cette impossibilité. De mettre un visage sur le reflet. Du miroir des eaux pressées. Que je suis seul à regarder. Cherchant à te parler. Te dire mes regrets. Je crois que tu peux les écouter. J’ai besoin de le penser. Pour ne pas culpabiliser. Lutter après toutes ces années. Ce matin, la gelée est tombée. Sur la tombe de notre passé. Il le fallait. Pour voiler les couleurs élimées. Cette fatalité imposée. D’être séparés. Toi, dans un monde que je ne peux imaginer. D’où tu dois me regarder. Peut-être me juger ? Je ne t’ai pas oubliée. Cela tu ne peux pas me le reprocher. J’aime te rechercher. Porté par la mélancolie d’un temps effacé. Où l’on aimait. Se retrouver. Dans les champs et les près. Au bord de la rivière, les pieds mouillés. A regarder flotter nos projets. Les laissant dériver. Sur les bâtons que nous avions jetés. Pour les transporter. Les tiens allaient. Plus loin que les miens, une fatalité. Je t’enviais. Un jour, je n’ai pas oublié. Tu es partie les retrouver. Ce matin, la gelée est tombée. Sur les champs et les près. Ce matin, la gelée s’est allongée. Sur les herbes glacées. Craquant sous les pieds. M’en allant te retrouver. Je sais. Que tu m’attendais. J’ai encore la force de l’espérer.
Lire la suiteUn ciel aux multiples étoiles

Volées à la voie lactée. Se balançant accrochées. Dans le silence d’une attente. De tes yeux émerveillés. Tanguent les étoiles impertinentes. D’un ciel pleurant son infirmité. Concession à cette obligation. De forcer la délivrance. De notre profonde dépendance. A observer un ciel étoilé qui serait. Les champs et les blés de fées. Capables de nous faire rêver. Les étoiles, je les ai volées. Pour te les donner. Capturées au fil de leur mélancolie. Pendues devant des murs vieillis. A portée de main prisonnières. De mes pensées amères. Dans tes yeux aucune lumière. Plutôt une prière. En attente d’une liberté. Rendre les étoiles à la voie lactée. Cet endroit où elles te font rêver. Les yeux élevés vers un ciel irradié. Hallucination d’une nuit à tourner en rond. Exécution sans contrefaçon. Demain soir, sans histoire. Elles se seront envolées. Parsemant la toile. D’un ciel aux multiples étoiles.
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