
La-bas dans la nuit. Là où pleurent les anges. Les yeux tournés vers l’infini. Je sombre, je m’alanguis. Dans l’ombre, je vis. Parmi le silence étrange. Du néant de ma mélancolie. Je suis aux portes d’un labyrinthe. D’où s’échappent des plaintes. Je m’avance vers lui. Sous le poids d’une torpeur. Apaisant mes peurs. Habillé de ses vapeurs. Je marche, je progresse. Habité de cette fausse promesse. Que dans l’ombre où je vis. Brillent les lueurs d’un paradis.
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Une faiblesse passagère qui dure des nuits entières. Dans le désenchantement de moments permanents. Pas à pas dans le brouillard et dans le froid. Sur des chemins arides balayés par le vent. Un sentiment de peur d’être aux abois. Marchant en se courbant en piétinant. La tête basse des corbeaux qui croassent. Autour au-dessus une sensation d’être nu. La respiration saccadée l’idée d’étouffer. Le silence et l’abandon dans la mélancolie d’une romance. Lente et entêtante où je me perds amer. Dans une faiblesse passagère qui dure des nuits entières. Les yeux fermés pour croire qu’il est vrai. Ce monde recroquevillé et protégé où glisse l’onde. Sereine de vagues douces et vaines. Dans la permanence de cette récurrence. Bat la mesure des failles d’une fracture. Intemporelle où s’écoule le miel immortel. Rouge sang qui fait battre ton cœur. Sans lui à la dérive je me meurs. Dans un désert aride et austère. Une terre de misère qu’on appelle l’enfer.
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A corps et à cœur jusqu’aux frontières de nos erreurs. Pendus au fil vertueux de nos malheurs. Je t’implore. Les bras en croix avec cette odeur de mort. Fatale et viscérale. Concubine de nos temps d’errance. A flirter parmi nos âmes en transe. Frileuses et capricieuses. Je m’endors. Pensant à toi, acceptant cette loi. De ton absence qui me mord. La chair, le cœur, les heures. Dans une peine sans fin. Pantin de ces insomnies. D’où parfois tu m’écris. J’en conjure le sort. Dans l’acceptation de mes torts. Énumérés par l’écho de la calomnie. L’enfer sera notre paradis. Il portera l’odeur du souffre. Endormira nos regrets. Adoucira les méandres du passé. Les pieds au bord du gouffre. A regarder se miroiter. Le vol de corbeaux endimanchés. Planant devant le corbillard de nos vies. J’aurais aimé que tu me souris. Il n’en a pas été ainsi…
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Le crépuscule de nos nuits. Dans une contraction infinie. S’articulera autour du noir. De nos sentiments dans un miroir. Et ses reflets capricieux. Sans maître ni dieu. Recollant le soleil. Sur un ciel sans pareil. Pour nous deux. Je le veux. Une vision d’abandon. Des médailles de charbon. Au cou pendantes. Avec notre passion dépendante. Lapidaire et inhospitalière. Nos terres mères de cimetières. J’y graverai nos noms. Pour toujours à jamais compagnons. D’un geste de furie. Un zeste de folie. Il en sera ainsi. Lépreux et amoureux. En errance et en transe. Ton corps qui se tord. Talisman de nos sorts. Balayés, emportés par le vent. Il me restera ta main. Que je serrerai sans fin. Tes yeux porteront le regard des dieux. Tu en seras l’olympe. Vers toi je grimpe. Amant et pénitent en espérant. Te rejoindre avant que ne tombe. Le crépuscule de nos nuits. Dans une contraction infinie. Sur le noir de nos tombes.
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Le poids mort de l’instant. Porte les couleurs de ma mélancolie. Ciels de noirs et de gris. J’en goutte les larmes de pluie. Tombant en tourbillonnant. Venues de là-haut du néant. Je crois en la mort du temps. Doucement se consumant. Acteur ou spectateur ? Je ne sais. Juste assis à contempler. Les vibrations de cette confusion. La mélodie du moment. Le bruissement du silence. Emportant dans sa danse. Les références au passé. Oublié ou négligé. Aujourd’hui face à l’infini. Porte les couleurs de ma mélancolie. Ciels de noirs et de gris. Ombre triste et impavide. Je me glisse dans leurs vides. Je suis en vie. Dans le tourbillon du vent. J’entends battre le temps. Les yeux fermés, je frémis. Il me revient cette pensée. Le poids mort de l’instant. En moi présent et envoutant. Complice et distant. Chimère d’un infini. Que j’ai baptisé mélancolie.
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