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gothique et romantique

Bienvenue

Une nuit ventée. Un ciel délavé.

Publié le 20 Mai 2014 | Aucun commentaire

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Le pendu d’or

Publié le 19 Mai 2014 | Aucun commentaire

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Un visage qui souffre, qui se tord. Des gouttes de pluie qui ruissellent sur un corps en miettes, en parcelles d’or. Tombe la lumière maquillant la douleur en un trésor. Des yeux clos cachant la haine brûlant en dedans. Une main contractée laissant passer le sable s’enfuyant. Rongeant le ventre, putréfiant les viscères, laissant une terre de misère sans conquistador. Un désert où les oasis sèchent au fond d’un corridor. S’étendent les cicatrices sur un visage rongé par l’avarice. Des sentiments, une joie éteinte s’endormant dans une pose fabriquée. A peine disposée pour charmer. Tout juste composée pour enjoliver. Un symbole sculpté dans une position folle. Cours l’idée d’imaginer un corps penché avant de se noyer. Ou de tomber dans des bras disposés à le protéger. Tête en bas, à l’envers, vu de face ou de travers. Il reste ce monde aux interfaces laissant ce goût amer. De ne pas voir derrière. Le fil du temps retenant d’une façon cavalière. Le pendu d’or au visage qui souffre, qui se tord.

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Moi et mon chien

Publié le 14 Mai 2014 | Aucun commentaire

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Moi et mon chien nous nous sommes égarés. Dans la ville trop large aux rues tracées comme des tranchées. Éclairées à nous en aveugler. Nous avons plongé en apnée. Coulant, divaguant au point de nous égarer. Sur la rive du mauvais côté. Courant, haletant à en trébucher, nous nous sommes chamaillés.  Sans nous regarder. Je l’ai entendu grogner. Il avait tant de choses à me reprocher. En laisse attaché, moi à l’autre bout énervé. Tirant, pouvant l’étrangler. Il a choisi de s’arrêter. Au milieu du pont en arrêt. Voulant me montrer. Le chemin, pour ne plus se tromper. La ville était vide abandonnée. Je ne l’avais pas remarqué. Essoufflé, le cœur cognant affolé. Je n’avais pas pris le temps d’écouter. Le silence assourdissant qui nous enveloppait. Sur la rive du mauvais côté. Où aller ? Mon chien avait l’idée de traverser. Il voulait me tirer, m’entraîner. Sur le pont vers l’autre extrémité. J’hésitais, la peur du danger ? La pluie s’est mise à tomber. Nous avons plongé en apnée. Pour ne pas nous mouiller. Nous avons coulé, divagué, erré au point de nous égarer. Après avoir maintes fois tourné. Nous nous sommes retrouvés sur le pont abandonné. Sans carte pour nous repérer. Sur les rails du tramway. Pouvant nous faire écraser. Le silence nous enveloppait. Voulant nous protéger. On aurait pu entendre les oiseaux voler, les chats miauler. Parfois on se fait des idées. Fatigué mon chien s’est couché à mes pieds. Attendant que je me sois décidé. A traverser de l’autre côté. J’ai fait le premier pas pour me lancer. Mon chien m’en a empêché. Le réveil venait de sonner. Il était l’heure de se lever. Le pont s’est animé. Les vélos, les tramways sont passés. Nous nous sommes écartés. Allant nous promener. Attendant que le jour se soit en allé. Que la nuit et le pont se soient illuminés. Nos ombres ont fusionné. En toute intimité. Sur les rails d’une errance conjuguée. Plus loin que le noir. Se heurtant aux frontières du cauchemar.

