Jusqu’à la mort
Fais-moi rire. Fais-moi souffrir. Joue de moi à en défaillir. Joui de chaque jour jusqu’à ton dernier soupir. Je veux te voir bouillir. De rage ou de plaisir. Quitte à en vomir ou me maudire. Laisse la fenêtre de ton cœur ouverte. Ton seul avenir. Jusqu’à en mourir. Je suis intransigeant. Un soir de fête. Accueillant dans un bel appartement. Le froid de l’hiver, la chaleur de l’été. Te mordant. Des chapelets de toile d’araignées. S’étalant du haut des murs jusqu’aux lattes du parquet. Je n’y suis jamais entré. Mais on m’a raconté. La mort cruelle d’une idée. Celle d’aimer avant d’être trompé. Au point de se jeter sur les pavés pour en crever. Je sais que tu peux en jouer. D’une attitude détachée. Voire exagérée. Fais-moi rire. Fais-moi souffrir. Joue de moi à en défaillir. Donne-moi en me faisant croire que tu peux reprendre. Sans hésiter. Pour mieux te retirer. Plus tard. Quand nous serons dans le noir. Sans espoir. De ne plus y croire. Je ne veux le voir. Laisse la fenêtre de ton cœur ouverte. Je hais les tempêtes. Ne fais pas la tête. C’est ainsi. Tu dis que c’est petit. Et alors ? De t’aimer ai-je tort ? Tu as des remords. De penser que tu joues avec le sort. Fais-moi rire. Fais-moi souffrir. De t’aimer je sais que je n’ai tort. Sans remord. Jusqu’à la mort.
The last morning

A mystery. Gravity of the air. Who surrounds us. We imprisons. To breathe. To exist. Not to choke more. To find air. To leave this mystery. Who dismays us. Low than covers over with soil. So near to the hell. To exist. To breathe. To touch itself. To tighten itself. To go up. Towards the sun. Who sparkles. Rebel. Behind. The barrier. Clouds. A mirage? Or is this the age? To believe in these dreams. Bitter notes. Of a detuned piano. By so much of years. To be struck, martyrized. Our aggravated fingers. Do not make us any more waltz. To breathe. To exist. Repeated. Y to think constantly. To maintain the mystery. Hell. Our old years. With the damaged bodies. With the light spirit. Choked. By our rusted carcasses. Incompetents to move. In gravity of the air. With the ground odor. Where we will lie. Without being gone behind. The barrier. Clouds. Where sparkles. This sun. Without similar. With the honey taste. To exist. To breathe. To still believe that one is true. Equipped with our cowardice. Who so often protected us. To conceal us. Not to assume. This morning. It is not used any more for nothing. It is the end. No more other following day ago. Right this last morning. In the mystery. Gravity of the too heavy air to breathe to exist.
Lire la suiteLe dernier matin

Un mystère. La pesanteur de l’air. Qui nous environne. Nous emprisonne. Respirer. Exister. Ne plus étouffer. Trouver de l’air. Sortir de ce mystère. Qui nous atterre. Plus bas que terre. Si proche de l’enfer. Exister. Respirer. Se toucher. Se serrer. Pour remonter. Vers le soleil. Qui étincelle. Rebelle. Derrière. La barrière. De nuages. Un mirage ? Ou est-ce l’âge ? De croire en ces chimères. Les notes amères. D’un piano désaccordé. Par tant d’années. A être frappé, martyrisé. De nos doigts agacés. Ne nous font plus valser. Respirer. Exister. Répété. Y penser sans arrêt. Entretenir le mystère. De l’enfer. De nos vieilles années. Aux corps abîmés. A l’esprit léger. Étouffé. Par nos carcasses rouillées. Incapables de bouger. Dans la pesanteur de l’air. A l’odeur de terre. Où nous irons nous allonger. Sans être allé derrière. La barrière. De nuages. Où étincelle. Ce soleil. Sans pareil. Au goût de miel. Exister. Respirer. Pour croire encore que l’on est vrai. Habillés de notre lâcheté. Qui nous a si souvent protégés. Pour nous dérober. Ne pas assumer. Ce matin. Elle ne sert plus à rien. C’est la fin. Il n’y aura plus d’autre lendemain. Juste ce dernier matin. Dans le mystère. De la pesanteur de cet air trop lourd à respirer pour exister.
Lire la suiteOur first secrecy

I gave you go in front of the statue. With the gotten mixed up bodies. With the exhausted heads. Under the disproportionate weight. Of an immoral being. Who did not generate himself. To splash you. Of its obscenity. All is exaggerated. The forgery, truth. The heavy one, the light one. You so fragile. You seem crushed. At side. Of this is delirious of body and animals. Until the end of the storm. Who gave birth to. Of this monster to the enlightened face. Asking to be carried. Not managing to move. Nor to even move. To overlap. An animal with its feet lowered. With diluted peeling. With the humiliated eyes. You remained to observe them. By far, I looked at you. I did not dare to advance. With what you did think? I did not wonder it. I saw that you smiled. I would never know. Until where the dream took you along. It is your property. I will not come to violate it. Nor even in speaking. Because I saw shining a star of your intimacy. That which you do not want to reveal. This statue slipped between us our first secrecy.
Lire la suiteNotre premier secret

Je t’ai donné rendez-vous devant la statue. Aux corps emmêlés. Aux têtes exténuées. Sous le poids démesuré. D’un être dépravé. Qui ne se générait. De t’éclabousser. De son obscénité. Tout est exagéré. Le faux , le vrai. Le lourd, le léger. Toi, si fragile. Tu sembles écrasée. A côté. De ce délire de corps et de bêtes. Jusqu’au bout de la tempête. Qui a enfanté. De ce monstre au visage illuminé. Demandant à être porté. Titanesque. Ne parvenant pas à se déplacer. Grotesque. Ni même à bouger. Ubuesque. Pour chevaucher. Un animal à ses pieds. Au pelage délavé. Les yeux humiliés. Tu es restée à les observer. De loin, je t’ai regardée. N’osant avancer. A quoi as-tu pensé ? Je ne te l’ai pas demandé. J’ai vu que tu souriais. Je ne saurais jamais. Jusqu’où le rêve t’a emmené. Il est ta propriété. Je ne viendrai la violer. Ni même en parler. J’ai vu scintiller une étoile de ton intimité. Que tu ne veux dévoiler. Cette statue ayant glissé entre nous notre premier secret.
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