
Je t’ai faite venir de l’autre côté du miroir. Avec le bagage encombrant de tes nostalgies. Ce parfum de remord qui a endormi tes espoirs. Je t’ai capturée dans le filet de mes désespoirs. J’avais tant à te raconter, nos doutes, nos envies. Nous étions unis et confinés.
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Toi, ma muse imaginaire, je suis entré dans ton esprit. Par effraction, sans frapper, en voleur, profanant ta torpeur. Doucement, lentement sur la pointe des pieds, je me suis laissé emporter. M’installant sur le canapé de tes logiques. Posant les pieds sur les piliers de tes certitudes. Picorant les restes de tes agapes mentales. J’ai tagué les murs de tes pensées de mes post-it revendicatifs. J’ai enfoncé dans ton esprit les clous retenant les cadres de mes peintures tourmentées.
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Les choses, et les invisibles, ont un monde le leur.
Un monde inaccessible où les fantômes dorment la nuit lovés en boules parmi des démons assagis. Ils rêvent à des lunes noires qui s’élèvent dans des azurs orangés où le feu est chaud et doux. Ils se réchauffent devant des flammes de volcans à la peau de lézards cuisant sur les roches de déserts. La bouche en feu en se projetant vers des soirées humides et noyées dans des insomnies. Où les baleines flottent le ventre à l’air dans des courants chauds. C’est avec elles que je suis si souvent allé m’évader.
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Je marche la nuit quand tout s’est ralenti. Un jour ou l’autre, ils vendront des pilules pour être actif aussi la nuit. On me volera ces instants de paix. Les derniers. La volupté de prendre le temps, de s’égarer. J’aime lorsque tombe la pluie. C’est la certitude d’être seul dans les rues grises à perte de vue. Comment serait le monde si tout le monde s’endormait et que je sois seul à veiller ?

Il y a tant de jours que je ne suis pas sorti. Je n’en avais pas envie. J’ai mis du temps à comprendre que je ne voulais pas être importuné. Par les bruits, de la cité qui ne sont plus dans mon temps de vie. J’aime la lenteur, l’absence d’exigences. Je sais qu’elles ne mènent à rien. Nous arrivons à une fin. Je le sens. Je le ressens. Je n’ai pas de nom à lui donner. Ni de définition. Il y a le carmin d’un sang qui se prépare à jaillir. A toute recouvrir. Je palpe le pouls de la haine qui s’accélère. Je m’en protège comme de cette folie médiatique qui oublie l’instant pour se précipiter à demain. Il y a la surinfection de l’esprit, cet oubli de prendre le temps. Il ne me reste que le confinement.
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