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Il n’y a plus de couleurs sur les murs, ni sur les voitures

Publié le 13 Mai 2014 | Aucun commentaire

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Il n’y a plus de couleurs sur les murs, ni sur les voitures. Pèse ce froid que l’on endure avant de tomber comme un fruit mur. Vague à l’âme portée par les vagues d’un temps qui dure. J’aime cette sensation qui m’enlace, m’agace. J’aime ce frisson plus fort que de raison. Insatiable, animal, un rien fatal. La musique de tes mots susurrés. Leur goût de miel aux perles sucrées. Croquées sans le moindre regret.  Sur le rythme saccadé d’une voix rauque s’enfuyant d’un bar glauque. Portant le corps enivré du hasard. Ivre de s’être égaré trop tard. Sur les rails d’une vie abandonnée. Jonchées d’herbes poussant entre les graviers. J’aime cette sensation qui m’enlace, m’agace. D’être encore vivant même si je me mens. Pensant que tout sera comme avant. Fabriquant notre monde avec les briques de nos corps nous aimant. Se renforçant des tentations tyranniques nous emportant. J’aime ce frisson plus fort que de raison. S’évaporant plus haut que planent les avions. Ton regard pour radar. Ton corps pour sémaphore. Sans autre plan de vol qu’une mer. Bleue aux reflets laiteux. Pour des jeux heureux. Il n’y a plus de couleurs sur les murs, ni sur les voitures. Pèse ce froid que l’on endure avant de tomber comme un fruit mur. Reste le rêve, j’en suis sûr. Il nous appartient qu’il dure. Aussi loin que s’entassent les souvenirs de cette sensation qui m’enlace, me tord, m’agace. Dans mon corps aux tentacules vivaces. Les petits riens de nos derniers festins. En miettes se fracassent puis s’effacent ne laissant pas de trace. J’aime ce frisson plus fort que de raison. Sans tourner en rond. Sans projet, sans maison où entasser nos abandons. Pour la première fois, il n’y a plus de loi. Juste le droit d’être toi et moi. Débarrassés de ce qui nous encombrait. Dans la liberté de tout jeter. Sans regretter, ni pleurer. Juste de se réjouir que viendront d’autres souvenirs. A l’instant où le hasard nous entraînera sur le quai de la gare.

 

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Allumer l’incendie

Publié le 7 Mai 2014 | Aucun commentaire

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Dans le silence de nos pas feutrés glissant sur les tapis. Se répand la lenteur d’heures qui me rendent fou. Alors que s’étalent sur les murs les pages de nos vies. Tapissées des pierres posées sur un chemin qui chaque jour se rétrécit. Étouffé par la routine de ce cocon doux. Cimetière sans croix, ni tombe, juste cette idée qui s’effondre que notre avenir est derrière. Nous avons passé tant de temps à entasser. Pour se rappeler, ne pas oublier. Posant un à un les petits cailloux. Au milieu de la forêt pour nous perdre ou nous retrouver. Tout cela mis bout à bout. A dressé le totem d’un immense problème. Sans personne pour se prosterner. On pourrait mettre le feu. Pour nettoyer, effacer, tout recommencer. Comme un hommage à un autre dieu. On pourrait danser devant comme avant. Histoire de se dire qu’on a encore le temps. Il faudrait se lever, se violer, se bouger. Ne plus être vieux dans la tête, ni dans le corps. Voir de nouveau des étincelles briller dans tes yeux, ai-je tort ? Elles pourraient allumer l’incendie. Celui capable d’illuminer nos vies. Je le veux. Tu le peux. Des flammes léchant les premiers meubles, les tapis. Ceux. Qui coûtent le plus d’argent. Violemment, ardemment, le feu cruellement. Sans larme pour l’éteindre, sans eau pour l’étreindre. Vite, encore plus vite pour tuer la lenteur de ces heures qui me rendent fou. Nous qui avions toujours imaginé rien de plus doux. On étouffe. J’étouffe. Dans le silence de nos pas feutrés glissant sur les tapis.  Alors que s’étalent sur les murs les pages de notre vie. Voudras-tu me suivre sur cette route pavée de mauvaises intentions ? Réveiller les tempêtes de nos passions. Se donner d’autres raisons. Je cherche les mots qui pourraient faire sensation. Dans ta tête, dans mon corps appelant le mystère. De placer notre vie devant et non derrière. Tout recommencer, tout balayer, nettoyant les murs de nos vies. Tuant l’ennui pour réveiller l’envie. Je pense à çà en m’endormant. Le visage éclairé par les bougies. De nos derniers jours s’endormant.

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